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Forum politique: Soutien au président Macky Sall
 
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" Grâce présidentielle accordée à Monsieur Karim Wade c'est un acte humanitaire"   Coulibaly Zaccaria~~ Le projet très ambitieux du Président Macky SALL: Le Plan pour un Sénégal Émergent  PSE ~~  La Diaspora soutien le Président Macky SALL ~~ www.macky2012.com est le site officiel de L' Alliance Pour la République. ~~ 
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sengenis
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MessagePosté le: Jeu 17 Mar - 19:24 (2011)    Sujet du message: projet de societe Répondre en citant




ALLIANCE POUR LA REPUBLIQUE
Dignité-Travail-Solidarité
COMMISSION PROJET DE SOCIETE  
   
   
PROJET DE SOCIETE  
   
   
   
   
   
   
   
   
DOCUMENT PROVISOIRE
 
 
   
   
   
CONSTRUIRE ENSEMBLE  
UN SENEGAL LIBRE, PROSPERE ET SOLIDAIRE  
   
   
 
   
   
   
Décembre 2010  



1.     IDENTITE ET IDEOLOGIE
(Boubacar Siguiné SY)
 
 
La conquête et l’exercice démocratiques du pouvoir,  pour la satisfaction des besoins fondamentaux des populations,  nécessitent une réflexion objective et anticipative des grandes lignes des actions à mettre en œuvre,  par le Gouvernement, pour atteindre les objectifs de développement économique et social.
 
C’est ainsi que l’Alliance Pour la République (APR), convaincue de la pertinence de ses options  politiques, économiques et sociales, a élaboré ce présent projet d’une volonté unanime, basée sur un vouloir-vivre-ensemble absolu, dans la perspective de  réaliser la vision d’une  société sénégalaise unie, libre, juste, prospère, solidaire, digne de notre pays et de ses populations.
 
L’Alliance Pour la République (APR) partage avec les Sénégalais, la vision démocratique et républicaine d’un meilleur Sénégal, à partir des lignes directrices d’un nouvel ordre de priorités retenues par consensus.  Soucieuse d’une démarche scientifique, objective et rigoureuse, elle la fait reposer  sur l’analyse du contexte sociopolitique du Sénégal en ce début de siècle, marqué par la mondialisation et le recul de notre pays, aussi bien sur le plan des libertés démocratiques, que sur celui de la satisfaction des besoins légitimes de nos compatriotes.
 
 Les raisons profondes de la naissance de notre grand parti, et son ancrage idéologique et politique dans la social-démocratie fondée sur le progrès et la justice sociale, sont l’objet de la deuxième partie de cette réflexion sur un  commun vouloir de vie commune.
 
Enfin elle se termine sur des propositions importantes, nouvelles et pertinentes, de réformes profondes urgentes et salutaires, dans tous les différents secteurs politiques, économiques et sociaux, depuis les nouvelles institutions jusqu’ aux politiques à long terme en matière d’agriculture, de pêche, d’élevage, de tourisme, d’énergie, de santé, emploi, éducation, formation, genre, communication, développement durable, jeunesse et sports, technologies de l’information et de la communication. 
 
1.1.            le Sénégal dans un monde incertain et ouvert
 
 L'APR est un parti de masses, qui aspire à faire adhérer l'ensemble  des populations sénégalaises à son projet de société. Notre vaste, énergique et déterminée  alliance,   se veut  un parti politique démocratique, républicain, ouvert à toutes les forces patriotiques et démocratiques, de l'intérieur comme de la diaspora , pour former ensemble , avec les jeunes, les femmes, les adultes et les anciens,  un vaste front  pour un Sénégal uni, libre, développé, juste et  solidaire.
 
Pourquoi une telle ambition dans un contexte d’incertitude et de doute ? Parce qu’elle va de soi, dans cette période trouble de notre Histoire, où la monarchie est rampante et où l’intégrité territoriale et la cohésion nationale sont menacées, notamment dans le sud de notre pays. Les libertés publiques minimales sont régulièrement bafouées, les institutions mises à genoux.
 
La défense de l’économie nationale et la préservation de l’intérêt général sont devenues des notions vides de sens. L’impunité et l’individualisme semblent érigés en règle .La gabegie, le népotisme, le clanisme,  gangrènent le tissu social, et déstructurent toute la société, ne  privilégiant qu’une toute petite  classe de prédateurs.  
 
En effet, face aux graves menaces de la division et de l’éclatement, face aux nombreux et difficiles défis de la division, de l’ignorance,  de la maladie, de l’impunité, de l’arrogance, bref de la pauvreté et de l’exclusion, l’APR appelle les Sénégalaises et les Sénégalaises à se lever, debout comme une seule personne,  pour gagner la bataille de l’unité nationale, de la démocratie et du développement. 
 
Le Sénégal est donc aujourd'hui à la croisée des chemins qui le mèneront dans deux directions possibles: soit vers un avenir meilleur, soit vers la dislocation et l'abime. Or force est de reconnaître aujourd’hui que le Sénégal est plus proche du second terme de l'alternative que du premier. Le risque est là,  et cela, en dépit du génie de notre peuple, de son histoire,  de sa culture,  de ses réelles ressources naturelles, minières, et humaines disponibles.
 
En effet, un demi siècle après les indépendances, l'échec est patent et palpable par chacun d'entre nous, et cela dans tous les domaines de la vie économique, sociale et culturelle: le chômage, la crise économique et surtout morale, celle énergétique. L’injustice, la précarité, la confusion, l'incohérence, le manque de discipline, le désordre, la faiblesse de l'autorité, l’absence ou la faiblesse de perspective d'avenir, l'illégalité et l'illégitimité semblent avoir pris racine partout et pour longtemps. L’illicite est érigé en éthique.
 
La pauvreté n'a cessé de s'accentuer ces dernières années : la croissance de l’économie reste faible alors que l’évolution de la population, constituée essentiellement  de jeunes et de femmes, reste élevée.
Nous assistons de plus en plus à une césure profonde et lourde de danger entre une minorité dans l’opulence et une majorité écrasante dans la pauvreté. La première a droit à tout d’une part, et de l’autre,  la seconde n’a droit à rien. 
 
Le drame de la Casamance perdure depuis plus de trois décennies. Cette grave crise continue à faire son lot interminable de morts, de blessés et de mutilés. Aucune solution de paix juste et durable ne pointe à l’horizon après trente ans de conflits fraternels.
 
Les enjeux sont vitaux et énormes : ils concernent notre survie en tant que Nation, dans une Afrique elle aussi menacée par la mondialisation. Les sciences, l’imagination, l’innovation, la créativité et les technologies de la communication dominent la société du savoir. Il s’agit impérativement de s’ajuster rapidement à la marche du monde ou de rester simplement à la marge du progrès.
 
L’APR refuse l'inacceptable et l'injustifiable. Car il est possible de réconcilier le Sénégal avec lui-même, de lier son passé glorieux à un avenir radieux. L'APR dit oui. Oui il et possible, ensemble, de réfléchir, de concevoir, de réaliser un nouveau projet sociétal susceptible enfin de placer le Sénégal sur l’orbite de l’émergence et de la croissance durable. Nous pouvons mettre le Sénégal  sur les rampes du développement économique et social,  dans l'intérêt exclusif des citoyens. Avec les diverses et avérées compétences de nos compatriotes, notre foi profonde en l’avenir,  notre forte conviction et notre engagement sans failles, il est encore possible de faire du Sénégal un pays où il fait bon vivre.
 
Dans ce sens, notre Parti invite instamment nos compatriotes, hommes et femmes, jeunes,  personnes âgées et adultes, résident au Sénégal ou hors des frontières, à s’approprier ce nouveau projet de société. Ce projet est ambitieux parce que fondé sur les aspirations légitimes de nos braves  populations. Il est réaliste parce qu’il repose sur les réelles potentialités naturelles et humaines de notre pays.
Il est possible de relever ensemble les défis de la pauvreté, de la maladie et de l'ignorance et de la péjoration de l’environnement. Il est possible avec l’APR d'amorcer les ruptures et les réformes nécessaires,  pour aller résolument vers la construction concertée et partagée d'un pays réellement libre, intensément uni, profondément démocratique, prospère, juste et généreux avec tous et chacun. 
 
L’originalité et la chance de notre grande alliance se trouvent bien dans notre philosophie sociale-démocrate, puisant ses forces dans la foi au progrès et en la justice sociale. Elles s’appuient sur notre itinéraire et notre  capacité  à instaurer les ruptures indispensables et salutaires.
 
 La naissance spectaculaire et douloureuse de l’APR, son histoire récente,  et sa détermination sans failles pour un nouveau Sénégal,  le démontrent. Pour rappel, notre Parti est né dans la fracture, dans le refus de la monarchisation de notre pays, dans le rejet de la vassalisation des institutions démocratiques et républicaines, dans le refus du pillage systématique et organisé des maigres ressources de notre vaillant peuple.
 
L’APR est un parti de ruptures, un parti de refus, de résistance contre l'oppression, l'autocratie, la gabegie…L’APR œuvre pour la restauration des valeurs fondamentales de liberté, de dignité, de travail, de solidarité,  de vérité, de justice, qui ont fait le Sénégal hier et qui feront  celui de demain.
 
1.2. l’APR un parti socio-démocrate de gauche
 
Sans être spécifiquement affilié à une idéologie quelconque ainsi que le stipulent  ses statuts, l’APR,  de par son histoire, les valeurs qu’elle prône et incarne,  et de par les aspirations populaires qu’elle légitimise et porte, se rapproche plutôt de la social démocratie et du centre gauche. Elle spire à réconcilier l’efficacité économique et la justice sociale. En cela elle rejette aussi bien le capitalisme sauvage que le socialisme étatique.
 
 Une telle orientation doctrinaire prend sa source d’une part dans le génie séculaire de notre peuple, profondément nourri aux valeurs africaines de liberté, de travail, de dignité, d'honneur,         de justice, de solidarité et de partage,
 
D’autre part, elle se justifie par une lecture attentive de l’histoire des idéologies jusque là dominantes, et dans une analyse sans complaisance de la situation économique et sociale du Sénégal appauvri et de l’Afrique divisée,  dans un monde globalisé et de compétition.
 
Par ailleurs, en ce début du XXIe siècle marqué par l'incertitude, la compétition,  et l’insécurité,  les différences idéologiques semblent s'estomper. Cette évolution sans doute salutaire a été favorisée par la mise à nu des limites, voire la faillite des deux grandes idéologies hégémoniques du siècle précédent,  qu’étaient le capitalisme et le communisme.
 
En ce sens,  la face hideuse du capitalisme qui favorise une minorité opulente face à une majorité dans la grande précarité,  a été rejetée,  notamment par tous les peuples épris de liberté et de justice. Aussi, les récurrentes crises financières qui ont déstabilisé le système économique mondial,  a fini de discréditer une telle idéologie et de réaffirmer le rôle régulateur de l’Etat.
 
En outre, la paupérisation des peuples sous régimes communistes et la chape de plomb qui pèse sur eux,  ont révélé les limites objectives de tels régimes,  comme en atteste la fracassante chute du bloc de l'Est ou l'impasse des régimes totalitaires qui en sont issus.
 C'est pourquoi, un tel ancrage de l’Alliance Pour la République dans les valeurs communes de la social-démocratie,  et du centre gauche,  apparait  comme la seule planche de salut  pour l'édification, au Sénégal et en Afrique, d'une société unie, réconciliée avec elle-même, prospère, juste et solidaire.
 
En ce sens, ces valeurs social-démocrates mettent en avant les libertés individuelles,  tout en reconnaissant la propriété privée et  la libre entreprise, pour le progrès économique, social et culturel dont les fruits sont équitablement répartis entre tous les acteurs économiques. L’entreprise sera ; à coté de l’Etat, la source de la création de la richesse et de l’emploi, les travailleurs à travers leurs organisations contribuent à la défense de l’outil de production. Les trois acteurs sociaux contribuent ainsi à la stabilité et au progrès social.
 
 L’Etat républicain, dans notre projet de société,  joue un rôle prépondérant de garant des institutions démocratiques, de défenseur des libertés et des droits individuels et collectifs. C’est un Etat mobilisateur de l’épargne et de l'investissement structurants,  en particulier dans un pays en voie de développement, comme le notre, qui aspire à un statut de pays émergent, puis développé.
 
C’est un Etat de progrès et de justice sociale, pourvoyeur avec le secteur privé, d’éducation, de santé, d’emploi, de loisirs... C’est  aussi un Etat arbitre entre les différentes parties du champ social, un Etat équitable entre tous les citoyens, un Etat régulateur du marché en cas de besoin,  et un Etat redistributeur des richesses et protecteur des couches défavorisées.
 
 Dans ce cadre, seule une administration républicaine, c'est-à-dire totalement neutre, rigoureusement intègre, hautement compétente, indépendante des coteries partisanes  et profondément patriote, permettra d’accompagner l’ambition de l’APR pour le progrès économique et social du Sénégal. 
 
1.3.            la vision d’un autre Sénégal, une patrie de la démocratie et du progrès partage
Notre engagement pour un meilleur Sénégal part de trois préoccupations majeures :
- Partir de nos valeurs cardinales, satisfaire un pressant besoin d’identification à de nouveaux repères : éthique, idéologique et politique, pour s’insérer dans la gouvernance du monde,   et gagner une place confortable et durable dans la nouvelle mondialisation des économies, des nations et des individus.
Ø      Ouvrir également une ère nouvelle, qui ne laisse place qu’à  l’honnêteté de et dans la  pensée , et à la dignité dans l’action pour le progrès de tous.
Ø      Redonner confiance aux Sénégalais, qui n’ont que trop souffert d’espérances souvent trahies.
Ø      Construire ensemble un idéal de patriotisme qui se résume aux  cinq V ; vertu, vérité, vigilance, volontarisme et valeurs.
L'APR travaille avec toutes les forces vives de la Nation, à l'émergence à moyen et à long terme d'un Sénégal nouveau, uni, sûr, libre, développé, démocratique, juste  et solidaire.
L’APR y arrivera avec tous nos concitoyens par la concertation, la participation, la restauration des valeurs nationales, africaines et universelles de dignité, de vérité, de travail, de partage. Un tel Sénégal est possible, souhaitable et réalisable dans un avenir très proche. L’APR travaille à instaurer réellement au Sénégal une société qui se nourrit d’une triple fondation : la Nation, la République et l’Etat,
 
Une Nation séculaire, digne, travailleuse, unie et riche dans sa diversité géographique, culturelle, religieuse, philosophique.
Une Nation unie  où l’intégrité du territoire est garantie.
Une Nation qui valorise le travail, privilégie la justice, reconnaît la vérité et promeut la solidarité entre tous ses membres.
 
Une République démocratique, avec des institutions stables et respectées. Une séparation effective et fonctionnelle des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
 Un Gouvernement centré sur les priorités nationales, la défense des intérêts généraux et le contrôle citoyen. Une République fondée sur le respect des libertés individuelles et collectives de pensée, de conscience, d’expression, de culte.
 
L’APR travaille à mettre le Sénégal sur une nouvelle orbite de développement, à faire réellement du Sénégal un pays développé, compétitif, prospère,   sorti de la pauvreté et solidaire ; une société réconciliée avec elle-même, dans l’appropriation de sa conscience nationale.
 
 
L’APR travaille à instaurer au Sénégal un Etat de droit, où règnent la paix et la sécurité des personnes et des biens. 
 
Un Etat où agit une administration compétente et républicaine, équidistante des chapelles politiques, et où la compétence, le mérite, et l’intégrité sont reconnus, défendus, et promus. Un Etat qui met en avant l’intérêt général, la responsabilité, l’imputabilité, la transparence et la bonne gouvernance.
 
Un Etat respectable et respecté dans le monde et intégré à l’Afrique, renouant avec le Panafricanisme rénové, c'est-à-dire celui  des peuples et des nations. Un Etat attaché à son indépendance, ouvert au monde et actif dans les relations internationales, pour un nouvel ordre de paix, de justice et de solidarité.
 
Pour ce faire, cet ambitieux mais réalisable projet de société social-démocrate, respectueux des institutions de la république, des règles de la démocratie, de la dignité et des droits humains , repose sur une politique économique, culturelle et sociale équitable, cohérente, performante et humaine,  qui vise le développement et le plein épanouissement individuel et collectif.
 
1.4.            Un Nouvel Ordre de Priorités
 
Après avoir identifié objectivement les principales institutions républicaines, les différents secteurs et acteurs économiques et cerné les caractéristiques fondamentales et les tendances majeures de l’évolution du Sénégal, l’APR propose un Nouvel Ordre de Priorités (NOP). Elle précise ainsi les enjeux, les défis actuels et futurs, et les objectifs prioritaires. Elle détermine enfin les différentes places, et les multiples et primordiaux rôles des principaux acteurs sociaux et partenaires, pour une production optimale et un partage équitable des richesses.
 
Les axes essentiels du Nouvel Ordre de Priorités de l’APR concernent :
 
1.      Le développement de l’économie agricole durable, de l’industrie, de l’artisanat et des services.
2.      le renforcement du pouvoir d'achat  et de l’accès aux biens et services de consommation courante. 
3.      une politique de santé performante et également accessible  à toutes les franges de la société.
4.      un système d’éducation morale et citoyenne, doublé d’une  formation professionnelle de qualité, reposant sur la maitrise des compétences et l’employabilité.
5.      la promotion de  la science, de la culture, de la communication, des technologies, du sport, des loisirs…
6.      La création d'emploi en tenant compte des besoins de l’économie, de l'orientation et des aptitudes des citoyens.
7.      la prise en compte de la dimension genre dans toutes les politiques publiques
8.      la protection de l'environnement et  de la nature, intégrés dans une vision plus globale de développement durable.
9.       le souci constant des générations présentes et à venir, pour ne pas rompre le fil de notre Histoire
10.  L’articulation des politiques publiques aux réalités africaines et internationales, avec un souci particulier relatif aux Sénégalais de l’Extérieur pour un monde nouveau de compréhension, de coopération dans la liberté, la paix, la justice et la solidarité



 
2.     LES INSTITUTIONS DEMOCRATIQUES ET REPUBLICAINES
(Madiangane FAll, Oumar WANE)
 
2.1.            Les Institutions de la République
 
Le Président de la République, l’Assemblée nationale, la Justice et le Gouvernement sont les institutions de la République,  et représentent le pouvoir exécutif, le pouvoir judiciaire et le pouvoir législatif,  qu’ils exercent au nom du peuple sénégalais,  seul souverain.
 
2.1.1.      Un régime présidentiel rationalisé.
 
Le Président de la République,
L’Alliance Pour la République (APR ) propose aux Sénégalais un régime présidentiel rationalisé. Le Président de la république, élu au suffrage universel direct, donc dépositaire direct de la confiance des concitoyens,  doit jouer un rôle prépondérant dans le cadre d’un Etat de Droit. Son mandat est de cinq ans (5) renouvelable une seule fois. Le Président de la république exerce ses pouvoirs propres et partagés dans le respect de la constitution, de la loi et des droits de l’homme.
 
Ses descendants au premier degré, sa fratrie ou ses alliés directs ne peuvent lui succéder ou exercer des fonctions dans le Gouvernement, dans le bureau de l’Assemblée Nationale ou dans le bureau de toute autre institution de la République.
 
Ainsi le Président de la république demeure la clé de voûte des institutions, le gardien de la Constitution, garant de l’intégrité du territoire, de la cohésion nationale et des principes républicains, qui faut- il le rappeler,  écartent toute idée de dévolution héréditaire du pouvoir. Les actes qu’il sera amené à prendre dans l’exercice de ses prérogatives,  doivent être conformes au principe de légalité soumis au contrôle juridictionnel.
 
Le Parlement : l’Assemblée nationale
 
L’APR opte pour un Parlement monocaméral. L’Assemblée nationale est élue au suffrage universel direct de scrutin de listes proportionnelles et majoritaire. Elle est le siège du pouvoir législatif et  doit accorder plus d’importance au contrôle politique de l’Exécutif.
 
Les activités législatives et de contrôle de l’Assemblée, ne peuvent se dérouler dans les meilleures conditions, qu’en l’absence de conflit d’intérêt. Pour cette raison, nous préconisons la mise en place d’un code d’éthique, qui devra prévenir tout conflit d’intérêt, entre les fonctions de député et les activités qu’il exerce en dehors du Parlement.
 
L’Assemblée nationale doit davantage s’impliquer dans le processus d’intégration africaine. Ainsi, devra-t-elle être tenue informée de toute la législation et des principales activités communautaires. Les débats engagés dans les instances communautaires doivent se prolonger à l’Assemblée.
 
Le Conseil économique et social
 
Le Conseil économique et social est une assemblée consultative, regroupant les représentant(e)s des différentes corporations, depuis les corps de métiers jusqu’aux universités. Il émet un avis sur l’ensemble des questions d’ordre économique, social, scientifique, culturel,  relatives aux différentes activités sectorielles. Il peut aussi jouer un rôle de facilitation du dialogue social, être un espace de concertation, de prévention et de résolution des conflits éventuels entre l’Etat, les syndicats et le patronat.
 
Le pouvoir judicaire
 
Le pouvoir judicaire est chargé de l’application des lois. Il doit être à l’abri de toute influence qui mettrait en cause son indépendance. Cette indépendance est garantie par les conditions de désignations des membres des juridictions  et par une réforme du mode de fonctionnement du Haut Conseil de la  Magistrature.
 Le rôle du Président de la République, Président du Haut Conseil, devrait être soumis à un certain  nombre de contraintes, garantissant l’objectivité des choix des membres et des procédures de fonctionnement.
 
L’Assemblée du Haut Conseil sera élargie à des personnalités extérieures au corps des  magistrats. Ses délibérations plus contraignantes. Les pouvoirs et compétences du ministère public défendant l’intérêt de la société,  ainsi que  ses relations avec l’exécutif,  doivent être mieux encadrés. Ceci permettra d’éviter de  mettre en avant  les intérêts du régime au pouvoir ou des intérêts particuliers,  au détriment des intérêts des citoyens.
 
Les citoyens vont disposer de moyens juridiques pour saisir le Haut Conseil de la Magistrature,  lorsqu’ils constateront un dysfonctionnement de l’administration de la justice. La lutte contre la corruption et les conflits d’intérêts sera renforcée par la mise en œuvre de mécanismes et de moyens de contrôle adéquats.
 
 
Un Gouvernement réduit et concentré sur les priorités nationales.
Le Gouvernement, institution de la République,  ne peut pas être un instrument de régulation politique et de concussion au profit du parti au pouvoir. Il est un moyen de conduire dans la concertation au développement économique et social et d’apporter  la meilleure  réponse pertinente à la demande sociale.
 Les seuls impératifs qui doivent guider un gouvernement sont ceux d’efficacité et de transparence.
 
L’instabilité et l’élasticité de l’équipe gouvernementale  s’accommodent  mal de la nécessaire pertinence, efficacité et efficience de son action. La manipulation politique de l’équipe gouvernementale entraine des concentrations inopérantes et des dispersions incohérentes. L’APR propose que la taille du Gouvernement soit réduite considérablement et obéisse à  des critères de pragmatisme, d’efficacité, d’efficience  et de crédibilité.
 
 
2.2.            L’APR et sa conception de l’Etat.
 
2.2.1.      Un Etat de droit, unitaire et promoteur de la décentralisation
 
 Il est essentiel de rappeler l’attachement de l’APR aux principes de la République, de l’Etat de droit, de l’Etat-Nation unitaire et promoteur de la décentralisation. Notre option est ferme pour un Etat équidistant des forces centrifuges, garant de l’intégrité territoriale, de l’intérêt général et de la cohésion nationale sans préjudice pour la libre administration des collectivités locales et la gestion de proximité.
 
L’APR propose un Etat totalement souverain et reposant sur le droit,  au sens où il n’est pas pris en otage par les intérêts personnels, partisans ou dans des considérations idéologiques, religieuses ou de politiques politiciennes. Le nouvel Etat Sénégalais que nous voulons construire doit posséder une existence objective,  qui ne se confond pas avec celle d’un ensemble d’individus avec des intérêts particuliers ou partisans.
 
Ainsi nul ne pourra utiliser les appareils de l’Etat pour régler des comptes personnels. Ainsi, nul ne pourra se soustraire à ses obligations sous le couvert de la proximité avec l’appareil d’Etat ou des intérêts particuliers.
 
La décentralisation, enclenchée en 1972,  s’inscrivait dans une volonté d’associer les administrés à la gestion des affaires du pays. Cette logique politique a connu une évolution, elle sera renforcée avec l’élargissement des compétences transférées, des moyens et du contrôle.  Mais elle ne devrait pas compromettre la solidité de l’Etat,  dans sa forme et dans son mode de fonctionnement.
 
L’Etat doit agir toujours  pour le compte de l’intérêt général. Cette acception de cette forme d’Etat,  doit consolider l’idée de Nation, afin de permettre aux Sénégalais, de pouvoir se l’approprier  et  s’y reconnaître,  comme étant les véritables acteurs et garants permanents de la solidité, de la représentativité, de la crédibilité et de la continuité des institutions.
 
C’est uniquement dans ces conditions que le peuple sénégalais, qui partage les mêmes valeurs et la même histoire, pourra porter son Etat,  qu’il voudra efficace, efficient, juste et équitable.
 
2.2.2.      Un Etat accompagnant l’initiative privée
 
L’Alliance Pour la République propose un Etat où l’initiative privée est encouragée et accompagnée par l’Etat. Ainsi sont favorisées le développement de l’entreprise privée pour la création de richesse et d’emplois, notamment pour la jeunesse et dans le monde rural. Ainsi, l’Etat veillera à la mise  en place de politiques économiques viables et des conditions propices à la rentabilité de l’investissement. Seulement, l’Etat ne peut cautionner un laisser-faire aveugle, qui mènerait,  sans aucun doute à l’instabilité ou au monopole dans certains secteurs stratégiques où l’Etat conservera un droit de regard et d’intervention.
 
2.2.3.      Un Etat régulateur,  promoteur de la justice sociale.
 
La justice sociale n’est pas la prise en charge de quelques individus, mais une politique dont l’objectif est de corriger tous les déséquilibres (chômage, emplois précaires, pauvreté, inaccessibilité aux services sociaux de base…). La justice sociale sera aussi promue par l’instauration d’un dialogue sincère entre l’Etat, le patronat et les partenaires sociaux, et par l’organisation rationnelle de la répartition des richesses au profit de tous.
 
En ce sens, l’Etat s’emploiera à résorber le déséquilibre socio- économique entre les régions du pays, et entre les groupes socio-économiques. C’est là une des fonctions essentielles de l’Etat tel que nous le concevons à l’APR. La richesse est créée par les entrepreneurs et les travailleurs. Elle doit servir certes à avoir des profits et aussi et surtout à améliorer le bien être des populations où elles se trouvent sur l’ensemble du territoire national, un et indivisible.
 
2.2.4.      La séparation fonctionnelle des pouvoirs
 
La séparation des pouvoirs est un principe nécessaire et  indispensable dans l’unique intérêt du peuple, mais cela n’exclut pas le partage de certaines compétences. L’Assemblée nationale partage avec le Président de la République, l’exercice de la souveraineté nationale que le peuple, seul détenteur de la légitimité, leur confie par la voie d’élections au suffrage universel direct.
 
L’Assemblée nationale exerce ses pouvoirs de législation et de contrôle politique.  Le pouvoir judiciaire exerce ses fonctions en toute indépendance. Le Gouvernement est responsable devant le Président de la République et devant l’Assemblée nationale. Celle-ci, à coté d’un Président de la République disposant d’un pouvoir de dissolution encadré, sont tous les deux garants de la stabilité institutionnelle. Toute tentative de vassalisation d’une institution par une autre, ou de révision intempestive des règles fondamentales du jeu politique, est formellement exclue.
 
Le principe de la séparation des pouvoirs interdit l’interférence d’un quelconque de ces pouvoirs sur un autre. Son corollaire, le principe de l’équilibre des pouvoirs, interdit tout empiètement d’une institution sur les pouvoirs attribués à l’autre. Elle donne à chacun de ces pouvoirs les moyens d’éviter que les tentations d’abus de l’autre ne prospèrent. Le respect de la liberté et  des principes de bonne gestion sert la pérennité de la démocratie, de la liberté et des valeurs républicaines.
 
2.2.5.      Le contrôle citoyen
 
L’APR entend permettre au Citoyen, d’avoir un moyen de contrôle sur le député, par le moyen de procédures qui pourraient conduire à la remise en question du mandat d’un député défaillant en cas de comportements indignes.
 
Le contrôle citoyen est essentiel dans toute démocratie, car il sanctionne les choix politiques. Il permet d’avoir l’œil du citoyen, à travers les associations de la société civile, sur les choix et sur les actions quotidiennes du Gouvernement et de ses démembrements. Aucune entité ne pourra s’y soustraire.
 
2.2.6.      Un Sénégal intégré dans la sous région et en Afrique
 
A l’heure des grands ensembles, l’incapacité pour l’Afrique de s’unir, est une manière d’organiser collectivement et de façon prévisible, le suicide collectif de notre continent.  La réussite de l’entreprise d’intégration africaine exige que le « bellicisme verbal » et les commodités diplomatiques cèdent le pas à des engagements fermes, des actes effectifs de haute portée.
 
Elle doit surtout aboutir à un programme et à des activités accélérant le processus  d’intégration, avec la mise en place d’institutions supranationales  qui bénéficieront de transfert de souveraineté et de facilitation de la libre circulation des personnes, des services et des biens.
 
Le principe de subsidiarité doit être érigé en principe de gouvernance de ces entités supranationales. Nous devons aller au delà des querelles de leadership. Les organisations du continent seront être mises  à contribution au bénéfice de  la dynamique fédéraliste engagée depuis les indépendances.
 
Le processus d’intégration doit bénéficier de l’implication et de l’engagement des peuples d’Afrique et des organisations de la société civile,  des ONG et associations, des leaders d’opinion et intellectuels. Il s’agit pour l’APR d’une démocratisation du processus d’intégration,  qui donnerait ainsi plus de légitimité et d’efficacité,  aux différentes initiatives.
 
 
2.3.            La décentralisation
(Khamathe SENE )
 
Le  Sénégal s’est engagé dans la mise en oeuvre d’une politique de décentralisation qui s’est élargie et approfondie depuis son indépendance, avec la création des communautés rurales en 1972, la généralisation des communes de plein exercice en 1990 et l’érection des régions en collectivités locales en 1996, accompagnée du transfert de neuf compétences aux collectivités locales, réparties  en trois catégories de domaines d’action de développement :  i) économique : Planification,  aménagement du territoire, urbanisme et habitat, gestion des ressources naturelles, ii) culturel : éducation, sports et loisirs, jeunesse  et iii) social et sanitaire : Santé publique et action sociale.
 
La représentation locale obtint en 1999 la possibilité de participer à l’exercice de la souveraineté nationale avec la création d’une deuxième chambre au Parlement.
 
Par ailleurs, la Constitution fait des collectivités locales le cadre institutionnel de la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques. Elles s’administrent par des assemblées élues.
 
La conception des citoyens des services publics locaux s’est élargie ; ils pensent que, quelle que soit l’importance de l’agglomération où ils vivent, tous les citoyens d’une même nation devraient bénéficier des mêmes services administratifs, notamment la fourniture d’eau potable, d’éclairage public, d’éducation publique, d’accès aux soins de santé, d’évacuation des ordures et même d’assainissement des eaux pluviales. 
 
Paradoxalement, les collectivités locales sont confrontées à des problèmes de moyens économiques, financiers et humains qui entravent la réalisation de leurs missions de développement économique et sociale. Il s’y ajoute les obstacles politiques à une véritable politique de décentralisation, avec une tutelle pesante (limitation des droits et des responsabilités des CL) et parfois hostiles (dissolution des conseils locaux, réaménagement territorial).
 
Reconnaissant leur rôle incontournable dans le développement local, l’APR s’engage à assurer la viabilité administrative et économique des collectivités locales, sans discriminations exclusives. Elle opte pour :
 
-         la réforme du cadre institutionnel pour permettre une participation citoyenne à la gestion des affaires publiques locales et au contrôle des exécutifs locaux ;
 
-         La mise en œuvre d’une politique d’aménagement du territoire qui assure un équilibre économique et social harmonieux entre les différentes collectivités locales et leur permet de remplir leurs responsabilités économiques et sociales, en mettant en avant des critères basés sur la superficie territoriale, le poids démographique et les ressources propres ;
 
-         Le développement des collectivités locales des ressources humaines adéquates pour leur gestion efficace et leur adaptation à l’évolution du contexte institutionnel, économique et social (fonction publique locale, renforcement des capacités techniques et humaines, etc) ;
 
-          Une nouvelle approche économique et financière adaptée pour l’accroissement des ressources financières des collectivités locales à travers le concours de l’Etat, et l’élargissement des possibilités de mobilisation de ressources propres (fiscalité locale, coopération décentralisée et avec les bailleurs de fonds, participation à l’exploitation des ressources naturelles, etc) et des moyens de valorisation de leurs vocations dominantes (filières agricoles et forestières, élevage, activités de prestation de services, arboriculture, pêche, tourisme, artisanat, etc).
 
 

 
3.     LES SECTEURS ECONOMIQUES
 
 
3.1.  Contexte économique international et national
 
(Khamathe SENE)
 
Après 50 années d’indépendance, le Sénégal est toujours confronté à des difficultés économiques en raison de l’absence de politiques efficaces d’éducation, de bonne gouvernance et d’infrastructures de base.
 
 Faute de trouver sa place,  dans la mondialisation, il s’est résolu à trouver sa voie dans l’aide publique au développement qui est devenue l’élément central de ses programmes de développement. Ainsi, il ne compte que sur l’aide, les transferts des émigrés et les exportations de matières premières pour se développer.
 
Le Sénégal a subi la détérioration des termes de l’échange des matières premières, les chocs pétroliers et l’installation des sécheresses. Il s’était endetté au point de voir imposer les politiques d’ajustement structurel  Ces PAS provoquèrent un chômage massif et accentuèrent l’appauvrissement des populations.
 
Après l’alternance opérée en 2000  la pauvreté s’est  approfondie et élargie aux couches moyennes de la population avec la survenue d’une mauvaise gouvernance marquée par l’instabilité institutionnelle, la non transparence, le développement de la corruption, l’accaparement et le gaspillage des ressources.
 
Ce contexte impacte négativement sur la situation économique et financière avec une dégradation structurelle de ses fondamentaux : une faible croissance de l’économie, une inflation élevée, un déficit des comptes extérieurs ainsi qu’un déficit budgétaire chronique. L’économie repose essentiellement sur l’agriculture, l’agro-industrie, la pêche et le tourisme. L’agriculture élément moteur dépend de la pluviométrie et l’industrie est prédominée par l’agro-alimentaire.
 
Il s’avère alors nécessaire d’opérer à des ruptures en réorientant à la fois la politique économique et les politiques sociales. Il s’agira d’asseoir une croissance élevée et durable pour réaliser des investissements massifs, et d’assurer l’articulation de cette croissance à la distribution des richesses pour vaincre la pauvreté. Il s’agira aussi de ramener le déficit budgétaire à un niveau soutenable par l’économie pour limiter l’endettement du pays, qui est source de perte de liberté d’action et d’appauvrissement des entreprises locales. 
 
Dans cette perspective, la politique consistant à la mise en œuvre de la  « stratégie de réduction de la pauvreté » (DSRP) articulée aux objectifs du millénaire pour le développement (Omd) est insuffisante. Cette stratégie doit être réorientée et renforcée vers une stratégie de relance de la croissance, d’éradication de la misère et de lutte contre la pauvreté.
 
Il s’agira dès lors, de mettre en place un véritable programme de développement économique et social, qui passe par la maîtrise de l’énergie, l’innovation, l’investissement, le financement de l’économie, la modernisation du secteur informel et de l’agriculture et qui vise la création d’emplois, l’amélioration de la santé, le cadre de vie et l’éducation des populations, notamment ses couches les plus vulnérables.
 
 
3.2.  Agriculture
 
(Birame Faye, Abdourahmane NDIAYE)
 
L’agriculture est essentiellement pluviale et saisonnière ; elle occupe la majorité de la population.
Cependant elle demeure la principale source d’emplois et de revenus pour les populations rurales, mais la majorité des acteurs vivent dans la misère et la précarité.
 
L’Alliance Pour la République préconise de révolutionner profondément l’agriculture grâce à une relance du secteur et sa modernisation à travers de grands investissements publics et privés, la recherche-développement, la formation, la mécanisation, l’irrigation et la diversification avec une priorité aux cultures vivrières. Ce qui permettra d’atteindre progressivement l’indépendance économique, la sécurité alimentaire, l’amélioration des revenus des populations rurales et le développement durable.
 
Pour moderniser et rendre notre agriculture performante, nos priorités sont :
-L’Augmentation de la production des céréales comme le mil et le maïs ;
-La défense et la restauration de la fertilité des sols et la lutte contre les érosions ;
-L’intensification et la diversification des cultures ;
-Augmentation des cultures fruitières et maraîchères ;
-Augmentation des Cultures maraîchères ;
-Instauration d’un bon circuit de commercialisation
 
3.3.   L’élevage 
(Abdourahmane NDIAYE)
La politique à mettre en œuvre pour la relance de l’élevage devra avoir comme objectif essentiel de lutter contre la malnutrition, en rendant accessibles les produits animaux à toutes les couches de la population.
 L’option « production laitière » prise depuis ces dix dernières années par l’Etat à travers les différents programmes d’insémination artificielle qui engloutissent beaucoup d’argent est inéfficace.
Ainsi, notre parti  opte pour le développement des espèces à cycle court (volaille, petits ruminants…) pour lutter contre la malnutrition.
Le secteur doit être mieux pensé et réorienté en organisant la filière laitière traditionnelle tout en favorisant l’installation des fermes modernes de production laitière  autour des grands centres de consommation et surtout dans les zones propices à la production laitière.
L’élevage pastoral  occupera une place importante car pourvoyeur des près de 80% des produits carnés consommés au Sénégal et concernant près de 70% du cheptel bovin et petits ruminants.
3.4.  L’hydraulique
 
(Khamathe Sène)
 
L’eau est une ressource vitale pour la vie et un moteur du développement. Le secteur de l’hydraulique a souvent été associé à celui de l’énergie ou de l’agriculture à cause de leurs liens évidents, notamment les utilisations alternatives de l’eau.
 
 La politique de l’APR pour le secteur répond au défi de satisfaire une demande en eau croissante, du fait de la croissante démographique et des activités socio-économiques, dans un contexte de raréfaction de la ressource et un vieillissement des ouvrages hydrauliques. 
 
L’APR œuvrera à assurer l’accès universel des populations à l’eau potable et aux besoins de l’économie. Par :
 
1.      le maintien et le renforcement des infrastructures (de production, de stockage, de traitement et de distribution) pour faire face à l'augmentation de la demande, améliorer la qualité de service et étendre la desserte ;
 
2.      le renforcement du partenariat public-privé pour maintenir l’équilibre financier du secteur tout en garantissant des tarifs abordables pour les populations ; maîtrise et optimisation de la consommation d’eau des administrations ; l’implication accrue du secteur privé et des collectivités locales et des populations ;
 
3.      l'amélioration la qualité de l'eau fournie aux usagers à un coût accessible, particulièrement dans le bassin arachidier; la sécurisation des sources d’approvisionnement des unités de traitement de l’eau destinée aux grands urbains comme Dakar ;
 
4.      L’amélioration de la communication, l’information, l’éducation et la sensibilisation sur l’eau.
 
5.      le développement de l’hydraulique agricole par la mobilisation de ressources d’eau alternatives pour le maraîchage, l’irrigation et les autres besoins en eau de l’agriculture et de l’élevage, à travers la maîtrise des eaux de surface des cours d’eau,
 
6.      le stockage et l’utilisation des eaux de ruissellement avec l’aménagement des bassins versants, la lutte contre l’avancée du sel par la construction de digues et de petits barrages, la préservation de l’environnement des écosystèmes, la prévention des risques potentiels de pollution des eaux pluviales ; ce qui participe à la conservation des sols, à la lutte contre les inondations et la pauvreté.
 
 
3.5.  L’industrie
(khamathe SENE)
 
Secteur complémentaire de l’industrie, l’artisanat est un maillon essentiel de l’économie national.
Il est constitué par une grappe d’activités multifonctionnelles de valorisation du patrimoine culturel national.
 
Avec un pouvoir d’achat faible et des produits industriels assez coûteux, les populations se tournent encore en grande majorité vers les artisans pour les activités de fabrication, de confection et de réparation.
 
L’industrie s’appuie sur l’exploitation des ressources naturelles, comme le phosphate, et la transformation industrielle. Elle est composée principalement de l’industrie extractive, l’industrie chimique, la transformation agro-alimentaire, la confection et la mécanique. Le pays est sans industrie lourde. Le secteur contribue fortement à la formation du PIB.
 
Les politiques et stratégies industrielles, menées dans le cadre de la libéralisation de l’économie, ont débouché sur une désindustrialisation. Des contraintes structurelles grèvent la compétitivité du secteur industriel et l’empêche de répondre à sa vocation de secteur structurant pour toute l’économie nationale. Le dispositif d’appui aux entreprises s’acquitte insuffisamment de ses missions.
 
Le développement de l’industrie est handicapé aussi par la faiblesse des ressources naturelles, l’étroitesse du marché intérieur, les habitudes de consommation des Sénégalais tournées vers l’extérieur, la cherté et l’irrégularité de la fourniture d’énergie électrique, l’insuffisance des infrastructures de transport et la fraude.
 
Reconnaissant le rôle moteur de l’industrie pour l’économie, l’APR opte pour :
 
1.      La préservation d’un environnement macro-économique stable (équilibre budgétaire, politiques fiscales saines, etc.), et le renforcement des chantiers transversaux structurants pour l’économie (accès et qualité de l’éducation et de la formation professionnelle, efficacité de l’administration publique, amélioration de l’environnement des affaires, etc.).
 
2.      La modernisation compétitive du tissu industriel existant par la poursuite de sa mise à niveau aux normes internationales et le renforcement des capacités managériales ;
 
3.      Le repérage et le ciblage volontariste des moteurs de croissance qui pourraient être l’Offshoring (offre de sites clés en main pour tirer profit des opportunités de délocalisation des activités telles le traitement d'informations financières, comptables et bancaires ou encore les télé services), l’électronique, l’agroalimentaire, les produits halieutiques, le textile et l’artisanat.
 
4.      L’intégration de l’artisanat, de l’industrie et des services à travers le développement de la sous-traitance ;
 
5.      Le rééquilibrage de la répartition des implantations industrielles du pays.
 
 
3.6.  Les mines
(Birame Faye)
 
Notre pays dispose d’une diversité de ressources minières : or phosphates, matériaux de construction. Ce secteur  joue un rôle considérable dans l’économie par les effets directs sur la production nationale,  le volume des exportations et le nombre de ménages bénéficiaires.
 
L’APR accorde à ce secteur stratégique de notre développement, une importance capitale. Elle œuvrera à la relance de l’investissement direct ou indirect, national ou étranger avec une politique ambitieuse de grands travaux d’infrastructures structurantes comme des voies de communication (chemins de fer, ports, routes…), la fourniture d’énergie à des prix compétitifs, la mise en place d’industries de transformation et de circuits de distribution, une formation adéquate en ressources humaines de qualité.
 
L’APR compte  assurer la  sécurité et la protection  des personnes travaillant dans les mines.
Ensuite, dans le cadre de la gestion et de l’exploitation des ressources minières, les retombées des collectivités locales sont aussi à améliorer.
Enfin, l’APR s’assurera de la bonne gestion de l’environnement et la réhabilitation des mines et des carrières.
 
Dans ce cadre, les collectivités locales seront associées à la gestion et à l’exploitation des mines et des carrières.
 
 
 
3.7.   L’énergie
(Khamathe Sène)
 
 La politique du secteur doit répondre au défi de satisfaire une demande en énergie croissante (10% par an), du fait de la croissante démographique et des activités socio-économiques, dans un contexte de quasi inexistence de ressources en hydrocarbures.
 
L’accès à l’énergie demeure encore faible, notamment en milieu rural. Les ménages et les transports prédominent dans la consommation énergétique. La consommation des ménages est dominée par le bois de feu et le charbon de bois.
 
Or, la satisfaction des besoins énergétiques, qui est une condition nécessaire pour la résorption des inégalités d’accès à l’énergie et la construction d’un développement durable, a toujours posé beaucoup de difficultés.
 
Le secteur est confronté des problèmes préoccupants d’obsolescence d’une partie importante des centrales électriques, de choix technologiques inadaptés, de déficit d’investissement et de maintenance et d’approvisionnements en intrants ainsi qu’une insolvabilité permanente de la SENELEC, par faute de mauvaise gestion.
 
Il s’y ajoute l’absence de volonté dans la diversification des sources d’énergie avec l’exploitation de nos potentialités énormes en énergie solaire et en énergie hydraulique, etc.
 
Une tentative en cours est l’introduction du biocarburant. Mais, elle risque d’entraîner le rétrécissement des terres emblavées en céréales, dont la production couvre rarement les besoins alimentaires du pays.
 
Dans le sous-secteur des combustibles domestiques, la principale contrainte concerne le mode d’exploitation peu rationnel des forêts à des fins énergétiques, qui entraîne une dégradation rapide du couvert végétal. Et l’arrêt de la subvention du gaz domestique a engendré un recours massif des ménages aux combustibles ligneux (bois et charbon de bois).  
 
En effet, la promotion de nouveaux combustibles de substitution (diffusion du kérosène) et la diffusion de foyers améliorés ont enregistré des résultats peu significatifs, en raison de manque de moyens financiers pour le soutien des activités des acteurs (groupements d'artisans, ONG, associations de revendeuses, boutiques).
 
Au vu des enjeux de l’énergie et de l’environnement au niveau mondial, il serait opportun de mettre aussi l’accent sur une coopération sous-régionale qui mutualiserait les efforts pour pouvoir profiter des énormes potentialités hydro-électriques des bassins hydrographiques de l’Afrique de l’Ouest,  réduire la facture pétrolière et assurer la préservation des forêts.
 
Pour ce secteur nos orientations stratégiques sont les suivantes :
 
  1. Sécuriser l’approvisionnement par l’instauration d’un stock de sécurité, une anticipation sur les achats et la concurrence dans la passation des marchés en vue de diminuer le coût supporté par les consommateurs ;

 
  1. maîtriser la demande, optimiser la consommation d’énergie des administrations et des ménages, et réduire la consommation dans le domaine des transports,  par l’introduction de véhicules à faible intensité énergétique et le renforcement du transport en commun ;

 
  1. Réduire la dépendance énergétique à travers une conversion plus efficace des combustibles fossiles (produits pétroliers, charbon minéral), la cogénération combinant la production d’électricité et de chaleur et une utilisation des combustibles fossiles à faible teneur en carbone ;

 
  1. la poursuite des réformes institutionnelles du secteur de l’énergie et de libéralisation du marché énergie dans les domaines de la production et de la distribution de l’électricité, pour l’implication judicieuse du secteur privé dans l’investissement et la gestion de la SENELEC;

 
  1. diversifier les sources d’énergie avec l’exploitation de nos potentialités énormes en énergies renouvelables (solaire, éolienne et hydraulique) ;

 
  1. Développer le partenariat public-privé et renforcer la coopération régionale pour accroître les capacités d’offre d’énergie électrique (production et transport), avec la possibilité d’importer de l’énergie électrique ;

 
  1. Renforcer les investissements dans la recherche et l’exploitation pétrolières, en libéralisant le code des hydrocarbures.

 
 
3.8.  Le tourisme
(Birame FAYE)
 
Il constitue l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie. En effet le tourisme  représente la deuxième source de devises après  la pêche.
 
 Le Sénégal accueille environ 700 000 touristes par an avec une capacité hôtelière de 20000 lits répartis dans 320 hôtels. C’est aussi un enjeu majeur en termes de créations d’emplois.
Cependant le secteur touristique connait de grandes difficultés au Sénégal. D’année en année le nombre de touristes décroit de façon régulière et la tendance n’est pas prête de s’inverser. En plus notre pays doit faire face à la concurrence.
 
Malgré les énormes potentialités dont il dispose sur le marché international et régional, il est plombé par un manque criard de moyens, l’instabilité institutionnelle et la faiblesse du dispositif de formation pour sa bonne promotion.
 
A l’APR nous accordons une importance particulière à ce secteur reconnu pour l’importance de ses effets d’entrainements…
 
Pour la société que nous proposons  nous sommes conscients que ce secteur est fondamental au développement économique et social du Sénégal.
 
Nous comptons :
-        assainir le secteur en encourageant une qualité accrue de l’accueil et du service.
-        utiliser à bon escient et de façon concertée le fond de promotion touristique
-        diversifier les produits touristiques (l’écotourisme, tourisme et rural etc.) pour attirer davantage de visiteurs
-        renforcer les filières d’éducation et de formation dans le cadre d’un partenariat publique-privé
-        Sensibiliser et intégrer les populations dans la recherche de solutions pour la sauvegarde du patrimoine touristique.
-        Encourager les nationaux à investir dans le secteur
-        Mettre en place des mesures d’accompagnement : infrastructures sanitaires et de transport routier et aérien.
-        restaurer les monuments et sites historiques
 
 
3.9.   Les transports
(Khamathe Sène)
 
Le secteur des transports (terrestres, fluviomaritimes, aériens) joue un rôle économique extrêmement important dans le pays. Il s’y ajoute l’impact bénéfique de la disponibilité et de la qualité des services de transport sur les services sociaux (écoles, services de santé, cérémonies familiales, etc.) posent réellement problème. Mais, les différents sous-secteurs ne sont pas intégrés et leur inefficacité actuelle est un obstacle de taille au développement économique et social du pays.
 
C’est pourquoi notre parti, soucieux du développement harmonieux du Sénégal par une modernisation des infrastructures et des services de transport a élaboré une politique ambitieuse et réaliste.  Ce secteur central est un facteur d’intégration pour les populations nationales  de la  comme de la sous région sous-région et du continent.
 
L’APR opte pour :
 
  1. La coordination et le développement de synergie entre les modes de transport de façon à assurer à la collectivité un coût de transport minimum en valorisant de façon optimale les capacités existantes ;

 
  1. le désenclavement des zones isolées pour permettre une meilleure exploitation de leurs potentialités agricoles, minières et touristiques, une amélioration de la commercialisation de leur production ainsi que leur accès aux services sociaux, notamment la santé et l’éducation ;

 
  1. le renforcement la compétitivité du pays dans la sous-région par l’intégration des réseaux de transport (routier, ferroviaire, fluviomaritime) et l’amélioration de la qualité des infrastructures et équipements, et la construction de nouvelles routes, la réhabilitation et l’extension du chemin de fer ainsi que la restauration et la redynamisation des ports secondaires ;

 
  1. restaurer et renforcer l’offre nationale de transport aérien intérieur en améliorant les infrastructures en vue d’améliorer la capacité d’offre en fret et de transport de passagers, et en mettant en place d’une compagnie nationale.

 
 
3.10.                  Le commerce
( Khamathe SENE)
 
Le Sénégal rencontre d’énormes difficultés sur le plan commercial. Son marché intérieur est étroit et n’est pas développé faute de transports intérieurs efficaces et permettant l’intégration économique régionale ainsi que d’une mauvaise politique de consommation. Pays membre de l’OMC, il s’est engagé dans le libéralisme économique et dans l’intégration sous-régionale (UEMOA et CEDAO). Mais, ses échanges extérieurs (biens et services) sont limités par des barrières tarifaires et des obstacles techniques, notamment au niveau sous-régional. Il s’y ajoute que sa production n’est pas diversifiée et ses produits ne sont pas compétitifs au niveau prix en raison de la cherté des facteurs de production. Ainsi, sa politique commerciale s’est soldée, d’une part, par une consommation tournée vers les produits d’origine extérieure et, d’autre part, par un déficit chronique de la balance commerciale.  
 
L’APR opte pour :
 
-            la baisse des facteurs de production, notamment l’énergie, pour accroître la compétitivité des produits locaux ;
 
-            la création de conditions favorables de commercialisation et de développement de la consommation des produits locaux ;
 
-             Le développement d’infrastructures de transports assurant l’interconnexion des régions intérieures et avec les pays de la sous-région ;
 
-             Le soutien à la filière de l’arachide et la diversification de la production agricole et industrielle ;
 
-            La sécurité alimentaire pour tous et l’accès des couches vulnérables à une alimentation et une nutrition adéquates ;
 
-            La concertation avec les producteurs, les importateurs et les commerçants  dans la préparation et la mise en œuvre des politiques ;
 
 
3.11.                  La communication et information
(Dr Ndongo MBAYE)
 
Aujourd’hui, il est de notoriété publique que, parmi les piliers et les fondements modernes d’un développement durable, figurent les télécommunications (Technologies de l’Information net de la Communication - TIC), les communications, c’est à dire les infrastructures pour la mobilité des hommes, des biens et des services et la communication, dans son sens informationnel d’usage des média.
 
L’APR, dans son projet d’une société sénégalaise développée et plus juste, a placé le secteur de la Communication et de l’Information au cœur de ses préoccupations.
 
La nouvelle donne économique, c’est l’accès prioritaire aux informations capitales et stratégiques, capables de booster des secteurs et pans entiers de l’économie d’un pays, en plus de l’impact sécuritaire.
 
3.11.1.   Communication traditionnelle et classique
 
L’APR reconnaît tout d’abord l’importance de la communication traditionnelle,  qui a eu ses lettres de noblesse, par des canaux spécifiques, à travers l’oralité, et avec des communicateurs traditionnels comme les griots.
 
L’APR, fort du rôle primordial des différents vecteurs d’information que sont les journaux, les radios et la télévision, les TIC, mettra  un  accent tout particulier sur  l’organisation des médias.
 
Ainsi l’APR :
 
-encouragera une meilleure formation des journalistes,
- contribuera à l’existence d’associations ou de syndicats de presse autonomes, porteurs de saines revendications, mais aussi responsables et forces de propositions d’envergure, notamment dans le sens de la moralisation de la corporation, par le respect de l’éthique et la déontologie professionnelles.
-s’attellera à rendre les médias d’Etat au peuple sénégalais, pour leur enlever leur côté thuriféraire et laudateur du régime et d’une classe politique en mal de podium. La gestion de ces médias sera mieux rationalisée, pour équilibrer leurs comptes, et ne plus en faire des pompes à lait sur le dos des finances publiques.
-accordera les fréquences avec justice et équité, selon des critères transparents et communs à tous, dans une relation de partenariat avec les acteurs de la filière, à travers leurs différentes organisations.
-aidera financièrement la presse privée, en vue de son autonomie et de son indépendance
-enlèvera de la tête des journalistes,   toute épée de Damoclès, qui émousse leur liberté  et  les handicape dans leurs investigations et la recherche de la vérité, notamment par la défense du secret des sources.
-protégera également tous les citoyens, et toutes les personnes physiques et morales quand l’intégrité et l’intégralité de leur vie privée ou publique sont mises à mal par la presse.
-accompagnera tous les entrepreneurs en communication, dans les domaines de la formation, de la maîtrise des techniques de gestion, de la modernisation et de la mise aux normes internationales de leurs outils de travail….
 
3.11.2.  Communication et technologies  de l’information et de la communication (TIC)
 
Considérant l’effet impactant des TIC sur la vie de tous les jours des citoyens, et leur présence de plus en plus importante dans les champs de la politique, de l’économique et du social, l’APR, accorde une très grande importance à ce phénomène nouveau de société, dont le secteur est très pourvoyeur en emplois
 
Les effets induits de l’Internet et des nouveaux  médias sont réels sur les peuples, sur leur rapprochement, sur les échanges économiques, sociaux et culturels. Ils ont donc des bienfaits, mais hélas aussi sur leurs méfaits. L’APR propose de développer une exigence de vigilance nationale sur les méfaits de tels média.
 
Cette nouvelle aventure humaine est comme un outil de plus, au service de la démocratie, de la liberté, de l’égalité, de la justice, de l’économie, en somme d’une société plus participative pour les citoyens.
-veillera à en moraliser les contenus, à en contrôler et en maîtriser les accès déviants, qui porteraient atteinte à nos valeurs cardinales de civilisation.
-utilisera les TIC pour faciliter la vie des citoyens.
 
-fera en sorte que les TIC deviennent des outils récurrents et utiles,  pour l‘éducation, la formation, l‘enseignement et la recherche.
-vulgarisera les TIC dans toutes les administrations, aussi bien étatiques, gouvernementales, institutionnelles, que locales et associatives; mais aussi dans tous les secteurs de la vie économique,  la pêche, l’agriculture, l’élevage etc
 
Dans sa vision globale de la société à construire, l’APR va populariser les TIC et fera de la communication soit l’une des mamelles nourricières du développement du Sénégal.
 



 
4.     LES SECTEURS SOCIAUX
 
4.1.  Santé,  prévention et prise en charge sociale
(Aminata SOW)
 
4.1.1.      Un système de santé de référence pour le Sénégal
 
L’impact de l’état de santé sur le développement humain en général, sur la productivité du travail et sur la pauvreté en particulier, est une donnée importante dans la mesure de la performance d’une économie car les maladies affectent  sérieusement la productivité et les revenus des ménages.
 
Au Sénégal, le droit à la santé est reconnu par la constitution qui dispose en son article 14 que « L’Etat et les collectivités publiques ont le devoir social de veiller à la santé physique, morale et mentale de la famille ». Aussi, le Sénégal a adhéré à différentes chartes issues de rencontres internationales.
 
Néanmoins, nous notons des manquements importants et inacceptables dans le système de santé du Sénégal : les taux de mortalité infanto-juvénile et de maternité sont importants, le manque de personnel spécialisé et d’équipements, voire de médicaments essentiels, est criard, insupportable.
Dans ce contexte, l’APR, consciente de la place primordiale que doit occuper la santé des populations dans une politique gouvernementale de référence, s’est fixée pour objectif de mettre en place une politique, un système de santé efficace par une gestion efficiente des ressources humaines et financières pour  la prise en charge adéquate et durable de la santé des personnes.
 
4.1.2.      Enjeux et Défis 
 
Les populations sénégalaises, surtout rurales ; accèdent difficilement aux services de santé. Les rares services spécialisés dans ce domaine, les structures de référence sont implantées à Dakar et dans quelques capitales régionales. Le coût de la prise en charge déjà élevé est majoré par les frais liés au déplacement, à l’alimentation  et à l’hébergement, ce qui le rend insupportable pour la plupart des ménages.
 
Le Sénégal dispose seulement d’une dizaine d’hôpitaux répartis inégalement : Dakar en abrite les ¾. A côté, d’autres  régions comme  Fatick, Kaffrine, Kédougou, Matam, Sédhiou, Tambacounda, Ziguinchor …qui ne sont pas encore dotées d’un hôpital digne de ce nom. La carte sanitaire devra, à cet effet, être rapidement révisée pour être plus ambitieuse et permettre ainsi une distribution des prestations de manière plus équitable.
 
Nous notons en 2009 une insuffisance criarde de personnels de santé  en qualité et en quantité pour l’ensemble des structures sanitaires du pays : un médecin pour 11 000 habitants (y inclus le privé), un infirmier pour 4 200 habitants, une sage femme pour 4 000 femmes en âge de reproduction (FAR). Selon l’OMS, les normes de couverture sanitaire : 1 médecin pour 10 000 habitants, 1 infirmiers1 pour 300 habitants, 1 sage femme d’Etat pour 300 F.A.R.
 
Compte tenu de tous ces déficits, les populations se plaignent fréquemment de l’accueil et de la qualité des services de santé, sans compter les coûts de prise en charge jugés inaccessibles. Les gaps à franchir  sont encore importants. Il y’a des risques que l’atteinte des OMD-Santé soit compromise, si  cette situation persiste.
 
C’est pourquoi l’APR se donne la priorité de réorganiser notre système de santé afin de permettre à la population d’accéder à des services de santé de qualité à moindre coût et ceci quelque soit sa zone d’habitation.
 
4.1.3.      La réorganisation du système de santé 
 
Dans ce cadre,  l’Etat doit jouer un rôle central d’organiseur et de contrôleur du système de santé. L’objectif est d’avoir une couverture médicale universelle et une prise en charge universelle des soins de santé par une politique renforcement considérable des infrastructures, des équipements, des personnels, des produits et de mise en place de mutuelles de santé.
 
Une considération accrue sera accordée à l’appréciation des usagers afin de corriger les manquements et garantir une utilisation efficiente des services et justifier ainsi la pertinence de l’allocation des ressources. 
 
Pour cela ; le système de santé sénégalais sera pyramidal et surtout fonctionnel. A la base les postes de santé seront dans les villages avec un infirmier diplômé, une sage-femme et l’équipement nécessaire pour faire face aux soins les plus fréquemment demandés.
 
 Les centres de santé implantés dans les gros villages, les chefs lieux de communauté rurale, les petites ou moyennes villes. Ils seront sous la direction effective d’un médecin assisté au moins de deux autres spécialistes médecins dans les domaines où la demande est réelle ; radiologie, chirurgie, gynécologie, pédiatrie, cardiologie, ophtalmologie, biologie…
 
Après le centre de santé, nous aurons l’hôpital  de type 1 avec les spécialistes, l’équipement, les soins et médicaments nécessaires. L’ensemble des postes, centres et hôpitaux de types 1 dans un département ou une agglomération forme le district sanitaire.
 
Au niveau de la région, se trouve l’administration sanitaire appelée Région médicale. Et au sommet de la pyramide se trouve l’hôpital de type 2 à la pointe des derniers progrès de la recherche et des applications médicales sur le plan international. A côté du système public de santé, nous aurons le secteur privé ou communautaire implanté dans le monde rural ou dans les villes.
 
4.1.4.      L’importance de la prévention
 
La prévention sera mise au début et à la fin de l’action sanitaire pour l’hygiène et l’assainissement de notre cadre de vie, par la promotion de comportements et de mode de vie sains. Ainsi, des programmes opérationnels seront mis en place pour décourager les comportements défavorables à la santé afin d’éradiquer les maladies endémiques, de mettre fin à la consultation prénatale tardive, aux accouchements à domicile, à la négligence des consultations postnatales, à l’accroissement du nombre de sénégalais atteints de maladies cardiovasculaires, de cancers ou du diabète.
Pour aider à la réalisation de ces objectifs, les brigades d’hygiène seront réhabilitées dans leurs fonctions, des infrastructures adéquates et équipées ainsi que des ressources humaines seront mises à contribution.
 
4.1.5.      La formation la mobilité et la motivation des personnels médicaux et sociaux
 
Pour pallier à l’insuffisance de personnel de santé en qualité et en quantité pour l’ensemble des structures de santé du pays, nous mettrons en place une politique de formation dans les domaines essentiels et de pointe. Nous mettrons surtout l’accent sur la décentralisation de la formation dans les régions par l’implantation de nouvelles facultés de médecine et d’écoles de formation dans le but de contribuer à fixer les agents dans leur terroir et à rendre accessibles les soins à la population.
 
Pour affecter les personnels ailleurs que dans les grandes villes, la motivation du personnel  qui accepte d’être affecté dans des zones éloignées sera renforcée en fonction des contraintes professionnelles et du mérite.
 
Néanmoins, il faut reconnaître que ces mesures ne seront pas suffisantes pour atteindre les normes OMS de couverture sanitaire. Pour une résorption du déficit en personnel, en équipement et un rééquilibrage généraliste / spécialiste, il faut une collaboration accrue entre le Ministère de la santé, les entreprises privées,  l’université et les écoles de formation professionnelle en santé. Aussi, le secteur privé sera également invité et impliqué dans toutes les réflexions et activités relatives aux politiques et aux programmes de santé.
 
4.1.6.      Une nouvelle politique de mutuelles de santé
 
L’APR propose aux Sénégalais de souscrire à l’assurance risques-maladies pour une prise en charge partielle ou totale des soins de santé, selon des modalités à discuter entre l’Etat, les employeurs privés et les citoyens.
 
Les personnes qui ne travaillent ni dans l’administration ou dans le privé seront encadrées par l’Etat en vue de mise en place de mutuelles de santé publiques, privées ou mixtes pour assurer à tous une santé adéquate par la disponibilité des soins, des équipements et des médicaments ou autres traitements. Une contribution mensuelle modeste sera demandée aux adhérents pour participer à l’effort national de rationalisation des ressources destinées à la santé.  
 
Dans ce cadre, la Caisse de Sécurité Sociale et l’Ipres seront appelées à fusionner en une seule entité LA SECURITE SOCIALE pour mieux faire face aux besoins des travailleurs du public comme du privé en matière de prise en charge sanitaire et sociale tout en optimisant leurs ressources.
 
L’Etat mettra en place un partenariat avec les assureurs ainsi qu’une politique de subvention pour amener le maximum de citoyens à souscrire à une couverture risques-maladies.
 
La Pharmacie Nationale D’Approvisionnement en médicaments sera renforcée par l’implantation au Sénégal d’industries d’usines de fabrique de médicaments pharmaceutiques afin de permettre une plus grande accessibilité de la population aux médicaments et produits essentiels et à moindres coûts.
 
La médecine et la pharmacopée traditionnelles seront assistées en vue de leur modernisation pour une meilleure santé des populations.
 
 
4.2.   L’éducation, la formation  et la recherche
(Boubacar Siguiné Sy)
 
L’Alliance Pour la République accorde une place stratégique à l’éducation, à la recherche et à la formation professionnelle dans son projet de société. Ces différents domaines constituent un secteur important au Sénégal,  du fait de l’importance de la population concernée  et de son impact sur l’économie et l’avenir de notre pays.
 
 En effet, la cible jeune constitue plus de la moitié de la population d’une part et de l’autre,  de la qualité des ressources humaines, dépendent les conditions de notre émergence et de notre développement économique et social. Notre avenir dans un monde dominé par la science et la technologie est assurément à ce prix.
 
4.2.1.      Une école moderne, nationale, africaine et ouverte au monde
 L’Alliance Pour la République  milite pour changer les mentalités et redresser les comportements dans notre pays, par un retour aux valeurs de démocratie, de dignité, de vérité, de travail et de solidarité. Cette rupture passe obligatoirement par une réforme profonde de notre système d’éducation, de formation et de recherche pour la transmission-acquisition de nouvelles valeurs.
 
Car, en dépit d’une vieille tradition académique, des énormes ressources injectées ces dernières années (les budgets publics, sans compter les dépenses des familles et des partenaires extérieurs), le système connaît encore beaucoup de difficultés réelles et fait face à une instabilité chronique qui entravent son efficacité, son efficience et sa pertinence. 
 
L’éducation et la formation, nourries par une recherche de qualité,  demeurent les vecteurs des valeurs républicaines,  et les leviers de la croissance et du développement économique et social, dans une société réconciliée avec elle-même.
 
L’école sera ancrée dans nos valeurs nationales de démocratie, de paix, de justice, de travail, de citoyenneté, de solidarité qui devront se traduire quotidiennement dans nos actes.
Elle favorisera le développement des potentialités individuelles et collectives psychomotrices, cognitives,  psychoaffectives et intellectuelles,  pour une insertion professionnelle et sociale harmonieuse,  grâce à des méthodes pédagogiques actives, centrées sur les apprenants, sur la maitrise des compétences de vie courante et une adaptation permanente aux incessantes mutations.
 
 
4.2.2.      Une nouvelle organisation et de nouvelles finalités éducatives.
 
Une refonte complète des finalités, des buts et des objectifs pédagogiques est nécessaire pour asseoir de nouvelles pédagogies, des outils didactiques et des profils de sorties dignes d’un pays qui aspire à la modernité dans la justice sociale et la solidarité nationale,  à travers une école de qualité, ouverte à tous, garçons comme filles, apaisée et porteuse de valeurs démocratiques et républicaines,  dans les différents cycles.
Education prescolaire
Elle est une priorité pour le Parti pour deux raisons essentielles. Ce sous secteur est le premier niveau et tous les experts s’accordent sur son importance dans le développement ultérieur des facultés physiques, intellectuelles, affectives et créatrices. C’est pourquoi, des écoles maternelles  équipées et modernes seront généralisées dans tous les quartiers et villages pour permettre aux jeunes enfants d’être au rendez-vous de la croissance et du développement de l’Afrique en ce début du XXI° siècle. Les valeurs fondamentales de dignité, de liberté, de propreté, de vérité, de travail, de solidarité de notre pays et du monde ainsi que les acquisitions fondamentales à cet âge leur seront enseignées d’abord à cette étape avant d’être renforcées dans les autres cycles. Les TICE seront aussi mises à contribution en tenant compte de leur développement moteur, psychologique et social.
 
Enseignement élémentaire
La carte scolaire sera renforcée dans le sens de supprimer dans toutes les régions les abris provisoires, les écoles sans clôture, sans eau ou électricité, sans cycle complet ou blocs administratifs ou d’hygiène. Les avancées pédagogiques comme les méthodes actives, l’entrée par les compétences, les technologies de l’information et de la communication seront mises à profit une école primaire moderne et préparatoire à l’enseignement moyen, secondaire ou la formation professionnelle. Les enseignants seront tous formés, motivés et évaluées régulièrement selon des méthodes modernes et les niveaux minima d’exigence liés à ce cycle.
Enseignement moyen et secondaire
Des collèges et des lycées modernes de proximité seront accessibles dans toutes les villes, communautés rurales et villages numériquement importants. L’équité et l’équilibre seront recherchés entre  populations citadines et rurales, entre enfants d’origine aisée ou modeste entre filles et garçons, séries littéraires et scientifiques, enseignement général et formation pratique. Des bourses seront attribuées selon des critères d’excellence ou sociaux.
 
Des disciplines transversales et importantes dans la vie courante, morale, citoyenne et professionnelle seront enseignées comme la morale, le droit, la gestion, l’informatique, la philosophie, la communication, l’écologie… pour faire de chaque Sénégalais un citoyen informé, conscient, respectueux de la nature et des autres, patriote, compétent, utile et responsable.
 
Là aussi, l’entrée par les compétences, les méthodes actives centrées sur l’apprenant, les technologies de l’information et de la communication, le sport, les arts, le droit, la gestion, l           a communication, la créativité, l’orientation scolaire et professionnelle seront privilégiés dans les enseignements-apprentissages, le suivi-évaluation
 
La formation des enseignants et des personnels administratifs sera encouragée et leur motivation et carrière basée sur des critères objectifs.
 
 
Enseignement technique et formation professionnelle
C’est le parent pauvre de notre système, et cela explique beaucoup notre retard économique. L’APR compte révolutionner ce sous-secteur par la généralisation de centres de formation professionnelle,  dans les métiers porteurs de l’économie sur l’ensemble du territoire national, dans le monde rural comme dans les campagnes.
 
Enseignement supérieur et recherche
Ils constituent une valeur ajoutée à travers la formation de haut niveau, la formation continue, la recherche-développement et l’utilisation des découvertes et innovations par le monde de l’économie en général.
 
Orientation scolaire et professionnelle
Elle sera au cœur du système pour informer, guider et orienter les choix d’études, de formation  et d’insertion tout le long de la vie,  en tenant compte des aspirations ; des compétences individuelles  et des besoins de l’économie.
 
Alphabétisation et promotion des langues nationales
Elles seront renforcées pour permettre aux adultes,  en particulier les femmes, à mieux s’intégrer dans la vie politique,  économique, culturelle et sociale. Les associations, l’édition, la communication seront accompagnées dans toutes les langues nationales.
 
Education inclusive
L’éducation, la formation et l’insertion,  sont des droits établis pour tous les Sénégalais. L’APR veillera à une prise en compte effective des droits des enfants,  adolescents  et adultes à besoin spéciaux dans tous les domaines de l’éducation et de la formation  par une politique de discrimination positive.
 
4.2.3.      les propositions de l’APR pour une éducation de qualité
 
Il s’agit dès maintenant lancer des réformes courageuses et profondes et de faire des investissements massifs et intelligents dans le secteur, pour maintenir le rythme et progresser. Cette vigoureuse volonté politique consiste à :
 
1.    créer de nouvelles structures (écoles, collèges, lycées, centres de formation, centres d’alphabétisation, universités, centres de recherche…) sur des bases objectives et équitables dans l’ensemble des régions du Sénégal;
 
2.     promouvoir les domaines porteurs,  où des avantages comparatifs réels existent,  comme dans les sciences et technologies, l’agro-alimentaire, l’électronique, l’informatique, les télécommunications, la médecine, le sport, les arts, la communication, les langues, les sciences humaines, les nanotechnologies…
 
3.     généraliser la réforme LMD (Licence Master et Doctorat) et la co-diplomation avec les meilleurs universités et centres de recherche du monde.
 
4.    rendre adéquats les curricula aux exigences pédagogiques et didactiques modernes,  en matière de formation et d’insertion sociale.
 
5.     Mettre en place les conditions sociales, pédagogiques et d’insertion professionnelle et sociale favorables pour les enseignants, les apprenants, les autres personnels administratifs et techniques,
 
6.     cultiver un climat social apaisé de concertation et de respect mutuel entre les différents acteurs de l’éducation, de la formation et de la recherche  dans l’intérêt de la communauté nationale.
 
7.    encourager le partenariat public-privé dans la définition des orientations, des priorités, des modalités pratiques, la recherche des ressources,  et la gestion des établissements d’enseignement supérieur et de recherche-développement, sur l’ensemble du territoire.
 
 
4.2.4.      Les priorités nationales
Les priorités pour notre politique nationale d’éducation, de formation et de recherche sont relatives à :
1.   une grande concertation nationale avec tous les acteurs et partenaires du secteur sur les enjeux, les finalités, les buts, les moyens et les objectifs de l’éducation, de la formation, de la recherche et l’insertion socioprofessionnelle (assises, états généraux, forum…), en relation avec nos valeurs nationales, africaines et universelles et les nécessités de la modernité.
 
2.   la modernisation de tous les cycles d'enseignement, du préscolaire au supérieur,  et de la recherche à travers des investissements massifs dans les constructions, la formation, l’équipement, les bourses d’excellence ou sociales,  dans les secteurs porteurs et la recherche-développement.
 
3.   l’ouverture des écoles, des collèges, des lycées, des centres d’alphabétisation, des centres de formation professionnelle et des universités sur la communauté et leur imbrication dans le tissu économique, culturel et social,  à travers  la création de Pôles Intégrés d’Education Recherche Développement Economique et Social (PIERDES) dans chaque région 
 
4.   Le partenariat dynamique avec les parents, les collectivités locales, les enseignants, les syndicats, les apprenants, le privé, l’enseignement confessionnel,  pour la qualité des enseignements-apprentissages
 
Globalement, l’APR veut faire du développement des écoles, des collèges, des lycées, des centres d’alphabétisation, des centres de formation  et des universités, dans toutes les régions, une priorité absolue. Les nations sont différenciées, dans la globalisation croissante, par le niveau et la qualité de leurs ressources humaines,  dans les secteurs les plus pointus de l’économie et de la société. La science et la technologie permettent de gagner la bataille pour le progrès dans la justice sociale, dans la paix et la solidarité.
 
 
4.3.   L’urbanisme, l’aménagement du territoire, l’habitat, la construction et l’assainissement 
(Khamathe Sène)
 
Le secteur de l’Urbanisme, de l’habitat et de la construction, par sa vocation transversale, impacte  tous les domaines de la vie économique, sociale et culturelle. L’APR leur accorde une importance cruciale pour un développement humain durable. Elle travaille à faire de nos localités  des villes et des villages dont le développement est nécessairement planifié, pour répondre à leur vocation de creuset de multiples opportunités économiques, culturelles et sociales concentrées dans leur espace.
 
La macrocéphalie de la capitale, Dakar, sera contrebalancée par la création d’une nouvelle capitale politique et administrative et le renforcement, l’équipement et la création de grandes, moyennes ou petites industries, d’universités, d’infrastructures de transport, de culture, de sport dans les autres régions du Sénégal pour venir à bout de la grande disparité entre les villes, villages et de l’exode rural.
 
Sur le plan de l’aménagement du territoire, d’autres pôles de développement seront mis en place sur toute l’étendue du territoire. L’application d’une véritable politique de décentralisation politico-administrative, avec le développement des collectivités locales, mairies, communautés rurales et régions permettra un développement local équilibré.
 
L’accès au logement sera encouragé et facilité, avec les possibilités d’acquisition de titre foncier, la baisse des coûts de construction et des systèmes de financement adaptés. Les normes de construction seront rationalisées avec de nouveaux instruments : Code de l’Urbanisme et Code de la construction modernes.
 
L’assainissement des eaux pluviales et des eaux usées, ainsi que le  nettoiement des ordures ménagères, seront une priorité pour l’APR dans la mesure où ils sont gages de santé, de bien-être et de développement économique, culturel et social.
 
Orientations stratégiques de l’APR :
 
  1. Améliorer la gestion de l’espace et des agglomérations urbains par la dotation des centres urbains (capitales régionales, principales villes et centres ruraux) de plans directeurs d’urbanisme, le  respect des priorités de la programmation de l’utilisation du sol lors de l’application de ces plans, la création et l’aménagement systématiques d’espaces publics, de parcs, de jardins ainsi que la préservation et la valorisation des sites naturels remarquables, des cours et plans d’eau. Ceci permet d’anticiper et d’encadrer l’occupation des sols, et empêcher l’installation des populations dans les zones non habitables.

2.      Produire des parcelles viabilisées par les lotissements publics et privés pour répondre aux besoins pressants en logement et faciliter l’accès à la propriété aux groupes vulnérables de la population comme les migrants ruraux ou les handicapés, tout en prévenant les occupations irrégulières et la constitution de nouveaux bidonvilles.
 
3.      Assurer un droit au logement décent pour tous en mettant en place des institutions et des mécanismes d’encouragement à la production de logements, de parcelles viabilisées et d’équipement et en rationalisant l’occupation de l’espace. Ce qui passe par la promotion de l’auto construction et de l’habitat social en milieux urbain et rural; la rationalisation des coûts des matériaux de construction, accompagnée de la promotion de l’utilisation des matériaux locaux; l’amélioration des modes et systèmes de financements de l’habitat. Dans le cadre de la promotion d’un habitat social décent, l’Etat va encourager l’adoption de nouveaux types de logements de qualité accessibles à la majorité de la population, et participera à la viabilisation et à l’équipement des zones d’habitation.
 
4.      Améliorer le cadre de vie dans les quartiers irréguliers et bidonvilles par leur restructuration, la régularisation de leur occupation foncière, leur dotation en infrastructures et équipements essentiels ainsi que leur assainissement et leur embellissement par l’aménagement d’espaces verts pour rendre. Dans ce cadre des solutions d’éradication définitive des inondations sont engagées, notamment la réhabilitation et la valorisation des bassins de rétention, et la densification de l’habitat par la construction d’immeubles collectifs pour les familles des quartiers inondables de la banlieue de Dakar. Ce qui leur permettra de rester dans leur cadre de vie et poursuivre normalement leurs activités socio-économiques. Ces actions permettront de sortir les populations des points bas des bassins versants et de dégager les voies d’eau naturelles.         
 
5.      Garantir l’égalité d’accès à la terre pour l’activité de promotion immobilière, l’acquisition de parcelles viabilisées ou de logements. Ce qui passe l’abolition des pratiques discriminatoires liées au pouvoir d’achat (telles que la capacité de régler directement ou par le bais d’une banque le coût du logement ou de la parcelle) par l’application rigoureuse de la législation existante, la lutte contre la spéculation foncière et la mise en œuvre de mesures d’atténuation de ces discriminations dans le cadre de la lutte contre la pauvreté urbaine.
 
6.      Favoriser l’accès aux services essentiels par le développement du réseau de fourniture et de distribution de l’électricité et d’eau courante dans les zones urbaines et rurales, l’extension du réseau d’assainissement et de voirie moderne à la banlieue de Dakar, aux villes à vocation particulière comme les chefs- lieux de régions et chefs-lieux de départements, villes industrielles, minières, touristiques.
 
7.      Rééquilibrer  la répartition des populations, infrastructures et équipements sur le territoire par un aménagement du territoire qui prend en compte les possibilités offertes par une véritable politique de décentralisation - celle qui articule entre la décentralisation au développement local - et qui réorganise le découpage territorial de façon à permettre aux collectivités locales à pouvoir valoriser leurs potentiels et leurs vocations dominantes (filières agricoles et forestières, élevage, activités de prestation de services, arboriculture, pêche, tourisme, artisanat, etc) pour réaliser leur développement économique.
 
8.      Mettre en avant la concertation et la participation des acteurs concernés dans l’élaboration et la mise en œuvre des programmes d’habitat, d’urbanisme, d’assainissement, d’aménagement du territoire  ainsi que l’équité et la transparence dans l’application des procédures administratives ;
 
 
 
 
4.4.    L’ENVIRONNEMENT
(Abdourahmane NDIAYE, NDEYE NAM DIOUF)
Le Sénégal fait partie des pays africains qui ont les meilleures dispositions en matière de législation environnementale, notamment le Code de l’environnement  et le plan national d’action pour l’environnement.
A côté des textes nationaux, notre pays a également signé et ratifié plusieurs et accords bilatéraux et multilatéraux  et  conventions : convention sur la biodiversité, convention sur le développement durable,  convention cadre sur les changements climatiques, convention sur les zones humides, etc.
Malgré l’existence de cet arsenal juridique en matière de la préservation de l’environnement, notre pays connaît des problèmes environnementaux sérieux liés à la non application des textes de loi :
-         l’occupation anarchique de l’espace côtier et du domaine maritime ;
-         La déforestation excessive ;
-         La pollution marine et côtière par les rejets industriels et domestiques ;
-         L’urbanisation sauvage et les constructions anarchiques ;
-         L’exploitation anarchique des carrières minérales ;
C’est pourquoi, notre parti devra mettra en place un ministère de l’environnement fort, s’appuyant sur des institutions de contrôle capables de faire appliquer la loi sans discrimination.
Dans le domaine de la gestion marine et côtière qui reste une grande préoccupation actuelle pour notre pays et alimente les débats à cause de l’occupation anarchique du domaine maritime, la surexploitation des ressources, l’agression des côtes par l’exploitation anarchique du sable marin, nous constatons une impuissance totale du pouvoir actuel à mettre en œuvre une bonne politique gestion. Cette défaillance de l’Etat dans sa politique de gestion marine et côtière est surtout due :
-         au non respect des textes de lois existants en la matière (Code de l’environnement, Code de la pêche maritime, Code de l’urbanisme, normes de rejets des déchets industriels, Code du tourisme, etc.  Wink  ;
-         au caractère sectoriel de ces différentes lois ;
-         Leur ancrage à des institutions différentes et souvent sans relations fonctionnelles (ministère de l’environnement, ministère de la pêche, ministère de l’urbanisme, ministère des mines, collectivités locales, ministère de l’industrie, ministère du tourisme, Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation des sols…);
A cet effet, nous proposons la mise en œuvre d’une politique de gestion intégrée ou gestion holistique des zones marines et côtières qui constitue une approche globale de gestion qui s’intéresse non pas uniquement à certaines ressources mais à l’ensemble de l’environnement marin et côtier, dans le but de surmonter la fragmentation inhérente aux approches de gestion sectorielles.
Pour l’institution chargée de la mise en œuvre d’une telle politique, plusieurs options se présentent :
-         Le renforcement des pouvoirs du ministère de l’environnement pour une mise en œuvre adéquate de la politique de gestion intégrée des zones marines et côtières ;
-         La mise en place d’un cadre de concertation regroupant toutes les institutions impliquées dans la gestion marine et côtière (ministères, organisations de professionnels, collectivités locales,…) ;
L’APR  va promouvoir une société solidaire pour un développement durable, respectueux de la personne humaine et de l’environnement. Il s’agit de prendre en compte la santé physique et mentale, l’épanouissement des générations présentes et futures, et la protection de l’environnement de toutes sortes de pollutions.
L’idée que l’APR se fait du développement durable consiste à «penser globalement et à agir localement» en redonnant une partie du pouvoir de décision aux personnes, aux associations de la société civile et aux collectivités locales.
4.5.   La culture
    (Boubacar Siguiné SY)
 
La culture est constituée de l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui donnent son identité à la société sénégalaise. Elle englobe les arts et lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. 
 
La culture est un patrimoine matériel et immatériel à la fois, héritage de l’histoire et création permanente des générations passées, présentes et à venir. Elle  est universalité et transcendance, dans la mesure où elle se retrouve chez tous les peuples d’une part,  et d’autre part,  elle s’impose à nous,  à travers l’éducation et les interactions sociales devenues prégnantes,  avec la globalisation qui ne laisse aucun peuple indifférent.
 
L’APR trouve que la culture a valu à notre pays de multiples satisfactions dans le monde,  à travers ses nombreux créateurs de génie de dimension internationale : écrivains, plasticiens, cinéastes, musiciens, comédiens, danseurs, architectes, designers.... C’est pourquoi, l’APR pense qu’elle doit être soutenue et renforcée par l’Etat et les autres institutions  ou personnes morales et physiques. 
 
Consciente de son importance stratégique, l’APR travaille avec l’ensemble des acteurs culturels à la mise en place d’une politique culturelle ambitieuse. Celle-ci nous réconcilie en effet avec nos valeurs profondes de civilisation,  tout en nous ouvrant aux souffles fécondants du monde extérieur. Il s’agit d’augmenter le niveau culturel de la population, de former de grands créateurs, d’asseoir de véritables industries culturelles viables  et facteurs de développement et d’épanouissement individuel et collectif.
 
L’APR  considère  ainsi la culture dans son acception la plus large comme l'ensemble des représentations et des activités humaine. En ce sens, elle est en effet un merveilleux instrument de désaliénation  par l’ancrage dans nos valeurs et un puissant levier et levier pour le développement économique et social. Elle repose sur l’appropriation par les générations présentes et à venir de notre identité culturelle propre, faite de brassages entre les différents groupes sociaux, linguistiques, religieux, …depuis des siècles,  dans l’espace sénégambien.
 
Ces différents échanges ont produit des valeurs fondamentales d’ouverture, de tolérance, de travail, de partage, de vérité, de dignité, d’honneur. Ils ont aussi donné naissance à des sites historiques, des monuments, des vestiges, des créations, des savoir-faire, des savoir-être et des œuvres artistiques à valoriser,  au Sénégal et partout dans le monde….
 
L’APR est convaincue que l’Afrique doit se réapproprier son histoire et ses cultures véritables,  pour pouvoir sortir de la pauvreté  et emprunter les voies salvatrices du développement économique et social. La forte parenté culturelle et sociale fait,  qu’au- delà des frontières artificielles héritées de la colonisation, une continuité culturelle indéniable reste le socle fondamental des Etats-Unis d’Afrique,  auxquels nous adhérons fortement.
 
 Il est impératif, dans cette perspective,  de prendre en compte la dimension culturelle comme on le fait de l’celle environnementale dans tous les projets de développement, qu’ils concernent l’éducation, les sciences, la communication, la santé, l’environnement, le tourisme, l’économie....
 
 Il s’agit de soutenir le développement du secteur culturel,  par le biais d’une politique ambitieuse  de valorisation du patrimoine matériel (sites, monuments…) et immatériel (valeurs, traditions, représentations, personnages…).
La formation (centres de formation, conservatoires, ateliers…), l’accompagnement et la protection des droits d’auteurs et des droits voisins des acteurs culturels seront au centre de notre politique dans ce domaine.
 
 La  création, l’équipement, le soutien à des infrastructures (centres culturels, espaces de création, de formation, d’expositions …),  et à des industries culturelles sur l’ensemble du territoire national, seront encouragés par l’Etat, les collectivités locales, les entreprises, les mécènes…
La musique, le cinéma, la danse, le théâtre, les arts plastiques, l’architecture,  qui sont  créateurs d’identités, d’œuvres, d’emplois et de richesses pour les populations seront mieux organisés et soutenus par l’Etat.
 
4.6.    La politique de jeunesse
(Mamadou BA, Mandiangane FALL)
 
4.6.1.        La politique de jeunesse de l’APR
 
Avec les crises de mai 1968 et février 1988, les pouvoirs publics ont pris conscience  de l’importance démographique des jeunes, de leur impact sur la société et de leur poids politique et économique. L’APR a compris la nécessité de changer d’optique et d’approche pour mettre en place une politique de jeunesse plus intégratrice et plus globalisante.
 
La situation des jeunes au Sénégal reste préoccupante : elle est marquée par le chômage, le sous emploi, le manque de formation, la drogue, les maladies, l’insécurité et la violence.
C’est pourquoi, l’APR, consciente du rôle et de la place des jeunes dans le développement économique et sociale de la nation entend définir une politique de jeunesse efficace et crédible qui prend en charge les besoins et préoccupations des jeunes et qui garantit leur pleine participation à la vie de la nation afin d’inculquer à notre société une culture de la relève.
 
L’APR est consciente que la prise en charge des préoccupations de la jeunesse,  consiste à prendre en compte leur diversité et leur spécificité,  cette jeunesse véhicule  une seule et unique préoccupation : l’accès à l’éducation, à la formation et surtout à l’emploi.
 
Dans leur diversité nous pouvons présenter trois catégories de jeunes :
 
-         Les jeunes formés, diplômés mais sans emploi ;
-         Des jeunes sans formation et sans emploi ;
-         Des entrepreneurs sans ressources.
Cette  diversité que nous observons au sein de la couche sociale jeune se traduit par une diversité des besoins. Diversité que la politique de promotion et de responsabilisation de la jeunesse de l’APR, se propose de prendre en charge adéquatement, de façon efficace, efficiente et durable.
 
Les offres d’emploi font référence,  en plus du diplôme, à une expérience professionnelle qu’on ne peut acquérir que parce qu’on a travaillé. Un paradoxe qu’il faut contourner en offrant à nos jeunes diplômés un cadre d’éducation citoyenne, de formation professionnelle,  répondant aux besoins de l’économie et d’immersion encadrés par l’Etat et les collectivités locales,  afin de leur offrir un capital d’expérience minimum de départ.
 
Nous nous donnerons les moyens d’assurer la formation minimum, aux jeunes qui n’ont pas eu la chance d’en bénéficier. Formation à l’issue de laquelle, ils seront mieux outillés dans leur quête d’emploi.
 
A l’endroit des jeunes entrepreneurs, l’APR mettra en œuvre une politique de renforcement de leur capacité de gestion,  et de leur capacité technique , avant de financer les projets qu’ils portent.
De tels objectifs,  aussi ambitieux qu’ils puissent paraitre,  pourront être atteints,  par  une mutualisation des ressources d’Etat, des collectivités locales et des entreprises citoyennes.
 
Les grandes orientations de la politique de jeunesse sont :
 
• Assurer le développement du plein potentiel des jeunes par l’éducation et la formation ;
• Faciliter l’accès au marché du travail et améliorer la qualité de la vie professionnelle par une politique incitative de l’emploi ;
• Développer un sentiment d’appartenance à la Nation, de patriotisme et de civisme ;
. Favoriser les conditions d’une ouverture vers le monde extérieur.
 
4.6.2.        La politique sportive de l’APR
 
Le sport est devenu à notre époque, un des phénomènes sociaux les plus significatifs. Il cristallise autour de son activité des enjeux économiques, politiques et culturels de grande importance à l’exemple des Jeux olympiques et du Mondial de foot-ball.
 
La pratique du sport est une source d’épanouissement individuel et vecteur de valeurs collectives.
L’éducation physique et sportive est un puissant moyen d’éducation et permet à l’école d’atteindre des objectifs éducatifs.
Le sport pour tous est un moyen de lutter contre les maladies liées à la sédentarité et au stress.
Le sport travailliste participe à l’apaisement du climat social dans l’entreprise et permet de lutter contre l’absentéisme dû aux maladies.
L’industrie du sport participe dans des proportions importantes dans le Produit Intérieur Brut des pays
Le sport  de haut niveau participent à l’affirmation des identités nationales et à l’affirmation de la cohésion sociale.
Conscients des enjeux politiques, économiques, sociaux et culturels du sport, de l’engouement qu’il suscite auprès des populations, l’Alliance Pour la République(APR),  en réaffirmant son adhésion aux principes de démocratie, de cogestion, de pluralité, décline les grandes orientations de sa politique sportive.
 
i/ Développement de l’éducation physique et sportive
L’école sera le lieu de l’initiation du jeune sénégalais aux disciplines sportives. Ainsi, l’éducation physique et sportive aura une orientation purement sportive et donnera l’occasion à tous les élèves de s’initier et de se perfectionner dans toutes les disciplines sportives enseignées au Sénégal et de se spécialiser dans le sport de leur choix.
 
ii/ Développement du sport pour tous
Le sport est inclusif ainsi il sera donné à tous les sénégalais la possibilité de s’adonner aux Activités Physiques et Sportives de leur choix, quelques soient  leurs capacités physiques, mentales, financières.
Un accent particulier sera mis sur la pratique des couches vulnérables avec une discrimination positive en faveur des jeunes, des personnes vivant avec un handicap et des femmes.
 
iii/ Développement du sport de haut niveau
Les rencontres sportives internationales sont devenues des foires où s’affrontent des Etats-nations. Les victoires et les défaites sont analysées comme la suprématie d’une politique nationale d’un pays sur un autre.
Les contre performances sont souvent des sources de tensions sociales, de crises gouvernementales et d’incidents diplomatiques.
 
Ainsi, le sport de haut niveau relèvera de la responsabilité première de l’Etat, qui mettra tout en œuvre  pour donner aux sportifs sénégalais la possibilité de défendre valablement les couleurs sénégalaises lors des rencontres sportives internationales.
 
Les axes de cette politique sportive  sont :
 
-          Un programme pluriel et inclusif d’infrastructures sportives prenant en compte les infrastructures de l’Etat, des collectivités locales, des entreprises et des privés ;
-          Un programme de formation des ressources humaines qui permettra de doter les sportifs sénégalais d’un encadrement de qualité ;
-          Une délimitation précise des domaines de compétences de l’Etat, du mouvement associatif et des fédérations sportives dans la gestion du sport.
4.6.3.        La politique de loisirs de l’APR
 
Aujourd’hui, l’urbanisation sauvage, la pauvreté, la multiplicité et la diversité des activités professionnelles laissent très peu de place au repos et à la détente.
La promotion d’une politique de loisirs devient ainsi une nécessité dans la mesure où les activités récréatives permettent de combattre la lassitude et de gagner en efficacité dans toutes les activités sociales.
 
A cet égard, le loisir est source de développement et d’épanouissement individuel et collectif.
 
Les priorités de la politique de loisirs
 
Elles consistent à :
-         Rendre les activités de loisir accessibles à toutes les catégories socio-professionnelles ;
-         Former des professionnels des loisirs en quantité et en qualité
-         Développer une gamme d’activités de loisirs conformes aux besoins de détente et de loisirs ;
-         Mettre en place un système de coordination des actions des différents intervenants et acteurs du loisir
-         Promouvoir les infrastructures et équipements de loisirs
Les orientations stratégiques du secteur des loisirs
 
Elles consistent à :
 
1.      Faire des activités de loisir une pratique de la vie courante
2.      Mettre à disposition des ressources multiformes (infrastructures, équipements, personnels…) pour les différents secteurs d’activités de loisir
3.      Mettre en place des mesures incitatives pour la création et la vulgarisation des sites et équipements de loisir
 
5.     LES GROUPES CIBLES  
 
5.1.   les Sénégalais de l’extérieur
( Alioune NDAO FALL)
 
« Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous.  
Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays ». J.F. Kennedy.  
  5.1.1.      Des Sénégalais à part entière
L’APR propose une prise en compte totale et durable des Sénégalais de l’Extérieur dans toutes les politiques et programmes de développement économique et social. Elle tient en haute estime cette frange importante de la Nation pour plusieurs raisons,  dont deux principales : son importance numérique, économique et sociale d’une part,  et son rôle crucial dans la création, l’implantation et le rayonnement de notre Parti d’autre part.
 
Nos compatriotes  de l’extérieur sont des citoyens à part entière et ne doivent pas être marginalisés, d’autant plus qu’ils constituent environ un  quart de la population totale du pays et que leur apport reste considérable à la Nation. Il double l’aide publique au développement,  et constitue un levier irremplaçable pour les familles d’origine, la stabilité et l’économie sénégalaises.
 
Elle compte  aussi de nombreux cerveaux,  et une expertise variée dans  les affaires et les technologies de pointe, ressources inestimables qui restent disponibles pour une contribution multiforme au développement du pays, pourvu que se manifeste une réelle  volonté politique. Cette contribution majeure à la vie nationale pourrait être encore plus décisive,  s’ils étaient davantage impliqués dans la construction nationale.
 
C’est pourquoi, en vertu des principes de gouvernance démocratique, l’APR ne ménagera aucun effort pour une vision globale, participative et dynamique en matière d'administration, d'assistance, de protection et de promotion des Sénégalais de l'Extérieur. Elle propose, dans ce cadre,  l’érection de la diaspora en 15eme région.
 
5.1.2.      D’énormes sacrifices et un apport appréciable au Sénégal
 
Des individualités ou des  associations de la diaspora ont construit et équipé dans leurs localités d’origine des forages, des dispensaires, des écoles, des collèges, des centres de formation professionnelle, des bureaux de poste, des connexions au réseau électrique etc...
 
D’autres ont pu promouvoir la coopération décentralisée  en favorisant des jumelages, des accords de partenariat,  qui se sont traduits par des aides substantielles sous forme de dons en nature,  ou de financements de projets, notamment. D’autres encore, parfois même de simples individualités, ont réussi à  amener des investisseurs de leur pays de résidence à venir investir dans plusieurs domaines au Sénégal. Grâce à l’image qu’ils ont su, en vrais ambassadeurs, donner du pays et d’eux-mêmes,  par leur comportement exemplaire et leur entregent ; ils apportent une contribution appréciable au développement de la Nation, de l’Afrique et du monde.
 
5.1.3.      Une 15ème région pour les Sénégalais de l’Extérieur
Aussi l’assimilation de la diaspora à une région,  du point de vue de sa gouvernance,  vise t- elle  à renforcer les liens entre les organes de l’administration centrale,  et  cette collectivité établie hors de nos frontières, et dont le cœur bat au même rythme que le nôtre ? 
 
Dans cette optique  nous nous proposons, d’entrée de jeu,  de camper le cadre juridique de la gouvernance de la diaspora, puis de définir la mission qui devra être la sienne, et enfin de présenter le schéma organisationnel le plus adéquat.
 
5.1.3.1. Le cadre juridique de la 15ème région pour les Sénégalais de l’extérieur
L’érection de la diaspora sénégalaise en 15eme région, une première en Afrique, ne semble pas chose aisée. Le concept appliqué à la réalité sous-jacente, ressemble plutôt à une fiction juridique. Toutefois, si nos ambassades elles-mêmes, comme du reste toutes les ambassades du monde, doivent leurs immunités diplomatiques, en partie à tout le moins, à la fiction qu’est leur appartenance  au territoire de l’Etat d’envoi, il devrait être possible, dès lors, de construire dans la même mouvance, l’édifice d’une gouvernance appropriée  à cette quinzième région du Sénégal.
 
L’armature juridique de la 15eme région,  est quelque peu différente de celle des autres régions. Son organe exécutif est sous la tutelle directe du Premier Ministre. Cela est du à la spécificité de la diaspora et à l’importance de son rôle sur laquelle point  n’est besoin de nous étendre. Pour une meilleure prise en charge des problèmes des Sénégalais de l’extérieur, il s’agit pour notre Parti de proposer une autre organisation  qui tient compte de la répartition géographique dans les grandes régions d’émigration de nos compatriotes (Pays limitrophes, Afrique de l’ouest, Afrique centrale, Afrique australe, Europe, Amérique du nord, du centre et latine, Pays arabes, Asie…). Cette organisation faciliterait la représentation de nos compatriotes dans les institutions législatives ou consultatives (Assemblée nationale, Conseil économique et social…)
 
5.1.3.2. Les missions de la 15ème région pour les Sénégalais de l’extérieur
Une des missions importantes de la 15ème région,  pour la diaspora,  est de concourir, en étroite relation avec les ambassades et consulats de leur lieu de résidence, à l’organisation, à la gestion participative de la communauté sénégalaise. Pour ce faire elle doit :
 
-  s’organiser en associations reconnues par les autorités locales de leur pays de résidence
 
- enregistrer celles-ci auprès des consulats ou ambassades du Sénégal dans ces pays
 
- encourager nos ressortissants à s’immatriculer auprès de ces représentations et à s’inscrire sur les listes électorales en vue des élections présidentielles et législatives. A ce titre, une clé de répartition proportionnelle permettra une meilleure représentation de nos compatriotes dans les institutions législatives ou consultatives (Assemblée nationale, Conseil économique et social, Haut Conseil des Sénégalais de l’Extérieur…)
- assurer une assistance médicale et/ou juridique à ceux qui en ont besoin parmi les Sénégalais résidant à l'étranger;
- d’apporter une assistance financière aux Sénégalais nécessiteux, résidant à l'étranger et n'ayant pas de couverture sociale;
-  participer à l'amélioration des conditions d'accueil, de vie des Sénégalais résidant à l'étranger,  de retour en vacances,  ou définitivement,  au Sénégal par la mise en place des Maisons des Sénégalais de l’extérieur, de colonies de vacances pour leurs enfants, d’encadrement et de soutien aux initiatives socio-économiques ;
- coopérer avec les services publics et les associations,  dans toute action entrant dans le cadre des missions économiques, sociales et culturelles qui lui sont assignées.
5.1.3.3.  Le schéma organisationnel
L’APR propose par le biais d’une loi, la création de deux organes et d’un instrument de soutien à l’investissement des Sénégalais de l’Extérieur :
 
A/- Un Comité Interministériel de la Diaspora (CID) présidé par le Premier ministre et qui se réunit périodiquement. Ce Comité serait l’organe exécutif de  la quinzième région.
 
Un Ministre délégué au Premier  ministre ou un (e) Secrétaire d’Etat en assurera le Secrétariat permanent et  le suivi de l’exécution des décisions prises.
 
Seraient en outre membres permanents du CID, tous les Ministres intervenant régulièrement dans les questions intéressant la diaspora,
 
B/- Un Haut Conseil des Sénégalais de l’Extérieur (HCSE) présidé par le Ministre des Affaires Etrangères, comprenant :
 
-        Le représentant du Premier Ministre.
 
-        Le ministre délégué ou Secrétaire d’Etat de la Diaspora et les responsables des directions qui lui sont rattachées.
 
-        Les représentants des ministres membres permanents du CID.
 
-        Les représentants élus au suffrage direct des  Sénégalais de l’Extérieur, membres d’associations enregistrées auprès des ambassades ou consulats du Sénégal,  et reconnues par leur pays de résidence.
 
-        Des personnes, dont l’expertise pourrait s’avérer utile, désignées par le Premier ministre, mais à titre purement consultatif.
 
Ce conseil serait l’organe délibérant se réunissant une fois par an,  ou au besoin, en session extraordinaire en conformité avec les textes le régissant, pour connaître et décider des questions relatives à la vie des Sénégalais de l’extérieur, notamment celle de son administration et celle d’un Fond de soutien à l’investissement.
 
C/L’administration de la 15eme région
L’APR propose pour une gestion optimale des préoccupations de nos compatriotes de l’extérieur la mise en place, outre le Comité Interministériel de la Diaspora (CID) présidé par le Premier ministre et le Haut Conseil des Sénégalais de l’Extérieur (HCSE), une administration dirigée par un Ministre délégué ou un Secrétaire d’Etat, sous l’autorité directe du Premier ministre. Elle est chargée d’exécuter dans le cadre de ses compétences, les décisions prises par le Comité Interministériel de la Diaspora. Elle comprend notamment :
 
- Le (BAOS) Bureau d’Accueil, d’Orientation et de Suivi des Emigrés. Comme son nom l’indique, il est chargé d’accueillir et d’orienter les émigrés vers les différents services de l’Etat en fonction de leurs besoins.
- La Direction de la Promotion de l’Habitat en faveur des Sénégalais de l’Extérieur.
- La Direction d’Appui à l’investissement, à la formation et aux projets.
- La Direction des Affaires sociales et culturelles.
D/ Un Fonds de soutien à l'investissement sera mis en place en vue d'inciter, de former, d’encadrer et de soutenir  les Sénégalais de l’extérieur dans l’investissement, la création d’emplois et de richesses  dans leur pays d'origine.
Pour chaque projet, le Sénégalais de l’extérieur contribuera à une certaine hauteur selon ses capacités financières, l'Etat à une hauteur à préciser,  et le reste sera assuré par les banques. Une formation et un encadrement de proximité contribueront  à la pérennité des initiatives d’investissement, dans des domaines socio-économiques porteurs pour le développement du Sénégal.
5.2.   L’APPROCHE GENRE
(Awa GUEYE, Mandiangane FALL)
 
L’APR pense que le genre ne signifie pas une faveur faite aux femmes,  mais qu’il renvoie à une démarche  consistant à  outiller les femmes pour qu’elles puissent continuer de garder leur dignité, assurer leur fonction qui est capitale dans la société. Elle n’appréhende pas le concept genre seulement du point de vue de la femme  ou  du point de vue des rapports conflictuels entre homme et femme. Sa prise en charge doit être globale et concerner, au delà des relations hommes-femmes, toutes les formes de discrimination sociale non fondée,  et préjudiciable à la justice, au progrès et à la cohésion sociale.
 
Ce point de vue est d’autant plus pertinent,  que le genre est souvent abordé dans le sens de l’équité entre toutes les composantes de la société sénégalaise. Il se trouve que les femmes et les enfants sont, dans la réalité, victimes de discriminations plus que les autres groupes sociaux. 
 
D’un autre point de vue, l’approche genre ne peut être conçue en dehors des politiques publiques définies et mises en œuvre par l’Etat et ses démembrements. C’est ainsi que l’APR préconise l’intégration du genre dans les politiques macro-économiques et sectoriels.
 
Cette intégration se fera, non pas dans le sens d’une ségrégation de quelque ordre que ce soit, mais plutôt par  l’introduction  de l’approche genre dans la définition et dans la mise en œuvre des politiques publiques,  et par une correction des disparités entre hommes et femmes en particulier, entre groupes sociaux en général, dans les différents secteurs de la vie publique.
 
Ainsi, chaque fois que l’Etat est amené à concevoir, conduire et évaluer une politique publique, les décideurs devront se livrer à un exercice d’identification des disparités de toutes sortes (économiques, géographiques, sexuelles, religieuses, personnes vivant avec un handicap ou non…) et s’attacher à intégrer dans leur mise en œuvre, les solutions alternatives pratiques, justes et durables. Notre pays pourra alors,  dans les meilleures conditions,  tirer profit de toutes les potentialités,  sans distinction aucune entre les citoyens.
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        Ainsi comprise, l’approche genre renvoie à une tendance visant à effacer les   discriminations entre les sexes ou entre les groupes sociaux. Autrement dit,  elle consiste en une tendance allant vers la reconstruction du rapport entre les genres.
Consciente du fait que le développement de la société se mesure avant tout à l’aune du bien être de tous les citoyens, à l’aune des droits  réellement accordés aux femmes et aux enfants, L’APR conformément à sa devise travail, solidarité, dignité, se propose de construire :
- un Sénégal où l’épanouissement sera permis à toutes les personnes, y compris aux femmes, aux personnes vivant avec un handicap,  et aux enfants.
- un Sénégal où aucune personne ne sera plus  piétinée, violée et assassinée impunément. 
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    Pour cela,  elle s’engage à combattre  toutes les discriminations à l’égard des femmes, des enfants, des personnes vulnérables, notamment :
- les violences à l’égard des femmes et des enfants.     
- la pauvreté, l’analphabétisme et le manque d’instruction ils sont victimes.
- le faible accès des femmes aux terres, aux crédits consistants et à la propriété individuelle.
- le taux faible de représentativité des femmes aux instances de décisions.
- la fragilité  de la santé féminine et enfantine.
 
Ainsi, elle se propose d’élaborer une politique de promotion féminine qui ne promeut pas seulement quelques femmes en les nommant ministres ou députés,  mais qui prend en charge les préoccupations de la nation  dans sa totalité.
 
L’APR  propose un nouvel ordre de priorités pour les femmes axées sur :         
 
La satisfaction des besoins essentiels comme
- l’augmentation du pouvoir d’achat des familles.
- l’accès à un logement décent et à la terre.                                                                                                                  
- l’accès à l’eau potable et à l’électricité.
- l’accès aux soins de santé
- l’allègement des travaux domestiques,
- la promotion de l’éducation, de la formation et de l’insertion socio-économique des femmes et des autres groupes vulnérables.            
 - la participation des femmes dans la mise en œuvre des politiques et programmes nationaux de développement.
  - la meilleure prise en charge des conditions sociales des femmes travailleuses, leur permettant de jouer pleinement leur rôle citoyen, de mères et d’épouses
 
5.3.   LES GROUPES VULNERABLES
(Boubacar Siguiné SY)
Les groupes vulnérables sont des catégories de personnes dont les caractéristiques liées à l’âge, au sexe, à la condition sociale, économique, ethnique, physique, psychologique, etc. peuvent constituer un motif de stigmatisation et donc d’inégalité et d’injustice.
L’APR, attachée aux valeurs de dignité de la personne humaine,  et de promotion de ses droits fondamentaux, travaille à réduire,  voire à annihiler toutes les menaces culturelles, sociales, économiques,  qui peuvent peser sur l’intégrité physique et morale, sur les droits fondamentaux de toutes les personnes.
Elle tient  à assurer la pleine et entière protection de leurs droits et libertés,  (droit à la vie, respect de la dignité humaine, liberté de culte, liberté d’expression, etc.) à  toutes les catégories de personnes susceptibles d’être victimes,  en général,  d’une insécurité physique ou morale.
Par ailleurs, l’APR tient à protéger et à faire valoir les droits de toutes les personnes spécifiquement concernées, telles que les personnes vivant avec un handicap, les enfants, les femmes, les personnes âgées, les malades, les réfugiés, les déplacés...
La jouissance de leurs droits politiques, économiques et sociaux, et l’accès aux services sociaux comme l’éducation, la santé, l’emploi, la communication, les sports, les loisirs… leur seront pleinement garantis,  au même titre que les personnes dites «normales».
 
Des mesures de discrimination positive seront mises en place pour favoriser leur meilleure insertion socioprofessionnelle.
ALLIANCE POUR LA REPUBLIQUE
Dignité-Travail-Solidarité
COMMISSION PROJET DE SOCIETE
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
PROJET DE SOCIETE  
   
   
   
   
   
   
   
   
DOCUMENT PROVISOIRE  
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
CONSTRUIRE ENSEMBLE  
UN SENEGAL LIBRE, PROSPERE ET SOLIDAIRE  
   
   
   
   
   
   
   
   
   
Décembre 2010  



1.     IDENTITE ET IDEOLOGIE
(Boubacar Siguiné SY)
 
 
La conquête et l’exercice démocratiques du pouvoir,  pour la satisfaction des besoins fondamentaux des populations,  nécessitent une réflexion objective et anticipative des grandes lignes des actions à mettre en œuvre,  par le Gouvernement, pour atteindre les objectifs de développement économique et social.
 
C’est ainsi que l’Alliance Pour la République (APR), convaincue de la pertinence de ses options  politiques, économiques et sociales, a élaboré ce présent projet d’une volonté unanime, basée sur un vouloir-vivre-ensemble absolu, dans la perspective de  réaliser la vision d’une  société sénégalaise unie, libre, juste, prospère, solidaire, digne de notre pays et de ses populations.
 
L’Alliance Pour la République (APR) partage avec les Sénégalais, la vision démocratique et républicaine d’un meilleur Sénégal, à partir des lignes directrices d’un nouvel ordre de priorités retenues par consensus.  Soucieuse d’une démarche scientifique, objective et rigoureuse, elle la fait reposer  sur l’analyse du contexte sociopolitique du Sénégal en ce début de siècle, marqué par la mondialisation et le recul de notre pays, aussi bien sur le plan des libertés démocratiques, que sur celui de la satisfaction des besoins légitimes de nos compatriotes.
 
 Les raisons profondes de la naissance de notre grand parti, et son ancrage idéologique et politique dans la social-démocratie fondée sur le progrès et la justice sociale, sont l’objet de la deuxième partie de cette réflexion sur un  commun vouloir de vie commune.
 
Enfin elle se termine sur des propositions importantes, nouvelles et pertinentes, de réformes profondes urgentes et salutaires, dans tous les différents secteurs politiques, économiques et sociaux, depuis les nouvelles institutions jusqu’ aux politiques à long terme en matière d’agriculture, de pêche, d’élevage, de tourisme, d’énergie, de santé, emploi, éducation, formation, genre, communication, développement durable, jeunesse et sports, technologies de l’information et de la communication. 
 
1.1.            le Sénégal dans un monde incertain et ouvert
 
 L'APR est un parti de masses, qui aspire à faire adhérer l'ensemble  des populations sénégalaises à son projet de société. Notre vaste, énergique et déterminée  alliance,   se veut  un parti politique démocratique, républicain, ouvert à toutes les forces patriotiques et démocratiques, de l'intérieur comme de la diaspora , pour former ensemble , avec les jeunes, les femmes, les adultes et les anciens,  un vaste front  pour un Sénégal uni, libre, développé, juste et  solidaire.
 
Pourquoi une telle ambition dans un contexte d’incertitude et de doute ? Parce qu’elle va de soi, dans cette période trouble de notre Histoire, où la monarchie est rampante et où l’intégrité territoriale et la cohésion nationale sont menacées, notamment dans le sud de notre pays. Les libertés publiques minimales sont régulièrement bafouées, les institutions mises à genoux.
 
La défense de l’économie nationale et la préservation de l’intérêt général sont devenues des notions vides de sens. L’impunité et l’individualisme semblent érigés en règle .La gabegie, le népotisme, le clanisme,  gangrènent le tissu social, et déstructurent toute la société, ne  privilégiant qu’une toute petite  classe de prédateurs.  
 
En effet, face aux graves menaces de la division et de l’éclatement, face aux nombreux et difficiles défis de la division, de l’ignorance,  de la maladie, de l’impunité, de l’arrogance, bref de la pauvreté et de l’exclusion, l’APR appelle les Sénégalaises et les Sénégalaises à se lever, debout comme une seule personne,  pour gagner la bataille de l’unité nationale, de la démocratie et du développement. 
 
Le Sénégal est donc aujourd'hui à la croisée des chemins qui le mèneront dans deux directions possibles: soit vers un avenir meilleur, soit vers la dislocation et l'abime. Or force est de reconnaître aujourd’hui que le Sénégal est plus proche du second terme de l'alternative que du premier. Le risque est là,  et cela, en dépit du génie de notre peuple, de son histoire,  de sa culture,  de ses réelles ressources naturelles, minières, et humaines disponibles.
 
En effet, un demi siècle après les indépendances, l'échec est patent et palpable par chacun d'entre nous, et cela dans tous les domaines de la vie économique, sociale et culturelle: le chômage, la crise économique et surtout morale, celle énergétique. L’injustice, la précarité, la confusion, l'incohérence, le manque de discipline, le désordre, la faiblesse de l'autorité, l’absence ou la faiblesse de perspective d'avenir, l'illégalité et l'illégitimité semblent avoir pris racine partout et pour longtemps. L’illicite est érigé en éthique.
 
La pauvreté n'a cessé de s'accentuer ces dernières années : la croissance de l’économie reste faible alors que l’évolution de la population, constituée essentiellement  de jeunes et de femmes, reste élevée.
Nous assistons de plus en plus à une césure profonde et lourde de danger entre une minorité dans l’opulence et une majorité écrasante dans la pauvreté. La première a droit à tout d’une part, et de l’autre,  la seconde n’a droit à rien. 
 
Le drame de la Casamance perdure depuis plus de trois décennies. Cette grave crise continue à faire son lot interminable de morts, de blessés et de mutilés. Aucune solution de paix juste et durable ne pointe à l’horizon après trente ans de conflits fraternels.
 
Les enjeux sont vitaux et énormes : ils concernent notre survie en tant que Nation, dans une Afrique elle aussi menacée par la mondialisation. Les sciences, l’imagination, l’innovation, la créativité et les technologies de la communication dominent la société du savoir. Il s’agit impérativement de s’ajuster rapidement à la marche du monde ou de rester simplement à la marge du progrès.
 
L’APR refuse l'inacceptable et l'injustifiable. Car il est possible de réconcilier le Sénégal avec lui-même, de lier son passé glorieux à un avenir radieux. L'APR dit oui. Oui il et possible, ensemble, de réfléchir, de concevoir, de réaliser un nouveau projet sociétal susceptible enfin de placer le Sénégal sur l’orbite de l’émergence et de la croissance durable. Nous pouvons mettre le Sénégal  sur les rampes du développement économique et social,  dans l'intérêt exclusif des citoyens. Avec les diverses et avérées compétences de nos compatriotes, notre foi profonde en l’avenir,  notre forte conviction et notre engagement sans failles, il est encore possible de faire du Sénégal un pays où il fait bon vivre.
 
Dans ce sens, notre Parti invite instamment nos compatriotes, hommes et femmes, jeunes,  personnes âgées et adultes, résident au Sénégal ou hors des frontières, à s’approprier ce nouveau projet de société. Ce projet est ambitieux parce que fondé sur les aspirations légitimes de nos braves  populations. Il est réaliste parce qu’il repose sur les réelles potentialités naturelles et humaines de notre pays.
Il est possible de relever ensemble les défis de la pauvreté, de la maladie et de l'ignorance et de la péjoration de l’environnement. Il est possible avec l’APR d'amorcer les ruptures et les réformes nécessaires,  pour aller résolument vers la construction concertée et partagée d'un pays réellement libre, intensément uni, profondément démocratique, prospère, juste et généreux avec tous et chacun. 
 
L’originalité et la chance de notre grande alliance se trouvent bien dans notre philosophie sociale-démocrate, puisant ses forces dans la foi au progrès et en la justice sociale. Elles s’appuient sur notre itinéraire et notre  capacité  à instaurer les ruptures indispensables et salutaires.
 
 La naissance spectaculaire et douloureuse de l’APR, son histoire récente,  et sa détermination sans failles pour un nouveau Sénégal,  le démontrent. Pour rappel, notre Parti est né dans la fracture, dans le refus de la monarchisation de notre pays, dans le rejet de la vassalisation des institutions démocratiques et républicaines, dans le refus du pillage systématique et organisé des maigres ressources de notre vaillant peuple.
 
L’APR est un parti de ruptures, un parti de refus, de résistance contre l'oppression, l'autocratie, la gabegie…L’APR œuvre pour la restauration des valeurs fondamentales de liberté, de dignité, de travail, de solidarité,  de vérité, de justice, qui ont fait le Sénégal hier et qui feront  celui de demain.
 
1.2. l’APR un parti socio-démocrate de gauche
 
Sans être spécifiquement affilié à une idéologie quelconque ainsi que le stipulent  ses statuts, l’APR,  de par son histoire, les valeurs qu’elle prône et incarne,  et de par les aspirations populaires qu’elle légitimise et porte, se rapproche plutôt de la social démocratie et du centre gauche. Elle spire à réconcilier l’efficacité économique et la justice sociale. En cela elle rejette aussi bien le capitalisme sauvage que le socialisme étatique.
 
 Une telle orientation doctrinaire prend sa source d’une part dans le génie séculaire de notre peuple, profondément nourri aux valeurs africaines de liberté, de travail, de dignité, d'honneur,         de justice, de solidarité et de partage,
 
D’autre part, elle se justifie par une lecture attentive de l’histoire des idéologies jusque là dominantes, et dans une analyse sans complaisance de la situation économique et sociale du Sénégal appauvri et de l’Afrique divisée,  dans un monde globalisé et de compétition.
 
Par ailleurs, en ce début du XXIe siècle marqué par l'incertitude, la compétition,  et l’insécurité,  les différences idéologiques semblent s'estomper. Cette évolution sans doute salutaire a été favorisée par la mise à nu des limites, voire la faillite des deux grandes idéologies hégémoniques du siècle précédent,  qu’étaient le capitalisme et le communisme.
 
En ce sens,  la face hideuse du capitalisme qui favorise une minorité opulente face à une majorité dans la grande précarité,  a été rejetée,  notamment par tous les peuples épris de liberté et de justice. Aussi, les récurrentes crises financières qui ont déstabilisé le système économique mondial,  a fini de discréditer une telle idéologie et de réaffirmer le rôle régulateur de l’Etat.
 
En outre, la paupérisation des peuples sous régimes communistes et la chape de plomb qui pèse sur eux,  ont révélé les limites objectives de tels régimes,  comme en atteste la fracassante chute du bloc de l'Est ou l'impasse des régimes totalitaires qui en sont issus.
 C'est pourquoi, un tel ancrage de l’Alliance Pour la République dans les valeurs communes de la social-démocratie,  et du centre gauche,  apparait  comme la seule planche de salut  pour l'édification, au Sénégal et en Afrique, d'une société unie, réconciliée avec elle-même, prospère, juste et solidaire.
 
En ce sens, ces valeurs social-démocrates mettent en avant les libertés individuelles,  tout en reconnaissant la propriété privée et  la libre entreprise, pour le progrès économique, social et culturel dont les fruits sont équitablement répartis entre tous les acteurs économiques. L’entreprise sera ; à coté de l’Etat, la source de la création de la richesse et de l’emploi, les travailleurs à travers leurs organisations contribuent à la défense de l’outil de production. Les trois acteurs sociaux contribuent ainsi à la stabilité et au progrès social.
 
 L’Etat républicain, dans notre projet de société,  joue un rôle prépondérant de garant des institutions démocratiques, de défenseur des libertés et des droits individuels et collectifs. C’est un Etat mobilisateur de l’épargne et de l'investissement structurants,  en particulier dans un pays en voie de développement, comme le notre, qui aspire à un statut de pays émergent, puis développé.
 
C’est un Etat de progrès et de justice sociale, pourvoyeur avec le secteur privé, d’éducation, de santé, d’emploi, de loisirs... C’est  aussi un Etat arbitre entre les différentes parties du champ social, un Etat équitable entre tous les citoyens, un Etat régulateur du marché en cas de besoin,  et un Etat redistributeur des richesses et protecteur des couches défavorisées.
 
 Dans ce cadre, seule une administration républicaine, c'est-à-dire totalement neutre, rigoureusement intègre, hautement compétente, indépendante des coteries partisanes  et profondément patriote, permettra d’accompagner l’ambition de l’APR pour le progrès économique et social du Sénégal. 
 
1.3.            la vision d’un autre Sénégal, une patrie de la démocratie et du progrès partage
Notre engagement pour un meilleur Sénégal part de trois préoccupations majeures :
- Partir de nos valeurs cardinales, satisfaire un pressant besoin d’identification à de nouveaux repères : éthique, idéologique et politique, pour s’insérer dans la gouvernance du monde,   et gagner une place confortable et durable dans la nouvelle mondialisation des économies, des nations et des individus.
Ø      Ouvrir également une ère nouvelle, qui ne laisse place qu’à  l’honnêteté de et dans la  pensée , et à la dignité dans l’action pour le progrès de tous.
Ø      Redonner confiance aux Sénégalais, qui n’ont que trop souffert d’espérances souvent trahies.
Ø      Construire ensemble un idéal de patriotisme qui se résume aux  cinq V ; vertu, vérité, vigilance, volontarisme et valeurs.
L'APR travaille avec toutes les forces vives de la Nation, à l'émergence à moyen et à long terme d'un Sénégal nouveau, uni, sûr, libre, développé, démocratique, juste  et solidaire.
L’APR y arrivera avec tous nos concitoyens par la concertation, la participation, la restauration des valeurs nationales, africaines et universelles de dignité, de vérité, de travail, de partage. Un tel Sénégal est possible, souhaitable et réalisable dans un avenir très proche. L’APR travaille à instaurer réellement au Sénégal une société qui se nourrit d’une triple fondation : la Nation, la République et l’Etat,
 
Une Nation séculaire, digne, travailleuse, unie et riche dans sa diversité géographique, culturelle, religieuse, philosophique.
Une Nation unie  où l’intégrité du territoire est garantie.
Une Nation qui valorise le travail, privilégie la justice, reconnaît la vérité et promeut la solidarité entre tous ses membres.
 
Une République démocratique, avec des institutions stables et respectées. Une séparation effective et fonctionnelle des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
 Un Gouvernement centré sur les priorités nationales, la défense des intérêts généraux et le contrôle citoyen. Une République fondée sur le respect des libertés individuelles et collectives de pensée, de conscience, d’expression, de culte.
 
L’APR travaille à mettre le Sénégal sur une nouvelle orbite de développement, à faire réellement du Sénégal un pays développé, compétitif, prospère,   sorti de la pauvreté et solidaire ; une société réconciliée avec elle-même, dans l’appropriation de sa conscience nationale.
 
 
L’APR travaille à instaurer au Sénégal un Etat de droit, où règnent la paix et la sécurité des personnes et des biens. 
 
Un Etat où agit une administration compétente et républicaine, équidistante des chapelles politiques, et où la compétence, le mérite, et l’intégrité sont reconnus, défendus, et promus. Un Etat qui met en avant l’intérêt général, la responsabilité, l’imputabilité, la transparence et la bonne gouvernance.
 
Un Etat respectable et respecté dans le monde et intégré à l’Afrique, renouant avec le Panafricanisme rénové, c'est-à-dire celui  des peuples et des nations. Un Etat attaché à son indépendance, ouvert au monde et actif dans les relations internationales, pour un nouvel ordre de paix, de justice et de solidarité.
 
Pour ce faire, cet ambitieux mais réalisable projet de société social-démocrate, respectueux des institutions de la république, des règles de la démocratie, de la dignité et des droits humains , repose sur une politique économique, culturelle et sociale équitable, cohérente, performante et humaine,  qui vise le développement et le plein épanouissement individuel et collectif.
 
1.4.            Un Nouvel Ordre de Priorités
 
Après avoir identifié objectivement les principales institutions républicaines, les différents secteurs et acteurs économiques et cerné les caractéristiques fondamentales et les tendances majeures de l’évolution du Sénégal, l’APR propose un Nouvel Ordre de Priorités (NOP). Elle précise ainsi les enjeux, les défis actuels et futurs, et les objectifs prioritaires. Elle détermine enfin les différentes places, et les multiples et primordiaux rôles des principaux acteurs sociaux et partenaires, pour une production optimale et un partage équitable des richesses.
 
Les axes essentiels du Nouvel Ordre de Priorités de l’APR concernent :
 
1.      Le développement de l’économie agricole durable, de l’industrie, de l’artisanat et des services.
2.      le renforcement du pouvoir d'achat  et de l’accès aux biens et services de consommation courante. 
3.      une politique de santé performante et également accessible  à toutes les franges de la société.
4.      un système d’éducation morale et citoyenne, doublé d’une  formation professionnelle de qualité, reposant sur la maitrise des compétences et l’employabilité.
5.      la promotion de  la science, de la culture, de la communication, des technologies, du sport, des loisirs…
6.      La création d'emploi en tenant compte des besoins de l’économie, de l'orientation et des aptitudes des citoyens.
7.      la prise en compte de la dimension genre dans toutes les politiques publiques
8.      la protection de l'environnement et  de la nature, intégrés dans une vision plus globale de développement durable.
9.       le souci constant des générations présentes et à venir, pour ne pas rompre le fil de notre Histoire
10.  L’articulation des politiques publiques aux réalités africaines et internationales, avec un souci particulier relatif aux Sénégalais de l’Extérieur pour un monde nouveau de compréhension, de coopération dans la liberté, la paix, la justice et la solidarité



 
2.     LES INSTITUTIONS DEMOCRATIQUES ET REPUBLICAINES
(Madiangane FAll, Oumar WANE)
 
2.1.            Les Institutions de la République
 
Le Président de la République, l’Assemblée nationale, la Justice et le Gouvernement sont les institutions de la République,  et représentent le pouvoir exécutif, le pouvoir judiciaire et le pouvoir législatif,  qu’ils exercent au nom du peuple sénégalais,  seul souverain.
 
2.1.1.      Un régime présidentiel rationalisé.
 
Le Président de la République,
L’Alliance Pour la République (APR ) propose aux Sénégalais un régime présidentiel rationalisé. Le Président de la république, élu au suffrage universel direct, donc dépositaire direct de la confiance des concitoyens,  doit jouer un rôle prépondérant dans le cadre d’un Etat de Droit. Son mandat est de cinq ans (5) renouvelable une seule fois. Le Président de la république exerce ses pouvoirs propres et partagés dans le respect de la constitution, de la loi et des droits de l’homme.
 
Ses descendants au premier degré, sa fratrie ou ses alliés directs ne peuvent lui succéder ou exercer des fonctions dans le Gouvernement, dans le bureau de l’Assemblée Nationale ou dans le bureau de toute autre institution de la République.
 
Ainsi le Président de la république demeure la clé de voûte des institutions, le gardien de la Constitution, garant de l’intégrité du territoire, de la cohésion nationale et des principes républicains, qui faut- il le rappeler,  écartent toute idée de dévolution héréditaire du pouvoir. Les actes qu’il sera amené à prendre dans l’exercice de ses prérogatives,  doivent être conformes au principe de légalité soumis au contrôle juridictionnel.
 
Le Parlement : l’Assemblée nationale
 
L’APR opte pour un Parlement monocaméral. L’Assemblée nationale est élue au suffrage universel direct de scrutin de listes proportionnelles et majoritaire. Elle est le siège du pouvoir législatif et  doit accorder plus d’importance au contrôle politique de l’Exécutif.
 
Les activités législatives et de contrôle de l’Assemblée, ne peuvent se dérouler dans les meilleures conditions, qu’en l’absence de conflit d’intérêt. Pour cette raison, nous préconisons la mise en place d’un code d’éthique, qui devra prévenir tout conflit d’intérêt, entre les fonctions de député et les activités qu’il exerce en dehors du Parlement.
 
L’Assemblée nationale doit davantage s’impliquer dans le processus d’intégration africaine. Ainsi, devra-t-elle être tenue informée de toute la législation et des principales activités communautaires. Les débats engagés dans les instances communautaires doivent se prolonger à l’Assemblée.
 
Le Conseil économique et social
 
Le Conseil économique et social est une assemblée consultative, regroupant les représentant(e)s des différentes corporations, depuis les corps de métiers jusqu’aux universités. Il émet un avis sur l’ensemble des questions d’ordre économique, social, scientifique, culturel,  relatives aux différentes activités sectorielles. Il peut aussi jouer un rôle de facilitation du dialogue social, être un espace de concertation, de prévention et de résolution des conflits éventuels entre l’Etat, les syndicats et le patronat.
 
Le pouvoir judicaire
 
Le pouvoir judicaire est chargé de l’application des lois. Il doit être à l’abri de toute influence qui mettrait en cause son indépendance. Cette indépendance est garantie par les conditions de désignations des membres des juridictions  et par une réforme du mode de fonctionnement du Haut Conseil de la  Magistrature.
 Le rôle du Président de la République, Président du Haut Conseil, devrait être soumis à un certain  nombre de contraintes, garantissant l’objectivité des choix des membres et des procédures de fonctionnement.
 
L’Assemblée du Haut Conseil sera élargie à des personnalités extérieures au corps des  magistrats. Ses délibérations plus contraignantes. Les pouvoirs et compétences du ministère public défendant l’intérêt de la société,  ainsi que  ses relations avec l’exécutif,  doivent être mieux encadrés. Ceci permettra d’éviter de  mettre en avant  les intérêts du régime au pouvoir ou des intérêts particuliers,  au détriment des intérêts des citoyens.
 
Les citoyens vont disposer de moyens juridiques pour saisir le Haut Conseil de la Magistrature,  lorsqu’ils constateront un dysfonctionnement de l’administration de la justice. La lutte contre la corruption et les conflits d’intérêts sera renforcée par la mise en œuvre de mécanismes et de moyens de contrôle adéquats.
 
 
Un Gouvernement réduit et concentré sur les priorités nationales.
Le Gouvernement, institution de la République,  ne peut pas être un instrument de régulation politique et de concussion au profit du parti au pouvoir. Il est un moyen de conduire dans la concertation au développement économique et social et d’apporter  la meilleure  réponse pertinente à la demande sociale.
 Les seuls impératifs qui doivent guider un gouvernement sont ceux d’efficacité et de transparence.
 
L’instabilité et l’élasticité de l’équipe gouvernementale  s’accommodent  mal de la nécessaire pertinence, efficacité et efficience de son action. La manipulation politique de l’équipe gouvernementale entraine des concentrations inopérantes et des dispersions incohérentes. L’APR propose que la taille du Gouvernement soit réduite considérablement et obéisse à  des critères de pragmatisme, d’efficacité, d’efficience  et de crédibilité.
 
 
2.2.            L’APR et sa conception de l’Etat.
 
2.2.1.      Un Etat de droit, unitaire et promoteur de la décentralisation
 
 Il est essentiel de rappeler l’attachement de l’APR aux principes de la République, de l’Etat de droit, de l’Etat-Nation unitaire et promoteur de la décentralisation. Notre option est ferme pour un Etat équidistant des forces centrifuges, garant de l’intégrité territoriale, de l’intérêt général et de la cohésion nationale sans préjudice pour la libre administration des collectivités locales et la gestion de proximité.
 
L’APR propose un Etat totalement souverain et reposant sur le droit,  au sens où il n’est pas pris en otage par les intérêts personnels, partisans ou dans des considérations idéologiques, religieuses ou de politiques politiciennes. Le nouvel Etat Sénégalais que nous voulons construire doit posséder une existence objective,  qui ne se confond pas avec celle d’un ensemble d’individus avec des intérêts particuliers ou partisans.
 
Ainsi nul ne pourra utiliser les appareils de l’Etat pour régler des comptes personnels. Ainsi, nul ne pourra se soustraire à ses obligations sous le couvert de la proximité avec l’appareil d’Etat ou des intérêts particuliers.
 
La décentralisation, enclenchée en 1972,  s’inscrivait dans une volonté d’associer les administrés à la gestion des affaires du pays. Cette logique politique a connu une évolution, elle sera renforcée avec l’élargissement des compétences transférées, des moyens et du contrôle.  Mais elle ne devrait pas compromettre la solidité de l’Etat,  dans sa forme et dans son mode de fonctionnement.
 
L’Etat doit agir toujours  pour le compte de l’intérêt général. Cette acception de cette forme d’Etat,  doit consolider l’idée de Nation, afin de permettre aux Sénégalais, de pouvoir se l’approprier  et  s’y reconnaître,  comme étant les véritables acteurs et garants permanents de la solidité, de la représentativité, de la crédibilité et de la continuité des institutions.
 
C’est uniquement dans ces conditions que le peuple sénégalais, qui partage les mêmes valeurs et la même histoire, pourra porter son Etat,  qu’il voudra efficace, efficient, juste et équitable.
 
2.2.2.      Un Etat accompagnant l’initiative privée
 
L’Alliance Pour la République propose un Etat où l’initiative privée est encouragée et accompagnée par l’Etat. Ainsi sont favorisées le développement de l’entreprise privée pour la création de richesse et d’emplois, notamment pour la jeunesse et dans le monde rural. Ainsi, l’Etat veillera à la mise  en place de politiques économiques viables et des conditions propices à la rentabilité de l’investissement. Seulement, l’Etat ne peut cautionner un laisser-faire aveugle, qui mènerait,  sans aucun doute à l’instabilité ou au monopole dans certains secteurs stratégiques où l’Etat conservera un droit de regard et d’intervention.
 
2.2.3.      Un Etat régulateur,  promoteur de la justice sociale.
 
La justice sociale n’est pas la prise en charge de quelques individus, mais une politique dont l’objectif est de corriger tous les déséquilibres (chômage, emplois précaires, pauvreté, inaccessibilité aux services sociaux de base…). La justice sociale sera aussi promue par l’instauration d’un dialogue sincère entre l’Etat, le patronat et les partenaires sociaux, et par l’organisation rationnelle de la répartition des richesses au profit de tous.
 
En ce sens, l’Etat s’emploiera à résorber le déséquilibre socio- économique entre les régions du pays, et entre les groupes socio-économiques. C’est là une des fonctions essentielles de l’Etat tel que nous le concevons à l’APR. La richesse est créée par les entrepreneurs et les travailleurs. Elle doit servir certes à avoir des profits et aussi et surtout à améliorer le bien être des populations où elles se trouvent sur l’ensemble du territoire national, un et indivisible.
 
2.2.4.      La séparation fonctionnelle des pouvoirs
 
La séparation des pouvoirs est un principe nécessaire et  indispensable dans l’unique intérêt du peuple, mais cela n’exclut pas le partage de certaines compétences. L’Assemblée nationale partage avec le Président de la République, l’exercice de la souveraineté nationale que le peuple, seul détenteur de la légitimité, leur confie par la voie d’élections au suffrage universel direct.
 
L’Assemblée nationale exerce ses pouvoirs de législation et de contrôle politique.  Le pouvoir judiciaire exerce ses fonctions en toute indépendance. Le Gouvernement est responsable devant le Président de la République et devant l’Assemblée nationale. Celle-ci, à coté d’un Président de la République disposant d’un pouvoir de dissolution encadré, sont tous les deux garants de la stabilité institutionnelle. Toute tentative de vassalisation d’une institution par une autre, ou de révision intempestive des règles fondamentales du jeu politique, est formellement exclue.
 
Le principe de la séparation des pouvoirs interdit l’interférence d’un quelconque de ces pouvoirs sur un autre. Son corollaire, le principe de l’équilibre des pouvoirs, interdit tout empiètement d’une institution sur les pouvoirs attribués à l’autre. Elle donne à chacun de ces pouvoirs les moyens d’éviter que les tentations d’abus de l’autre ne prospèrent. Le respect de la liberté et  des principes de bonne gestion sert la pérennité de la démocratie, de la liberté et des valeurs républicaines.
 
2.2.5.      Le contrôle citoyen
 
L’APR entend permettre au Citoyen, d’avoir un moyen de contrôle sur le député, par le moyen de procédures qui pourraient conduire à la remise en question du mandat d’un député défaillant en cas de comportements indignes.
 
Le contrôle citoyen est essentiel dans toute démocratie, car il sanctionne les choix politiques. Il permet d’avoir l’œil du citoyen, à travers les associations de la société civile, sur les choix et sur les actions quotidiennes du Gouvernement et de ses démembrements. Aucune entité ne pourra s’y soustraire.
 
2.2.6.      Un Sénégal intégré dans la sous région et en Afrique
 
A l’heure des grands ensembles, l’incapacité pour l’Afrique de s’unir, est une manière d’organiser collectivement et de façon prévisible, le suicide collectif de notre continent.  La réussite de l’entreprise d’intégration africaine exige que le « bellicisme verbal » et les commodités diplomatiques cèdent le pas à des engagements fermes, des actes effectifs de haute portée.
 
Elle doit surtout aboutir à un programme et à des activités accélérant le processus  d’intégration, avec la mise en place d’institutions supranationales  qui bénéficieront de transfert de souveraineté et de facilitation de la libre circulation des personnes, des services et des biens.
 
Le principe de subsidiarité doit être érigé en principe de gouvernance de ces entités supranationales. Nous devons aller au delà des querelles de leadership. Les organisations du continent seront être mises  à contribution au bénéfice de  la dynamique fédéraliste engagée depuis les indépendances.
 
Le processus d’intégration doit bénéficier de l’implication et de l’engagement des peuples d’Afrique et des organisations de la société civile,  des ONG et associations, des leaders d’opinion et intellectuels. Il s’agit pour l’APR d’une démocratisation du processus d’intégration,  qui donnerait ainsi plus de légitimité et d’efficacité,  aux différentes initiatives.
 
 
2.3.            La décentralisation
(Khamathe SENE )
 
Le  Sénégal s’est engagé dans la mise en oeuvre d’une politique de décentralisation qui s’est élargie et approfondie depuis son indépendance, avec la création des communautés rurales en 1972, la généralisation des communes de plein exercice en 1990 et l’érection des régions en collectivités locales en 1996, accompagnée du transfert de neuf compétences aux collectivités locales, réparties  en trois catégories de domaines d’action de développement :  i) économique : Planification,  aménagement du territoire, urbanisme et habitat, gestion des ressources naturelles, ii) culturel : éducation, sports et loisirs, jeunesse  et iii) social et sanitaire : Santé publique et action sociale.
 
La représentation locale obtint en 1999 la possibilité de participer à l’exercice de la souveraineté nationale avec la création d’une deuxième chambre au Parlement.
 
Par ailleurs, la Constitution fait des collectivités locales le cadre institutionnel de la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques. Elles s’administrent par des assemblées élues.
 
La conception des citoyens des services publics locaux s’est élargie ; ils pensent que, quelle que soit l’importance de l’agglomération où ils vivent, tous les citoyens d’une même nation devraient bénéficier des mêmes services administratifs, notamment la fourniture d’eau potable, d’éclairage public, d’éducation publique, d’accès aux soins de santé, d’évacuation des ordures et même d’assainissement des eaux pluviales. 
 
Paradoxalement, les collectivités locales sont confrontées à des problèmes de moyens économiques, financiers et humains qui entravent la réalisation de leurs missions de développement économique et sociale. Il s’y ajoute les obstacles politiques à une véritable politique de décentralisation, avec une tutelle pesante (limitation des droits et des responsabilités des CL) et parfois hostiles (dissolution des conseils locaux, réaménagement territorial).
 
Reconnaissant leur rôle incontournable dans le développement local, l’APR s’engage à assurer la viabilité administrative et économique des collectivités locales, sans discriminations exclusives. Elle opte pour :
 
-         la réforme du cadre institutionnel pour permettre une participation citoyenne à la gestion des affaires publiques locales et au contrôle des exécutifs locaux ;
 
-         La mise en œuvre d’une politique d’aménagement du territoire qui assure un équilibre économique et social harmonieux entre les différentes collectivités locales et leur permet de remplir leurs responsabilités économiques et sociales, en mettant en avant des critères basés sur la superficie territoriale, le poids démographique et les ressources propres ;
 
-         Le développement des collectivités locales des ressources humaines adéquates pour leur gestion efficace et leur adaptation à l’évolution du contexte institutionnel, économique et social (fonction publique locale, renforcement des capacités techniques et humaines, etc) ;
 
-          Une nouvelle approche économique et financière adaptée pour l’accroissement des ressources financières des collectivités locales à travers le concours de l’Etat, et l’élargissement des possibilités de mobilisation de ressources propres (fiscalité locale, coopération décentralisée et avec les bailleurs de fonds, participation à l’exploitation des ressources naturelles, etc) et des moyens de valorisation de leurs vocations dominantes (filières agricoles et forestières, élevage, activités de prestation de services, arboriculture, pêche, tourisme, artisanat, etc).
 
 

 
3.     LES SECTEURS ECONOMIQUES
 
 
3.1.  Contexte économique international et national
 
(Khamathe SENE)
 
Après 50 années d’indépendance, le Sénégal est toujours confronté à des difficultés économiques en raison de l’absence de politiques efficaces d’éducation, de bonne gouvernance et d’infrastructures de base.
 
 Faute de trouver sa place,  dans la mondialisation, il s’est résolu à trouver sa voie dans l’aide publique au développement qui est devenue l’élément central de ses programmes de développement. Ainsi, il ne compte que sur l’aide, les transferts des émigrés et les exportations de matières premières pour se développer.
 
Le Sénégal a subi la détérioration des termes de l’échange des matières premières, les chocs pétroliers et l’installation des sécheresses. Il s’était endetté au point de voir imposer les politiques d’ajustement structurel  Ces PAS provoquèrent un chômage massif et accentuèrent l’appauvrissement des populations.
 
Après l’alternance opérée en 2000  la pauvreté s’est  approfondie et élargie aux couches moyennes de la population avec la survenue d’une mauvaise gouvernance marquée par l’instabilité institutionnelle, la non transparence, le développement de la corruption, l’accaparement et le gaspillage des ressources.
 
Ce contexte impacte négativement sur la situation économique et financière avec une dégradation structurelle de ses fondamentaux : une faible croissance de l’économie, une inflation élevée, un déficit des comptes extérieurs ainsi qu’un déficit budgétaire chronique. L’économie repose essentiellement sur l’agriculture, l’agro-industrie, la pêche et le tourisme. L’agriculture élément moteur dépend de la pluviométrie et l’industrie est prédominée par l’agro-alimentaire.
 
Il s’avère alors nécessaire d’opérer à des ruptures en réorientant à la fois la politique économique et les politiques sociales. Il s’agira d’asseoir une croissance élevée et durable pour réaliser des investissements massifs, et d’assurer l’articulation de cette croissance à la distribution des richesses pour vaincre la pauvreté. Il s’agira aussi de ramener le déficit budgétaire à un niveau soutenable par l’économie pour limiter l’endettement du pays, qui est source de perte de liberté d’action et d’appauvrissement des entreprises locales. 
 
Dans cette perspective, la politique consistant à la mise en œuvre de la  « stratégie de réduction de la pauvreté » (DSRP) articulée aux objectifs du millénaire pour le développement (Omd) est insuffisante. Cette stratégie doit être réorientée et renforcée vers une stratégie de relance de la croissance, d’éradication de la misère et de lutte contre la pauvreté.
 
Il s’agira dès lors, de mettre en place un véritable programme de développement économique et social, qui passe par la maîtrise de l’énergie, l’innovation, l’investissement, le financement de l’économie, la modernisation du secteur informel et de l’agriculture et qui vise la création d’emplois, l’amélioration de la santé, le cadre de vie et l’éducation des populations, notamment ses couches les plus vulnérables.
 
 
3.2.  Agriculture
 
(Birame Faye, Abdourahmane NDIAYE)
 
L’agriculture est essentiellement pluviale et saisonnière ; elle occupe la majorité de la population.
Cependant elle demeure la principale source d’emplois et de revenus pour les populations rurales, mais la majorité des acteurs vivent dans la misère et la précarité.
 
L’Alliance Pour la République préconise de révolutionner profondément l’agriculture grâce à une relance du secteur et sa modernisation à travers de grands investissements publics et privés, la recherche-développement, la formation, la mécanisation, l’irrigation et la diversification avec une priorité aux cultures vivrières. Ce qui permettra d’atteindre progressivement l’indépendance économique, la sécurité alimentaire, l’amélioration des revenus des populations rurales et le développement durable.
 
Pour moderniser et rendre notre agriculture performante, nos priorités sont :
-L’Augmentation de la production des céréales comme le mil et le maïs ;
-La défense et la restauration de la fertilité des sols et la lutte contre les érosions ;
-L’intensification et la diversification des cultures ;
-Augmentation des cultures fruitières et maraîchères ;
-Augmentation des Cultures maraîchères ;
-Instauration d’un bon circuit de commercialisation
 
3.3.   L’élevage 
(Abdourahmane NDIAYE)
La politique à mettre en œuvre pour la relance de l’élevage devra avoir comme objectif essentiel de lutter contre la malnutrition, en rendant accessibles les produits animaux à toutes les couches de la population.
 L’option « production laitière » prise depuis ces dix dernières années par l’Etat à travers les différents programmes d’insémination artificielle qui engloutissent beaucoup d’argent est inéfficace.
Ainsi, notre parti  opte pour le développement des espèces à cycle court (volaille, petits ruminants…) pour lutter contre la malnutrition.
Le secteur doit être mieux pensé et réorienté en organisant la filière laitière traditionnelle tout en favorisant l’installation des fermes modernes de production laitière  autour des grands centres de consommation et surtout dans les zones propices à la production laitière.
L’élevage pastoral  occupera une place importante car pourvoyeur des près de 80% des produits carnés consommés au Sénégal et concernant près de 70% du cheptel bovin et petits ruminants.
3.4.  L’hydraulique
 
(Khamathe Sène)
 
L’eau est une ressource vitale pour la vie et un moteur du développement. Le secteur de l’hydraulique a souvent été associé à celui de l’énergie ou de l’agriculture à cause de leurs liens évidents, notamment les utilisations alternatives de l’eau.
 
 La politique de l’APR pour le secteur répond au défi de satisfaire une demande en eau croissante, du fait de la croissante démographique et des activités socio-économiques, dans un contexte de raréfaction de la ressource et un vieillissement des ouvrages hydrauliques. 
 
L’APR œuvrera à assurer l’accès universel des populations à l’eau potable et aux besoins de l’économie. Par :
 
1.      le maintien et le renforcement des infrastructures (de production, de stockage, de traitement et de distribution) pour faire face à l'augmentation de la demande, améliorer la qualité de service et étendre la desserte ;
 
2.      le renforcement du partenariat public-privé pour maintenir l’équilibre financier du secteur tout en garantissant des tarifs abordables pour les populations ; maîtrise et optimisation de la consommation d’eau des administrations ; l’implication accrue du secteur privé et des collectivités locales et des populations ;
 
3.      l'amélioration la qualité de l'eau fournie aux usagers à un coût accessible, particulièrement dans le bassin arachidier; la sécurisation des sources d’approvisionnement des unités de traitement de l’eau destinée aux grands urbains comme Dakar ;
 
4.      L’amélioration de la communication, l’information, l’éducation et la sensibilisation sur l’eau.
 
5.      le développement de l’hydraulique agricole par la mobilisation de ressources d’eau alternatives pour le maraîchage, l’irrigation et les autres besoins en eau de l’agriculture et de l’élevage, à travers la maîtrise des eaux de surface des cours d’eau,
 
6.      le stockage et l’utilisation des eaux de ruissellement avec l’aménagement des bassins versants, la lutte contre l’avancée du sel par la construction de digues et de petits barrages, la préservation de l’environnement des écosystèmes, la prévention des risques potentiels de pollution des eaux pluviales ; ce qui participe à la conservation des sols, à la lutte contre les inondations et la pauvreté.
 
 
3.5.  L’industrie
(khamathe SENE)
 
Secteur complémentaire de l’industrie, l’artisanat est un maillon essentiel de l’économie national.
Il est constitué par une grappe d’activités multifonctionnelles de valorisation du patrimoine culturel national.
 
Avec un pouvoir d’achat faible et des produits industriels assez coûteux, les populations se tournent encore en grande majorité vers les artisans pour les activités de fabrication, de confection et de réparation.
 
L’industrie s’appuie sur l’exploitation des ressources naturelles, comme le phosphate, et la transformation industrielle. Elle est composée principalement de l’industrie extractive, l’industrie chimique, la transformation agro-alimentaire, la confection et la mécanique. Le pays est sans industrie lourde. Le secteur contribue fortement à la formation du PIB.
 
Les politiques et stratégies industrielles, menées dans le cadre de la libéralisation de l’économie, ont débouché sur une désindustrialisation. Des contraintes structurelles grèvent la compétitivité du secteur industriel et l’empêche de répondre à sa vocation de secteur structurant pour toute l’économie nationale. Le dispositif d’appui aux entreprises s’acquitte insuffisamment de ses missions.
 
Le développement de l’industrie est handicapé aussi par la faiblesse des ressources naturelles, l’étroitesse du marché intérieur, les habitudes de consommation des Sénégalais tournées vers l’extérieur, la cherté et l’irrégularité de la fourniture d’énergie électrique, l’insuffisance des infrastructures de transport et la fraude.
 
Reconnaissant le rôle moteur de l’industrie pour l’économie, l’APR opte pour :
 
1.      La préservation d’un environnement macro-économique stable (équilibre budgétaire, politiques fiscales saines, etc.), et le renforcement des chantiers transversaux structurants pour l’économie (accès et qualité de l’éducation et de la formation professionnelle, efficacité de l’administration publique, amélioration de l’environnement des affaires, etc.).
 
2.      La modernisation compétitive du tissu industriel existant par la poursuite de sa mise à niveau aux normes internationales et le renforcement des capacités managériales ;
 
3.      Le repérage et le ciblage volontariste des moteurs de croissance qui pourraient être l’Offshoring (offre de sites clés en main pour tirer profit des opportunités de délocalisation des activités telles le traitement d'informations financières, comptables et bancaires ou encore les télé services), l’électronique, l’agroalimentaire, les produits halieutiques, le textile et l’artisanat.
 
4.      L’intégration de l’artisanat, de l’industrie et des services à travers le développement de la sous-traitance ;
 
5.      Le rééquilibrage de la répartition des implantations industrielles du pays.
 
 
3.6.  Les mines
(Birame Faye)
 
Notre pays dispose d’une diversité de ressources minières : or phosphates, matériaux de construction. Ce secteur  joue un rôle considérable dans l’économie par les effets directs sur la production nationale,  le volume des exportations et le nombre de ménages bénéficiaires.
 
L’APR accorde à ce secteur stratégique de notre développement, une importance capitale. Elle œuvrera à la relance de l’investissement direct ou indirect, national ou étranger avec une politique ambitieuse de grands travaux d’infrastructures structurantes comme des voies de communication (chemins de fer, ports, routes…), la fourniture d’énergie à des prix compétitifs, la mise en place d’industries de transformation et de circuits de distribution, une formation adéquate en ressources humaines de qualité.
 
L’APR compte  assurer la  sécurité et la protection  des personnes travaillant dans les mines.
Ensuite, dans le cadre de la gestion et de l’exploitation des ressources minières, les retombées des collectivités locales sont aussi à améliorer.
Enfin, l’APR s’assurera de la bonne gestion de l’environnement et la réhabilitation des mines et des carrières.
 
Dans ce cadre, les collectivités locales seront associées à la gestion et à l’exploitation des mines et des carrières.
 
 
 
3.7.   L’énergie
(Khamathe Sène)
 
 La politique du secteur doit répondre au défi de satisfaire une demande en énergie croissante (10% par an), du fait de la croissante démographique et des activités socio-économiques, dans un contexte de quasi inexistence de ressources en hydrocarbures.
 
L’accès à l’énergie demeure encore faible, notamment en milieu rural. Les ménages et les transports prédominent dans la consommation énergétique. La consommation des ménages est dominée par le bois de feu et le charbon de bois.
 
Or, la satisfaction des besoins énergétiques, qui est une condition nécessaire pour la résorption des inégalités d’accès à l’énergie et la construction d’un développement durable, a toujours posé beaucoup de difficultés.
 
Le secteur est confronté des problèmes préoccupants d’obsolescence d’une partie importante des centrales électriques, de choix technologiques inadaptés, de déficit d’investissement et de maintenance et d’approvisionnements en intrants ainsi qu’une insolvabilité permanente de la SENELEC, par faute de mauvaise gestion.
 
Il s’y ajoute l’absence de volonté dans la diversification des sources d’énergie avec l’exploitation de nos potentialités énormes en énergie solaire et en énergie hydraulique, etc.
 
Une tentative en cours est l’introduction du biocarburant. Mais, elle risque d’entraîner le rétrécissement des terres emblavées en céréales, dont la production couvre rarement les besoins alimentaires du pays.
 
Dans le sous-secteur des combustibles domestiques, la principale contrainte concerne le mode d’exploitation peu rationnel des forêts à des fins énergétiques, qui entraîne une dégradation rapide du couvert végétal. Et l’arrêt de la subvention du gaz domestique a engendré un recours massif des ménages aux combustibles ligneux (bois et charbon de bois).  
 
En effet, la promotion de nouveaux combustibles de substitution (diffusion du kérosène) et la diffusion de foyers améliorés ont enregistré des résultats peu significatifs, en raison de manque de moyens financiers pour le soutien des activités des acteurs (groupements d'artisans, ONG, associations de revendeuses, boutiques).
 
Au vu des enjeux de l’énergie et de l’environnement au niveau mondial, il serait opportun de mettre aussi l’accent sur une coopération sous-régionale qui mutualiserait les efforts pour pouvoir profiter des énormes potentialités hydro-électriques des bassins hydrographiques de l’Afrique de l’Ouest,  réduire la facture pétrolière et assurer la préservation des forêts.
 
Pour ce secteur nos orientations stratégiques sont les suivantes :
 
  1. Sécuriser l’approvisionnement par l’instauration d’un stock de sécurité, une anticipation sur les achats et la concurrence dans la passation des marchés en vue de diminuer le coût supporté par les consommateurs ;

 
  1. maîtriser la demande, optimiser la consommation d’énergie des administrations et des ménages, et réduire la consommation dans le domaine des transports,  par l’introduction de véhicules à faible intensité énergétique et le renforcement du transport en commun ;

 
  1. Réduire la dépendance énergétique à travers une conversion plus efficace des combustibles fossiles (produits pétroliers, charbon minéral), la cogénération combinant la production d’électricité et de chaleur et une utilisation des combustibles fossiles à faible teneur en carbone ;

 
  1. la poursuite des réformes institutionnelles du secteur de l’énergie et de libéralisation du marché énergie dans les domaines de la production et de la distribution de l’électricité, pour l’implication judicieuse du secteur privé dans l’investissement et la gestion de la SENELEC;

 
  1. diversifier les sources d’énergie avec l’exploitation de nos potentialités énormes en énergies renouvelables (solaire, éolienne et hydraulique) ;

 
  1. Développer le partenariat public-privé et renforcer la coopération régionale pour accroître les capacités d’offre d’énergie électrique (production et transport), avec la possibilité d’importer de l’énergie électrique ;

 
  1. Renforcer les investissements dans la recherche et l’exploitation pétrolières, en libéralisant le code des hydrocarbures.

 
 
3.8.  Le tourisme
(Birame FAYE)
 
Il constitue l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie. En effet le tourisme  représente la deuxième source de devises après  la pêche.
 
 Le Sénégal accueille environ 700 000 touristes par an avec une capacité hôtelière de 20000 lits répartis dans 320 hôtels. C’est aussi un enjeu majeur en termes de créations d’emplois.
Cependant le secteur touristique connait de grandes difficultés au Sénégal. D’année en année le nombre de touristes décroit de façon régulière et la tendance n’est pas prête de s’inverser. En plus notre pays doit faire face à la concurrence.
 
Malgré les énormes potentialités dont il dispose sur le marché international et régional, il est plombé par un manque criard de moyens, l’instabilité institutionnelle et la faiblesse du dispositif de formation pour sa bonne promotion.
 
A l’APR nous accordons une importance particulière à ce secteur reconnu pour l’importance de ses effets d’entrainements…
 
Pour la société que nous proposons  nous sommes conscients que ce secteur est fondamental au développement économique et social du Sénégal.
 
Nous comptons :
-        assainir le secteur en encourageant une qualité accrue de l’accueil et du service.
-        utiliser à bon escient et de façon concertée le fond de promotion touristique
-        diversifier les produits touristiques (l’écotourisme, tourisme et rural etc.) pour attirer davantage de visiteurs
-        renforcer les filières d’éducation et de formation dans le cadre d’un partenariat publique-privé
-        Sensibiliser et intégrer les populations dans la recherche de solutions pour la sauvegarde du patrimoine touristique.
-        Encourager les nationaux à investir dans le secteur
-        Mettre en place des mesures d’accompagnement : infrastructures sanitaires et de transport routier et aérien.
-        restaurer les monuments et sites historiques
 
 
3.9.   Les transports
(Khamathe Sène)
 
Le secteur des transports (terrestres, fluviomaritimes, aériens) joue un rôle économique extrêmement important dans le pays. Il s’y ajoute l’impact bénéfique de la disponibilité et de la qualité des services de transport sur les services sociaux (écoles, services de santé, cérémonies familiales, etc.) posent réellement problème. Mais, les différents sous-secteurs ne sont pas intégrés et leur inefficacité actuelle est un obstacle de taille au développement économique et social du pays.
 
C’est pourquoi notre parti, soucieux du développement harmonieux du Sénégal par une modernisation des infrastructures et des services de transport a élaboré une politique ambitieuse et réaliste.  Ce secteur central est un facteur d’intégration pour les populations nationales  de la  comme de la sous région sous-région et du continent.
 
L’APR opte pour :
 
  1. La coordination et le développement de synergie entre les modes de transport de façon à assurer à la collectivité un coût de transport minimum en valorisant de façon optimale les capacités existantes ;

 
  1. le désenclavement des zones isolées pour permettre une meilleure exploitation de leurs potentialités agricoles, minières et touristiques, une amélioration de la commercialisation de leur production ainsi que leur accès aux services sociaux, notamment la santé et l’éducation ;

 
  1. le renforcement la compétitivité du pays dans la sous-région par l’intégration des réseaux de transport (routier, ferroviaire, fluviomaritime) et l’amélioration de la qualité des infrastructures et équipements, et la construction de nouvelles routes, la réhabilitation et l’extension du chemin de fer ainsi que la restauration et la redynamisation des ports secondaires ;

 
  1. restaurer et renforcer l’offre nationale de transport aérien intérieur en améliorant les infrastructures en vue d’améliorer la capacité d’offre en fret et de transport de passagers, et en mettant en place d’une compagnie nationale.

 
 
3.10.                  Le commerce
( Khamathe SENE)
 
Le Sénégal rencontre d’énormes difficultés sur le plan commercial. Son marché intérieur est étroit et n’est pas développé faute de transports intérieurs efficaces et permettant l’intégration économique régionale ainsi que d’une mauvaise politique de consommation. Pays membre de l’OMC, il s’est engagé dans le libéralisme économique et dans l’intégration sous-régionale (UEMOA et CEDAO). Mais, ses échanges extérieurs (biens et services) sont limités par des barrières tarifaires et des obstacles techniques, notamment au niveau sous-régional. Il s’y ajoute que sa production n’est pas diversifiée et ses produits ne sont pas compétitifs au niveau prix en raison de la cherté des facteurs de production. Ainsi, sa politique commerciale s’est soldée, d’une part, par une consommation tournée vers les produits d’origine extérieure et, d’autre part, par un déficit chronique de la balance commerciale.  
 
L’APR opte pour :
 
-            la baisse des facteurs de production, notamment l’énergie, pour accroître la compétitivité des produits locaux ;
 
-            la création de conditions favorables de commercialisation et de développement de la consommation des produits locaux ;
 
-             Le développement d’infrastructures de transports assurant l’interconnexion des régions intérieures et avec les pays de la sous-région ;
 
-             Le soutien à la filière de l’arachide et la diversification de la production agricole et industrielle ;
 
-            La sécurité alimentaire pour tous et l’accès des couches vulnérables à une alimentation et une nutrition adéquates ;
 
-            La concertation avec les producteurs, les importateurs et les commerçants  dans la préparation et la mise en œuvre des politiques ;
 
 
3.11.                  La communication et information
(Dr Ndongo MBAYE)
 
Aujourd’hui, il est de notoriété publique que, parmi les piliers et les fondements modernes d’un développement durable, figurent les télécommunications (Technologies de l’Information net de la Communication - TIC), les communications, c’est à dire les infrastructures pour la mobilité des hommes, des biens et des services et la communication, dans son sens informationnel d’usage des média.
 
L’APR, dans son projet d’une société sénégalaise développée et plus juste, a placé le secteur de la Communication et de l’Information au cœur de ses préoccupations.
 
La nouvelle donne économique, c’est l’accès prioritaire aux informations capitales et stratégiques, capables de booster des secteurs et pans entiers de l’économie d’un pays, en plus de l’impact sécuritaire.
 
3.11.1.   Communication traditionnelle et classique
 
L’APR reconnaît tout d’abord l’importance de la communication traditionnelle,  qui a eu ses lettres de noblesse, par des canaux spécifiques, à travers l’oralité, et avec des communicateurs traditionnels comme les griots.
 
L’APR, fort du rôle primordial des différents vecteurs d’information que sont les journaux, les radios et la télévision, les TIC, mettra  un  accent tout particulier sur  l’organisation des médias.
 
Ainsi l’APR :
 
-encouragera une meilleure formation des journalistes,
- contribuera à l’existence d’associations ou de syndicats de presse autonomes, porteurs de saines revendications, mais aussi responsables et forces de propositions d’envergure, notamment dans le sens de la moralisation de la corporation, par le respect de l’éthique et la déontologie professionnelles.
-s’attellera à rendre les médias d’Etat au peuple sénégalais, pour leur enlever leur côté thuriféraire et laudateur du régime et d’une classe politique en mal de podium. La gestion de ces médias sera mieux rationalisée, pour équilibrer leurs comptes, et ne plus en faire des pompes à lait sur le dos des finances publiques.
-accordera les fréquences avec justice et équité, selon des critères transparents et communs à tous, dans une relation de partenariat avec les acteurs de la filière, à travers leurs différentes organisations.
-aidera financièrement la presse privée, en vue de son autonomie et de son indépendance
-enlèvera de la tête des journalistes,   toute épée de Damoclès, qui émousse leur liberté  et  les handicape dans leurs investigations et la recherche de la vérité, notamment par la défense du secret des sources.
-protégera également tous les citoyens, et toutes les personnes physiques et morales quand l’intégrité et l’intégralité de leur vie privée ou publique sont mises à mal par la presse.
-accompagnera tous les entrepreneurs en communication, dans les domaines de la formation, de la maîtrise des techniques de gestion, de la modernisation et de la mise aux normes internationales de leurs outils de travail….
 
3.11.2.  Communication et technologies  de l’information et de la communication (TIC)
 
Considérant l’effet impactant des TIC sur la vie de tous les jours des citoyens, et leur présence de plus en plus importante dans les champs de la politique, de l’économique et du social, l’APR, accorde une très grande importance à ce phénomène nouveau de société, dont le secteur est très pourvoyeur en emplois
 
Les effets induits de l’Internet et des nouveaux  médias sont réels sur les peuples, sur leur rapprochement, sur les échanges économiques, sociaux et culturels. Ils ont donc des bienfaits, mais hélas aussi sur leurs méfaits. L’APR propose de développer une exigence de vigilance nationale sur les méfaits de tels média.
 
Cette nouvelle aventure humaine est comme un outil de plus, au service de la démocratie, de la liberté, de l’égalité, de la justice, de l’économie, en somme d’une société plus participative pour les citoyens.
-veillera à en moraliser les contenus, à en contrôler et en maîtriser les accès déviants, qui porteraient atteinte à nos valeurs cardinales de civilisation.
-utilisera les TIC pour faciliter la vie des citoyens.
 
-fera en sorte que les TIC deviennent des outils récurrents et utiles,  pour l‘éducation, la formation, l‘enseignement et la recherche.
-vulgarisera les TIC dans toutes les administrations, aussi bien étatiques, gouvernementales, institutionnelles, que locales et associatives; mais aussi dans tous les secteurs de la vie économique,  la pêche, l’agriculture, l’élevage etc
 
Dans sa vision globale de la société à construire, l’APR va populariser les TIC et fera de la communication soit l’une des mamelles nourricières du développement du Sénégal.
 



 
4.     LES SECTEURS SOCIAUX
 
4.1.  Santé,  prévention et prise en charge sociale
(Aminata SOW)
 
4.1.1.      Un système de santé de référence pour le Sénégal
 
L’impact de l’état de santé sur le développement humain en général, sur la productivité du travail et sur la pauvreté en particulier, est une donnée importante dans la mesure de la performance d’une économie car les maladies affectent  sérieusement la productivité et les revenus des ménages.
 
Au Sénégal, le droit à la santé est reconnu par la constitution qui dispose en son article 14 que « L’Etat et les collectivités publiques ont le devoir social de veiller à la santé physique, morale et mentale de la famille ». Aussi, le Sénégal a adhéré à différentes chartes issues de rencontres internationales.
 
Néanmoins, nous notons des manquements importants et inacceptables dans le système de santé du Sénégal : les taux de mortalité infanto-juvénile et de maternité sont importants, le manque de personnel spécialisé et d’équipements, voire de médicaments essentiels, est criard, insupportable.
Dans ce contexte, l’APR, consciente de la place primordiale que doit occuper la santé des populations dans une politique gouvernementale de référence, s’est fixée pour objectif de mettre en place une politique, un système de santé efficace par une gestion efficiente des ressources humaines et financières pour  la prise en charge adéquate et durable de la santé des personnes.
 
4.1.2.      Enjeux et Défis 
 
Les populations sénégalaises, surtout rurales ; accèdent difficilement aux services de santé. Les rares services spécialisés dans ce domaine, les structures de référence sont implantées à Dakar et dans quelques capitales régionales. Le coût de la prise en charge déjà élevé est majoré par les frais liés au déplacement, à l’alimentation  et à l’hébergement, ce qui le rend insupportable pour la plupart des ménages.
 
Le Sénégal dispose seulement d’une dizaine d’hôpitaux répartis inégalement : Dakar en abrite les ¾. A côté, d’autres  régions comme  Fatick, Kaffrine, Kédougou, Matam, Sédhiou, Tambacounda, Ziguinchor …qui ne sont pas encore dotées d’un hôpital digne de ce nom. La carte sanitaire devra, à cet effet, être rapidement révisée pour être plus ambitieuse et permettre ainsi une distribution des prestations de manière plus équitable.
 
Nous notons en 2009 une insuffisance criarde de personnels de santé  en qualité et en quantité pour l’ensemble des structures sanitaires du pays : un médecin pour 11 000 habitants (y inclus le privé), un infirmier pour 4 200 habitants, une sage femme pour 4 000 femmes en âge de reproduction (FAR). Selon l’OMS, les normes de couverture sanitaire : 1 médecin pour 10 000 habitants, 1 infirmiers1 pour 300 habitants, 1 sage femme d’Etat pour 300 F.A.R.
 
Compte tenu de tous ces déficits, les populations se plaignent fréquemment de l’accueil et de la qualité des services de santé, sans compter les coûts de prise en charge jugés inaccessibles. Les gaps à franchir  sont encore importants. Il y’a des risques que l’atteinte des OMD-Santé soit compromise, si  cette situation persiste.
 
C’est pourquoi l’APR se donne la priorité de réorganiser notre système de santé afin de permettre à la population d’accéder à des services de santé de qualité à moindre coût et ceci quelque soit sa zone d’habitation.
 
4.1.3.      La réorganisation du système de santé 
 
Dans ce cadre,  l’Etat doit jouer un rôle central d’organiseur et de contrôleur du système de santé. L’objectif est d’avoir une couverture médicale universelle et une prise en charge universelle des soins de santé par une politique renforcement considérable des infrastructures, des équipements, des personnels, des produits et de mise en place de mutuelles de santé.
 
Une considération accrue sera accordée à l’appréciation des usagers afin de corriger les manquements et garantir une utilisation efficiente des services et justifier ainsi la pertinence de l’allocation des ressources. 
 
Pour cela ; le système de santé sénégalais sera pyramidal et surtout fonctionnel. A la base les postes de santé seront dans les villages avec un infirmier diplômé, une sage-femme et l’équipement nécessaire pour faire face aux soins les plus fréquemment demandés.
 
 Les centres de santé implantés dans les gros villages, les chefs lieux de communauté rurale, les petites ou moyennes villes. Ils seront sous la direction effective d’un médecin assisté au moins de deux autres spécialistes médecins dans les domaines où la demande est réelle ; radiologie, chirurgie, gynécologie, pédiatrie, cardiologie, ophtalmologie, biologie…
 
Après le centre de santé, nous aurons l’hôpital  de type 1 avec les spécialistes, l’équipement, les soins et médicaments nécessaires. L’ensemble des postes, centres et hôpitaux de types 1 dans un département ou une agglomération forme le district sanitaire.
 
Au niveau de la région, se trouve l’administration sanitaire appelée Région médicale. Et au sommet de la pyramide se trouve l’hôpital de type 2 à la pointe des derniers progrès de la recherche et des applications médicales sur le plan international. A côté du système public de santé, nous aurons le secteur privé ou communautaire implanté dans le monde rural ou dans les villes.
 
4.1.4.      L’importance de la prévention
 
La prévention sera mise au début et à la fin de l’action sanitaire pour l’hygiène et l’assainissement de notre cadre de vie, par la promotion de comportements et de mode de vie sains. Ainsi, des programmes opérationnels seront mis en place pour décourager les comportements défavorables à la santé afin d’éradiquer les maladies endémiques, de mettre fin à la consultation prénatale tardive, aux accouchements à domicile, à la négligence des consultations postnatales, à l’accroissement du nombre de sénégalais atteints de maladies cardiovasculaires, de cancers ou du diabète.
Pour aider à la réalisation de ces objectifs, les brigades d’hygiène seront réhabilitées dans leurs fonctions, des infrastructures adéquates et équipées ainsi que des ressources humaines seront mises à contribution.
 
4.1.5.      La formation la mobilité et la motivation des personnels médicaux et sociaux
 
Pour pallier à l’insuffisance de personnel de santé en qualité et en quantité pour l’ensemble des structures de santé du pays, nous mettrons en place une politique de formation dans les domaines essentiels et de pointe. Nous mettrons surtout l’accent sur la décentralisation de la formation dans les régions par l’implantation de nouvelles facultés de médecine et d’écoles de formation dans le but de contribuer à fixer les agents dans leur terroir et à rendre accessibles les soins à la population.
 
Pour affecter les personnels ailleurs que dans les grandes villes, la motivation du personnel  qui accepte d’être affecté dans des zones éloignées sera renforcée en fonction des contraintes professionnelles et du mérite.
 
Néanmoins, il faut reconnaître que ces mesures ne seront pas suffisantes pour atteindre les normes OMS de couverture sanitaire. Pour une résorption du déficit en personnel, en équipement et un rééquilibrage généraliste / spécialiste, il faut une collaboration accrue entre le Ministère de la santé, les entreprises privées,  l’université et les écoles de formation professionnelle en santé. Aussi, le secteur privé sera également invité et impliqué dans toutes les réflexions et activités relatives aux politiques et aux programmes de santé.
 
4.1.6.      Une nouvelle politique de mutuelles de santé
 
L’APR propose aux Sénégalais de souscrire à l’assurance risques-maladies pour une prise en charge partielle ou totale des soins de santé, selon des modalités à discuter entre l’Etat, les employeurs privés et les citoyens.
 
Les personnes qui ne travaillent ni dans l’administration ou dans le privé seront encadrées par l’Etat en vue de mise en place de mutuelles de santé publiques, privées ou mixtes pour assurer à tous une santé adéquate par la disponibilité des soins, des équipements et des médicaments ou autres traitements. Une contribution mensuelle modeste sera demandée aux adhérents pour participer à l’effort national de rationalisation des ressources destinées à la santé.  
 
Dans ce cadre, la Caisse de Sécurité Sociale et l’Ipres seront appelées à fusionner en une seule entité LA SECURITE SOCIALE pour mieux faire face aux besoins des travailleurs du public comme du privé en matière de prise en charge sanitaire et sociale tout en optimisant leurs ressources.
 
L’Etat mettra en place un partenariat avec les assureurs ainsi qu’une politique de subvention pour amener le maximum de citoyens à souscrire à une couverture risques-maladies.
 
La Pharmacie Nationale D’Approvisionnement en médicaments sera renforcée par l’implantation au Sénégal d’industries d’usines de fabrique de médicaments pharmaceutiques afin de permettre une plus grande accessibilité de la population aux médicaments et produits essentiels et à moindres coûts.
 
La médecine et la pharmacopée traditionnelles seront assistées en vue de leur modernisation pour une meilleure santé des populations.
 
 
4.2.   L’éducation, la formation  et la recherche
(Boubacar Siguiné Sy)
 
L’Alliance Pour la République accorde une place stratégique à l’éducation, à la recherche et à la formation professionnelle dans son projet de société. Ces différents domaines constituent un secteur important au Sénégal,  du fait de l’importance de la population concernée  et de son impact sur l’économie et l’avenir de notre pays.
 
 En effet, la cible jeune constitue plus de la moitié de la population d’une part et de l’autre,  de la qualité des ressources humaines, dépendent les conditions de notre émergence et de notre développement économique et social. Notre avenir dans un monde dominé par la science et la technologie est assurément à ce prix.
 
4.2.1.      Une école moderne, nationale, africaine et ouverte au monde
 L’Alliance Pour la République  milite pour changer les mentalités et redresser les comportements dans notre pays, par un retour aux valeurs de démocratie, de dignité, de vérité, de travail et de solidarité. Cette rupture passe obligatoirement par une réforme profonde de notre système d’éducation, de formation et de recherche pour la transmission-acquisition de nouvelles valeurs.
 
Car, en dépit d’une vieille tradition académique, des énormes ressources injectées ces dernières années (les budgets publics, sans compter les dépenses des familles et des partenaires extérieurs), le système connaît encore beaucoup de difficultés réelles et fait face à une instabilité chronique qui entravent son efficacité, son efficience et sa pertinence. 
 
L’éducation et la formation, nourries par une recherche de qualité,  demeurent les vecteurs des valeurs républicaines,  et les leviers de la croissance et du développement économique et social, dans une société réconciliée avec elle-même.
 
L’école sera ancrée dans nos valeurs nationales de démocratie, de paix, de justice, de travail, de citoyenneté, de solidarité qui devront se traduire quotidiennement dans nos actes.
Elle favorisera le développement des potentialités individuelles et collectives psychomotrices, cognitives,  psychoaffectives et intellectuelles,  pour une insertion professionnelle et sociale harmonieuse,  grâce à des méthodes pédagogiques actives, centrées sur les apprenants, sur la maitrise des compétences de vie courante et une adaptation permanente aux incessantes mutations.
 
 
4.2.2.      Une nouvelle organisation et de nouvelles finalités éducatives.
 
Une refonte complète des finalités, des buts et des objectifs pédagogiques est nécessaire pour asseoir de nouvelles pédagogies, des outils didactiques et des profils de sorties dignes d’un pays qui aspire à la modernité dans la justice sociale et la solidarité nationale,  à travers une école de qualité, ouverte à tous, garçons comme filles, apaisée et porteuse de valeurs démocratiques et républicaines,  dans les différents cycles.
Education prescolaire
Elle est une priorité pour le Parti pour deux raisons essentielles. Ce sous secteur est le premier niveau et tous les experts s’accordent sur son importance dans le développement ultérieur des facultés physiques, intellectuelles, affectives et créatrices. C’est pourquoi, des écoles maternelles  équipées et modernes seront généralisées dans tous les quartiers et villages pour permettre aux jeunes enfants d’être au rendez-vous de la croissance et du développement de l’Afrique en ce début du XXI° siècle. Les valeurs fondamentales de dignité, de liberté, de propreté, de vérité, de travail, de solidarité de notre pays et du monde ainsi que les acquisitions fondamentales à cet âge leur seront enseignées d’abord à cette étape avant d’être renforcées dans les autres cycles. Les TICE seront aussi mises à contribution en tenant compte de leur développement moteur, psychologique et social.
 
Enseignement élémentaire
La carte scolaire sera renforcée dans le sens de supprimer dans toutes les régions les abris provisoires, les écoles sans clôture, sans eau ou électricité, sans cycle complet ou blocs administratifs ou d’hygiène. Les avancées pédagogiques comme les méthodes actives, l’entrée par les compétences, les technologies de l’information et de la communication seront mises à profit une école primaire moderne et préparatoire à l’enseignement moyen, secondaire ou la formation professionnelle. Les enseignants seront tous formés, motivés et évaluées régulièrement selon des méthodes modernes et les niveaux minima d’exigence liés à ce cycle.
Enseignement moyen et secondaire
Des collèges et des lycées modernes de proximité seront accessibles dans toutes les villes, communautés rurales et villages numériquement importants. L’équité et l’équilibre seront recherchés entre  populations citadines et rurales, entre enfants d’origine aisée ou modeste entre filles et garçons, séries littéraires et scientifiques, enseignement général et formation pratique. Des bourses seront attribuées selon des critères d’excellence ou sociaux.
 
Des disciplines transversales et importantes dans la vie courante, morale, citoyenne et professionnelle seront enseignées comme la morale, le droit, la gestion, l’informatique, la philosophie, la communication, l’écologie… pour faire de chaque Sénégalais un citoyen informé, conscient, respectueux de la nature et des autres, patriote, compétent, utile et responsable.
 
Là aussi, l’entrée par les compétences, les méthodes actives centrées sur l’apprenant, les technologies de l’information et de la communication, le sport, les arts, le droit, la gestion, l           a communication, la créativité, l’orientation scolaire et professionnelle seront privilégiés dans les enseignements-apprentissages, le suivi-évaluation
 
La formation des enseignants et des personnels administratifs sera encouragée et leur motivation et carrière basée sur des critères objectifs.
 
 
Enseignement technique et formation professionnelle
C’est le parent pauvre de notre système, et cela explique beaucoup notre retard économique. L’APR compte révolutionner ce sous-secteur par la généralisation de centres de formation professionnelle,  dans les métiers porteurs de l’économie sur l’ensemble du territoire national, dans le monde rural comme dans les campagnes.
 
Enseignement supérieur et recherche
Ils constituent une valeur ajoutée à travers la formation de haut niveau, la formation continue, la recherche-développement et l’utilisation des découvertes et innovations par le monde de l’économie en général.
 
Orientation scolaire et professionnelle
Elle sera au cœur du système pour informer, guider et orienter les choix d’études, de formation  et d’insertion tout le long de la vie,  en tenant compte des aspirations ; des compétences individuelles  et des besoins de l’économie.
 
Alphabétisation et promotion des langues nationales
Elles seront renforcées pour permettre aux adultes,  en particulier les femmes, à mieux s’intégrer dans la vie politique,  économique, culturelle et sociale. Les associations, l’édition, la communication seront accompagnées dans toutes les langues nationales.
 
Education inclusive
L’éducation, la formation et l’insertion,  sont des droits établis pour tous les Sénégalais. L’APR veillera à une prise en compte effective des droits des enfants,  adolescents  et adultes à besoin spéciaux dans tous les domaines de l’éducation et de la formation  par une politique de discrimination positive.
 
4.2.3.      les propositions de l’APR pour une éducation de qualité
 
Il s’agit dès maintenant lancer des réformes courageuses et profondes et de faire des investissements massifs et intelligents dans le secteur, pour maintenir le rythme et progresser. Cette vigoureuse volonté politique consiste à :
 
1.    créer de nouvelles structures (écoles, collèges, lycées, centres de formation, centres d’alphabétisation, universités, centres de recherche…) sur des bases objectives et équitables dans l’ensemble des régions du Sénégal;
 
2.     promouvoir les domaines porteurs,  où des avantages comparatifs réels existent,  comme dans les sciences et technologies, l’agro-alimentaire, l’électronique, l’informatique, les télécommunications, la médecine, le sport, les arts, la communication, les langues, les sciences humaines, les nanotechnologies…
 
3.     généraliser la réforme LMD (Licence Master et Doctorat) et la co-diplomation avec les meilleurs universités et centres de recherche du monde.
 
4.    rendre adéquats les curricula aux exigences pédagogiques et didactiques modernes,  en matière de formation et d’insertion sociale.
 
5.     Mettre en place les conditions sociales, pédagogiques et d’insertion professionnelle et sociale favorables pour les enseignants, les apprenants, les autres personnels administratifs et techniques,
 
6.     cultiver un climat social apaisé de concertation et de respect mutuel entre les différents acteurs de l’éducation, de la formation et de la recherche  dans l’intérêt de la communauté nationale.
 
7.    encourager le partenariat public-privé dans la définition des orientations, des priorités, des modalités pratiques, la recherche des ressources,  et la gestion des établissements d’enseignement supérieur et de recherche-développement, sur l’ensemble du territoire.
 
 
4.2.4.      Les priorités nationales
Les priorités pour notre politique nationale d’éducation, de formation et de recherche sont relatives à :
1.   une grande concertation nationale avec tous les acteurs et partenaires du secteur sur les enjeux, les finalités, les buts, les moyens et les objectifs de l’éducation, de la formation, de la recherche et l’insertion socioprofessionnelle (assises, états généraux, forum…), en relation avec nos valeurs nationales, africaines et universelles et les nécessités de la modernité.
 
2.   la modernisation de tous les cycles d'enseignement, du préscolaire au supérieur,  et de la recherche à travers des investissements massifs dans les constructions, la formation, l’équipement, les bourses d’excellence ou sociales,  dans les secteurs porteurs et la recherche-développement.
 
3.   l’ouverture des écoles, des collèges, des lycées, des centres d’alphabétisation, des centres de formation professionnelle et des universités sur la communauté et leur imbrication dans le tissu économique, culturel et social,  à travers  la création de Pôles Intégrés d’Education Recherche Développement Economique et Social (PIERDES) dans chaque région 
 
4.   Le partenariat dynamique avec les parents, les collectivités locales, les enseignants, les syndicats, les apprenants, le privé, l’enseignement confessionnel,  pour la qualité des enseignements-apprentissages
 
Globalement, l’APR veut faire du développement des écoles, des collèges, des lycées, des centres d’alphabétisation, des centres de formation  et des universités, dans toutes les régions, une priorité absolue. Les nations sont différenciées, dans la globalisation croissante, par le niveau et la qualité de leurs ressources humaines,  dans les secteurs les plus pointus de l’économie et de la société. La science et la technologie permettent de gagner la bataille pour le progrès dans la justice sociale, dans la paix et la solidarité.
 
 
4.3.   L’urbanisme, l’aménagement du territoire, l’habitat, la construction et l’assainissement 
(Khamathe Sène)
 
Le secteur de l’Urbanisme, de l’habitat et de la construction, par sa vocation transversale, impacte  tous les domaines de la vie économique, sociale et culturelle. L’APR leur accorde une importance cruciale pour un développement humain durable. Elle travaille à faire de nos localités  des villes et des villages dont le développement est nécessairement planifié, pour répondre à leur vocation de creuset de multiples opportunités économiques, culturelles et sociales concentrées dans leur espace.
 
La macrocéphalie de la capitale, Dakar, sera contrebalancée par la création d’une nouvelle capitale politique et administrative et le renforcement, l’équipement et la création de grandes, moyennes ou petites industries, d’universités, d’infrastructures de transport, de culture, de sport dans les autres régions du Sénégal pour venir à bout de la grande disparité entre les villes, villages et de l’exode rural.
 
Sur le plan de l’aménagement du territoire, d’autres pôles de développement seront mis en place sur toute l’étendue du territoire. L’application d’une véritable politique de décentralisation politico-administrative, avec le développement des collectivités locales, mairies, communautés rurales et régions permettra un développement local équilibré.
 
L’accès au logement sera encouragé et facilité, avec les possibilités d’acquisition de titre foncier, la baisse des coûts de construction et des systèmes de financement adaptés. Les normes de construction seront rationalisées avec de nouveaux instruments : Code de l’Urbanisme et Code de la construction modernes.
 
L’assainissement des eaux pluviales et des eaux usées, ainsi que le  nettoiement des ordures ménagères, seront une priorité pour l’APR dans la mesure où ils sont gages de santé, de bien-être et de développement économique, culturel et social.
 
Orientations stratégiques de l’APR :
 
  1. Améliorer la gestion de l’espace et des agglomérations urbains par la dotation des centres urbains (capitales régionales, principales villes et centres ruraux) de plans directeurs d’urbanisme, le  respect des priorités de la programmation de l’utilisation du sol lors de l’application de ces plans, la création et l’aménagement systématiques d’espaces publics, de parcs, de jardins ainsi que la préservation et la valorisation des sites naturels remarquables, des cours et plans d’eau. Ceci permet d’anticiper et d’encadrer l’occupation des sols, et empêcher l’installation des populations dans les zones non habitables.

2.      Produire des parcelles viabilisées par les lotissements publics et privés pour répondre aux besoins pressants en logement et faciliter l’accès à la propriété aux groupes vulnérables de la population comme les migrants ruraux ou les handicapés, tout en prévenant les occupations irrégulières et la constitution de nouveaux bidonvilles.
 
3.      Assurer un droit au logement décent pour tous en mettant en place des institutions et des mécanismes d’encouragement à la production de logements, de parcelles viabilisées et d’équipement et en rationalisant l’occupation de l’espace. Ce qui passe par la promotion de l’auto construction et de l’habitat social en milieux urbain et rural; la rationalisation des coûts des matériaux de construction, accompagnée de la promotion de l’utilisation des matériaux locaux; l’amélioration des modes et systèmes de financements de l’habitat. Dans le cadre de la promotion d’un habitat social décent, l’Etat va encourager l’adoption de nouveaux types de logements de qualité accessibles à la majorité de la population, et participera à la viabilisation et à l’équipement des zones d’habitation.
 
4.      Améliorer le cadre de vie dans les quartiers irréguliers et bidonvilles par leur restructuration, la régularisation de leur occupation foncière, leur dotation en infrastructures et équipements essentiels ainsi que leur assainissement et leur embellissement par l’aménagement d’espaces verts pour rendre. Dans ce cadre des solutions d’éradication définitive des inondations sont engagées, notamment la réhabilitation et la valorisation des bassins de rétention, et la densification de l’habitat par la construction d’immeubles collectifs pour les familles des quartiers inondables de la banlieue de Dakar. Ce qui leur permettra de rester dans leur cadre de vie et poursuivre normalement leurs activités socio-économiques. Ces actions permettront de sortir les populations des points bas des bassins versants et de dégager les voies d’eau naturelles.         
 
5.      Garantir l’égalité d’accès à la terre pour l’activité de promotion immobilière, l’acquisition de parcelles viabilisées ou de logements. Ce qui passe l’abolition des pratiques discriminatoires liées au pouvoir d’achat (telles que la capacité de régler directement ou par le bais d’une banque le coût du logement ou de la parcelle) par l’application rigoureuse de la législation existante, la lutte contre la spéculation foncière et la mise en œuvre de mesures d’atténuation de ces discriminations dans le cadre de la lutte contre la pauvreté urbaine.
 
6.      Favoriser l’accès aux services essentiels par le développement du réseau de fourniture et de distribution de l’électricité et d’eau courante dans les zones urbaines et rurales, l’extension du réseau d’assainissement et de voirie moderne à la banlieue de Dakar, aux villes à vocation particulière comme les chefs- lieux de régions et chefs-lieux de départements, villes industrielles, minières, touristiques.
 
7.      Rééquilibrer  la répartition des populations, infrastructures et équipements sur le territoire par un aménagement du territoire qui prend en compte les possibilités offertes par une véritable politique de décentralisation - celle qui articule entre la décentralisation au développement local - et qui réorganise le découpage territorial de façon à permettre aux collectivités locales à pouvoir valoriser leurs potentiels et leurs vocations dominantes (filières agricoles et forestières, élevage, activités de prestation de services, arboriculture, pêche, tourisme, artisanat, etc) pour réaliser leur développement économique.
 
8.      Mettre en avant la concertation et la participation des acteurs concernés dans l’élaboration et la mise en œuvre des programmes d’habitat, d’urbanisme, d’assainissement, d’aménagement du territoire  ainsi que l’équité et la transparence dans l’application des procédures administratives ;
 
 
 
 
4.4.    L’ENVIRONNEMENT
(Abdourahmane NDIAYE, NDEYE NAM DIOUF)
Le Sénégal fait partie des pays africains qui ont les meilleures dispositions en matière de législation environnementale, notamment le Code de l’environnement  et le plan national d’action pour l’environnement.
A côté des textes nationaux, notre pays a également signé et ratifié plusieurs et accords bilatéraux et multilatéraux  et  conventions : convention sur la biodiversité, convention sur le développement durable,  convention cadre sur les changements climatiques, convention sur les zones humides, etc.
Malgré l’existence de cet arsenal juridique en matière de la préservation de l’environnement, notre pays connaît des problèmes environnementaux sérieux liés à la non application des textes de loi :
-         l’occupation anarchique de l’espace côtier et du domaine maritime ;
-         La déforestation excessive ;
-         La pollution marine et côtière par les rejets industriels et domestiques ;
-         L’urbanisation sauvage et les constructions anarchiques ;
-         L’exploitation anarchique des carrières minérales ;
C’est pourquoi, notre parti devra mettra en place un ministère de l’environnement fort, s’appuyant sur des institutions de contrôle capables de faire appliquer la loi sans discrimination.
Dans le domaine de la gestion marine et côtière qui reste une grande préoccupation actuelle pour notre pays et alimente les débats à cause de l’occupation anarchique du domaine maritime, la surexploitation des ressources, l’agression des côtes par l’exploitation anarchique du sable marin, nous constatons une impuissance totale du pouvoir actuel à mettre en œuvre une bonne politique gestion. Cette défaillance de l’Etat dans sa politique de gestion marine et côtière est surtout due :
-         au non respect des textes de lois existants en la matière (Code de l’environnement, Code de la pêche maritime, Code de l’urbanisme, normes de rejets des déchets industriels, Code du tourisme, etc.  Wink  ;
-         au caractère sectoriel de ces différentes lois ;
-         Leur ancrage à des institutions différentes et souvent sans relations fonctionnelles (ministère de l’environnement, ministère de la pêche, ministère de l’urbanisme, ministère des mines, collectivités locales, ministère de l’industrie, ministère du tourisme, Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation des sols…);
A cet effet, nous proposons la mise en œuvre d’une politique de gestion intégrée ou gestion holistique des zones marines et côtières qui constitue une approche globale de gestion qui s’intéresse non pas uniquement à certaines ressources mais à l’ensemble de l’environnement marin et côtier, dans le but de surmonter la fragmentation inhérente aux approches de gestion sectorielles.
Pour l’institution chargée de la mise en œuvre d’une telle politique, plusieurs options se présentent :
-         Le renforcement des pouvoirs du ministère de l’environnement pour une mise en œuvre adéquate de la politique de gestion intégrée des zones marines et côtières ;
-         La mise en place d’un cadre de concertation regroupant toutes les institutions impliquées dans la gestion marine et côtière (ministères, organisations de professionnels, collectivités locales,…) ;
L’APR  va promouvoir une société solidaire pour un développement durable, respectueux de la personne humaine et de l’environnement. Il s’agit de prendre en compte la santé physique et mentale, l’épanouissement des générations présentes et futures, et la protection de l’environnement de toutes sortes de pollutions.
L’idée que l’APR se fait du développement durable consiste à «penser globalement et à agir localement» en redonnant une partie du pouvoir de décision aux personnes, aux associations de la société civile et aux collectivités locales.
4.5.   La culture
    (Boubacar Siguiné SY)
 
La culture est constituée de l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui donnent son identité à la société sénégalaise. Elle englobe les arts et lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. 
 
La culture est un patrimoine matériel et immatériel à la fois, héritage de l’histoire et création permanente des générations passées, présentes et à venir. Elle  est universalité et transcendance, dans la mesure où elle se retrouve chez tous les peuples d’une part,  et d’autre part,  elle s’impose à nous,  à travers l’éducation et les interactions sociales devenues prégnantes,  avec la globalisation qui ne laisse aucun peuple indifférent.
 
L’APR trouve que la culture a valu à notre pays de multiples satisfactions dans le monde,  à travers ses nombreux créateurs de génie de dimension internationale : écrivains, plasticiens, cinéastes, musiciens, comédiens, danseurs, architectes, designers.... C’est pourquoi, l’APR pense qu’elle doit être soutenue et renforcée par l’Etat et les autres institutions  ou personnes morales et physiques. 
 
Consciente de son importance stratégique, l’APR travaille avec l’ensemble des acteurs culturels à la mise en place d’une politique culturelle ambitieuse. Celle-ci nous réconcilie en effet avec nos valeurs profondes de civilisation,  tout en nous ouvrant aux souffles fécondants du monde extérieur. Il s’agit d’augmenter le niveau culturel de la population, de former de grands créateurs, d’asseoir de véritables industries culturelles viables  et facteurs de développement et d’épanouissement individuel et collectif.
 
L’APR  considère  ainsi la culture dans son acception la plus large comme l'ensemble des représentations et des activités humaine. En ce sens, elle est en effet un merveilleux instrument de désaliénation  par l’ancrage dans nos valeurs et un puissant levier et levier pour le développement économique et social. Elle repose sur l’appropriation par les générations présentes et à venir de notre identité culturelle propre, faite de brassages entre les différents groupes sociaux, linguistiques, religieux, …depuis des siècles,  dans l’espace sénégambien.
 
Ces différents échanges ont produit des valeurs fondamentales d’ouverture, de tolérance, de travail, de partage, de vérité, de dignité, d’honneur. Ils ont aussi donné naissance à des sites historiques, des monuments, des vestiges, des créations, des savoir-faire, des savoir-être et des œuvres artistiques à valoriser,  au Sénégal et partout dans le monde….
 
L’APR est convaincue que l’Afrique doit se réapproprier son histoire et ses cultures véritables,  pour pouvoir sortir de la pauvreté  et emprunter les voies salvatrices du développement économique et social. La forte parenté culturelle et sociale fait,  qu’au- delà des frontières artificielles héritées de la colonisation, une continuité culturelle indéniable reste le socle fondamental des Etats-Unis d’Afrique,  auxquels nous adhérons fortement.
 
 Il est impératif, dans cette perspective,  de prendre en compte la dimension culturelle comme on le fait de l’celle environnementale dans tous les projets de développement, qu’ils concernent l’éducation, les sciences, la communication, la santé, l’environnement, le tourisme, l’économie....
 
 Il s’agit de soutenir le développement du secteur culturel,  par le biais d’une politique ambitieuse  de valorisation du patrimoine matériel (sites, monuments…) et immatériel (valeurs, traditions, représentations, personnages…).
La formation (centres de formation, conservatoires, ateliers…), l’accompagnement et la protection des droits d’auteurs et des droits voisins des acteurs culturels seront au centre de notre politique dans ce domaine.
 
 La  création, l’équipement, le soutien à des infrastructures (centres culturels, espaces de création, de formation, d’expositions …),  et à des industries culturelles sur l’ensemble du territoire national, seront encouragés par l’Etat, les collectivités locales, les entreprises, les mécènes…
La musique, le cinéma, la danse, le théâtre, les arts plastiques, l’architecture,  qui sont  créateurs d’identités, d’œuvres, d’emplois et de richesses pour les populations seront mieux organisés et soutenus par l’Etat.
 
4.6.    La politique de jeunesse
(Mamadou BA, Mandiangane FALL)
 
4.6.1.        La politique de jeunesse de l’APR
 
Avec les crises de mai 1968 et février 1988, les pouvoirs publics ont pris conscience  de l’importance démographique des jeunes, de leur impact sur la société et de leur poids politique et économique. L’APR a compris la nécessité de changer d’optique et d’approche pour mettre en place une politique de jeunesse plus intégratrice et plus globalisante.
 
La situation des jeunes au Sénégal reste préoccupante : elle est marquée par le chômage, le sous emploi, le manque de formation, la drogue, les maladies, l’insécurité et la violence.
C’est pourquoi, l’APR, consciente du rôle et de la place des jeunes dans le développement économique et sociale de la nation entend définir une politique de jeunesse efficace et crédible qui prend en charge les besoins et préoccupations des jeunes et qui garantit leur pleine participation à la vie de la nation afin d’inculquer à notre société une culture de la relève.
 
L’APR est consciente que la prise en charge des préoccupations de la jeunesse,  consiste à prendre en compte leur diversité et leur spécificité,  cette jeunesse véhicule  une seule et unique préoccupation : l’accès à l’éducation, à la formation et surtout à l’emploi.
 
Dans leur diversité nous pouvons présenter trois catégories de jeunes :
 
-         Les jeunes formés, diplômés mais sans emploi ;
-         Des jeunes sans formation et sans emploi ;
-         Des entrepreneurs sans ressources.
Cette  diversité que nous observons au sein de la couche sociale jeune se traduit par une diversité des besoins. Diversité que la politique de promotion et de responsabilisation de la jeunesse de l’APR, se propose de prendre en charge adéquatement, de façon efficace, efficiente et durable.
 
Les offres d’emploi font référence,  en plus du diplôme, à une expérience professionnelle qu’on ne peut acquérir que parce qu’on a travaillé. Un paradoxe qu’il faut contourner en offrant à nos jeunes diplômés un cadre d’éducation citoyenne, de formation professionnelle,  répondant aux besoins de l’économie et d’immersion encadrés par l’Etat et les collectivités locales,  afin de leur offrir un capital d’expérience minimum de départ.
 
Nous nous donnerons les moyens d’assurer la formation minimum, aux jeunes qui n’ont pas eu la chance d’en bénéficier. Formation à l’issue de laquelle, ils seront mieux outillés dans leur quête d’emploi.
 
A l’endroit des jeunes entrepreneurs, l’APR mettra en œuvre une politique de renforcement de leur capacité de gestion,  et de leur capacité technique , avant de financer les projets qu’ils portent.
De tels objectifs,  aussi ambitieux qu’ils puissent paraitre,  pourront être atteints,  par  une mutualisation des ressources d’Etat, des collectivités locales et des entreprises citoyennes.
 
Les grandes orientations de la politique de jeunesse sont :
 
• Assurer le développement du plein potentiel des jeunes par l’éducation et la formation ;
• Faciliter l’accès au marché du travail et améliorer la qualité de la vie professionnelle par une politique incitative de l’emploi ;
• Développer un sentiment d’appartenance à la Nation, de patriotisme et de civisme ;
. Favoriser les conditions d’une ouverture vers le monde extérieur.
 
4.6.2.        La politique sportive de l’APR
 
Le sport est devenu à notre époque, un des phénomènes sociaux les plus significatifs. Il cristallise autour de son activité des enjeux économiques, politiques et culturels de grande importance à l’exemple des Jeux olympiques et du Mondial de foot-ball.
 
La pratique du sport est une source d’épanouissement individuel et vecteur de valeurs collectives.
L’éducation physique et sportive est un puissant moyen d’éducation et permet à l’école d’atteindre des objectifs éducatifs.
Le sport pour tous est un moyen de lutter contre les maladies liées à la sédentarité et au stress.
Le sport travailliste participe à l’apaisement du climat social dans l’entreprise et permet de lutter contre l’absentéisme dû aux maladies.
L’industrie du sport participe dans des proportions importantes dans le Produit Intérieur Brut des pays
Le sport  de haut niveau participent à l’affirmation des identités nationales et à l’affirmation de la cohésion sociale.
Conscients des enjeux politiques, économiques, sociaux et culturels du sport, de l’engouement qu’il suscite auprès des populations, l’Alliance Pour la République(APR),  en réaffirmant son adhésion aux principes de démocratie, de cogestion, de pluralité, décline les grandes orientations de sa politique sportive.
 
i/ Développement de l’éducation physique et sportive
L’école sera le lieu de l’initiation du jeune sénégalais aux disciplines sportives. Ainsi, l’éducation physique et sportive aura une orientation purement sportive et donnera l’occasion à tous les élèves de s’initier et de se perfectionner dans toutes les disciplines sportives enseignées au Sénégal et de se spécialiser dans le sport de leur choix.
 
ii/ Développement du sport pour tous
Le sport est inclusif ainsi il sera donné à tous les sénégalais la possibilité de s’adonner aux Activités Physiques et Sportives de leur choix, quelques soient  leurs capacités physiques, mentales, financières.
Un accent particulier sera mis sur la pratique des couches vulnérables avec une discrimination positive en faveur des jeunes, des personnes vivant avec un handicap et des femmes.
 
iii/ Développement du sport de haut niveau
Les rencontres sportives internationales sont devenues des foires où s’affrontent des Etats-nations. Les victoires et les défaites sont analysées comme la suprématie d’une politique nationale d’un pays sur un autre.
Les contre performances sont souvent des sources de tensions sociales, de crises gouvernementales et d’incidents diplomatiques.
 
Ainsi, le sport de haut niveau relèvera de la responsabilité première de l’Etat, qui mettra tout en œuvre  pour donner aux sportifs sénégalais la possibilité de défendre valablement les couleurs sénégalaises lors des rencontres sportives internationales.
 
Les axes de cette politique sportive  sont :
 
-          Un programme pluriel et inclusif d’infrastructures sportives prenant en compte les infrastructures de l’Etat, des collectivités locales, des entreprises et des privés ;
-          Un programme de formation des ressources humaines qui permettra de doter les sportifs sénégalais d’un encadrement de qualité ;
-          Une délimitation précise des domaines de compétences de l’Etat, du mouvement associatif et des fédérations sportives dans la gestion du sport.
4.6.3.        La politique de loisirs de l’APR
 
Aujourd’hui, l’urbanisation sauvage, la pauvreté, la multiplicité et la diversité des activités professionnelles laissent très peu de place au repos et à la détente.
La promotion d’une politique de loisirs devient ainsi une nécessité dans la mesure où les activités récréatives permettent de combattre la lassitude et de gagner en efficacité dans toutes les activités sociales.
 
A cet égard, le loisir est source de développement et d’épanouissement individuel et collectif.
 
Les priorités de la politique de loisirs
 
Elles consistent à :
-         Rendre les activités de loisir accessibles à toutes les catégories socio-professionnelles ;
-         Former des professionnels des loisirs en quantité et en qualité
-         Développer une gamme d’activités de loisirs conformes aux besoins de détente et de loisirs ;
-         Mettre en place un système de coordination des actions des différents intervenants et acteurs du loisir
-         Promouvoir les infrastructures et équipements de loisirs
Les orientations stratégiques du secteur des loisirs
 
Elles consistent à :
 
1.      Faire des activités de loisir une pratique de la vie courante
2.      Mettre à disposition des ressources multiformes (infrastructures, équipements, personnels…) pour les différents secteurs d’activités de loisir
3.      Mettre en place des mesures incitatives pour la création et la vulgarisation des sites et équipements de loisir
 
5.     LES GROUPES CIBLES  
 
5.1.   les Sénégalais de l’extérieur
( Alioune NDAO FALL)
 
« Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous.  
Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays ». J.F. Kennedy.  
  5.1.1.      Des Sénégalais à part entière
L’APR propose une prise en compte totale et durable des Sénégalais de l’Extérieur dans toutes les politiques et programmes de développement économique et social. Elle tient en haute estime cette frange importante de la Nation pour plusieurs raisons,  dont deux principales : son importance numérique, économique et sociale d’une part,  et son rôle crucial dans la création, l’implantation et le rayonnement de notre Parti d’autre part.
 
Nos compatriotes  de l’extérieur sont des citoyens à part entière et ne doivent pas être marginalisés, d’autant plus qu’ils constituent environ un  quart de la population totale du pays et que leur apport reste considérable à la Nation. Il double l’aide publique au développement,  et constitue un levier irremplaçable pour les familles d’origine, la stabilité et l’économie sénégalaises.
 
Elle compte  aussi de nombreux cerveaux,  et une expertise variée dans  les affaires et les technologies de pointe, ressources inestimables qui restent disponibles pour une contribution multiforme au développement du pays, pourvu que se manifeste une réelle  volonté politique. Cette contribution majeure à la vie nationale pourrait être encore plus décisive,  s’ils étaient davantage impliqués dans la construction nationale.
 
C’est pourquoi, en vertu des principes de gouvernance démocratique, l’APR ne ménagera aucun effort pour une vision globale, participative et dynamique en matière d'administration, d'assistance, de protection et de promotion des Sénégalais de l'Extérieur. Elle propose, dans ce cadre,  l’érection de la diaspora en 15eme région.
 
5.1.2.      D’énormes sacrifices et un apport appréciable au Sénégal
 
Des individualités ou des  associations de la diaspora ont construit et équipé dans leurs localités d’origine des forages, des dispensaires, des écoles, des collèges, des centres de formation professionnelle, des bureaux de poste, des connexions au réseau électrique etc...
 
D’autres ont pu promouvoir la coopération décentralisée  en favorisant des jumelages, des accords de partenariat,  qui se sont traduits par des aides substantielles sous forme de dons en nature,  ou de financements de projets, notamment. D’autres encore, parfois même de simples individualités, ont réussi à  amener des investisseurs de leur pays de résidence à venir investir dans plusieurs domaines au Sénégal. Grâce à l’image qu’ils ont su, en vrais ambassadeurs, donner du pays et d’eux-mêmes,  par leur comportement exemplaire et leur entregent ; ils apportent une contribution appréciable au développement de la Nation, de l’Afrique et du monde.
 
5.1.3.      Une 15ème région pour les Sénégalais de l’Extérieur
Aussi l’assimilation de la diaspora à une région,  du point de vue de sa gouvernance,  vise t- elle  à renforcer les liens entre les organes de l’administration centrale,  et  cette collectivité établie hors de nos frontières, et dont le cœur bat au même rythme que le nôtre ? 
 
Dans cette optique  nous nous proposons, d’entrée de jeu,  de camper le cadre juridique de la gouvernance de la diaspora, puis de définir la mission qui devra être la sienne, et enfin de présenter le schéma organisationnel le plus adéquat.
 
5.1.3.1. Le cadre juridique de la 15ème région pour les Sénégalais de l’extérieur
L’érection de la diaspora sénégalaise en 15eme région, une première en Afrique, ne semble pas chose aisée. Le concept appliqué à la réalité sous-jacente, ressemble plutôt à une fiction juridique. Toutefois, si nos ambassades elles-mêmes, comme du reste toutes les ambassades du monde, doivent leurs immunités diplomatiques, en partie à tout le moins, à la fiction qu’est leur appartenance  au territoire de l’Etat d’envoi, il devrait être possible, dès lors, de construire dans la même mouvance, l’édifice d’une gouvernance appropriée  à cette quinzième région du Sénégal.
 
L’armature juridique de la 15eme région,  est quelque peu différente de celle des autres régions. Son organe exécutif est sous la tutelle directe du Premier Ministre. Cela est du à la spécificité de la diaspora et à l’importance de son rôle sur laquelle point  n’est besoin de nous étendre. Pour une meilleure prise en charge des problèmes des Sénégalais de l’extérieur, il s’agit pour notre Parti de proposer une autre organisation  qui tient compte de la répartition géographique dans les grandes régions d’émigration de nos compatriotes (Pays limitrophes, Afrique de l’ouest, Afrique centrale, Afrique australe, Europe, Amérique du nord, du centre et latine, Pays arabes, Asie…). Cette organisation faciliterait la représentation de nos compatriotes dans les institutions législatives ou consultatives (Assemblée nationale, Conseil économique et social…)
 
5.1.3.2. Les missions de la 15ème région pour les Sénégalais de l’extérieur
Une des missions importantes de la 15ème région,  pour la diaspora,  est de concourir, en étroite relation avec les ambassades et consulats de leur lieu de résidence, à l’organisation, à la gestion participative de la communauté sénégalaise. Pour ce faire elle doit :
 
-  s’organiser en associations reconnues par les autorités locales de leur pays de résidence
 
- enregistrer celles-ci auprès des consulats ou ambassades du Sénégal dans ces pays
 
- encourager nos ressortissants à s’immatriculer auprès de ces représentations et à s’inscrire sur les listes électorales en vue des élections présidentielles et législatives. A ce titre, une clé de répartition proportionnelle permettra une meilleure représentation de nos compatriotes dans les institutions législatives ou consultatives (Assemblée nationale, Conseil économique et social, Haut Conseil des Sénégalais de l’Extérieur…)
- assurer une assistance médicale et/ou juridique à ceux qui en ont besoin parmi les Sénégalais résidant à l'étranger;
- d’apporter une assistance financière aux Sénégalais nécessiteux, résidant à l'étranger et n'ayant pas de couverture sociale;
-  participer à l'amélioration des conditions d'accueil, de vie des Sénégalais résidant à l'étranger,  de retour en vacances,  ou définitivement,  au Sénégal par la mise en place des Maisons des Sénégalais de l’extérieur, de colonies de vacances pour leurs enfants, d’encadrement et de soutien aux initiatives socio-économiques ;
- coopérer avec les services publics et les associations,  dans toute action entrant dans le cadre des missions économiques, sociales et culturelles qui lui sont assignées.
5.1.3.3.  Le schéma organisationnel
L’APR propose par le biais d’une loi, la création de deux organes et d’un instrument de soutien à l’investissement des Sénégalais de l’Extérieur :
 
A/- Un Comité Interministériel de la Diaspora (CID) présidé par le Premier ministre et qui se réunit périodiquement. Ce Comité serait l’organe exécutif de  la quinzième région.
 
Un Ministre délégué au Premier  ministre ou un (e) Secrétaire d’Etat en assurera le Secrétariat permanent et  le suivi de l’exécution des décisions prises.
 
Seraient en outre membres permanents du CID, tous les Ministres intervenant régulièrement dans les questions intéressant la diaspora,
 
B/- Un Haut Conseil des Sénégalais de l’Extérieur (HCSE) présidé par le Ministre des Affaires Etrangères, comprenant :
 
-        Le représentant du Premier Ministre.
 
-        Le ministre délégué ou Secrétaire d’Etat de la Diaspora et les responsables des directions qui lui sont rattachées.
 
-        Les représentants des ministres membres permanents du CID.
 
-        Les représentants élus au suffrage direct des  Sénégalais de l’Extérieur, membres d’associations enregistrées auprès des ambassades ou consulats du Sénégal,  et reconnues par leur pays de résidence.
 
-        Des personnes, dont l’expertise pourrait s’avérer utile, désignées par le Premier ministre, mais à titre purement consultatif.
 
Ce conseil serait l’organe délibérant se réunissant une fois par an,  ou au besoin, en session extraordinaire en conformité avec les textes le régissant, pour connaître et décider des questions relatives à la vie des Sénégalais de l’extérieur, notamment celle de son administration et celle d’un Fond de soutien à l’investissement.
 
C/L’administration de la 15eme région
L’APR propose pour une gestion optimale des préoccupations de nos compatriotes de l’extérieur la mise en place, outre le Comité Interministériel de la Diaspora (CID) présidé par le Premier ministre et le Haut Conseil des Sénégalais de l’Extérieur (HCSE), une administration dirigée par un Ministre délégué ou un Secrétaire d’Etat, sous l’autorité directe du Premier ministre. Elle est chargée d’exécuter dans le cadre de ses compétences, les décisions prises par le Comité Interministériel de la Diaspora. Elle comprend notamment :
 
- Le (BAOS) Bureau d’Accueil, d’Orientation et de Suivi des Emigrés. Comme son nom l’indique, il est chargé d’accueillir et d’orienter les émigrés vers les différents services de l’Etat en fonction de leurs besoins.
- La Direction de la Promotion de l’Habitat en faveur des Sénégalais de l’Extérieur.
- La Direction d’Appui à l’investissement, à la formation et aux projets.
- La Direction des Affaires sociales et culturelles.
D/ Un Fonds de soutien à l'investissement sera mis en place en vue d'inciter, de former, d’encadrer et de soutenir  les Sénégalais de l’extérieur dans l’investissement, la création d’emplois et de richesses  dans leur pays d'origine.
Pour chaque projet, le Sénégalais de l’extérieur contribuera à une certaine hauteur selon ses capacités financières, l'Etat à une hauteur à préciser,  et le reste sera assuré par les banques. Une formation et un encadrement de proximité contribueront  à la pérennité des initiatives d’investissement, dans des domaines socio-économiques porteurs pour le développement du Sénégal.
5.2.   L’APPROCHE GENRE
(Awa GUEYE, Mandiangane FALL)
 
L’APR pense que le genre ne signifie pas une faveur faite aux femmes,  mais qu’il renvoie à une démarche  consistant à  outiller les femmes pour qu’elles puissent continuer de garder leur dignité, assurer leur fonction qui est capitale dans la société. Elle n’appréhende pas le concept genre seulement du point de vue de la femme  ou  du point de vue des rapports conflictuels entre homme et femme. Sa prise en charge doit être globale et concerner, au delà des relations hommes-femmes, toutes les formes de discrimination sociale non fondée,  et préjudiciable à la justice, au progrès et à la cohésion sociale.
 
Ce point de vue est d’autant plus pertinent,  que le genre est souvent abordé dans le sens de l’équité entre toutes les composantes de la société sénégalaise. Il se trouve que les femmes et les enfants sont, dans la réalité, victimes de discriminations plus que les autres groupes sociaux. 
 
D’un autre point de vue, l’approche genre ne peut être conçue en dehors des politiques publiques définies et mises en œuvre par l’Etat et ses démembrements. C’est ainsi que l’APR préconise l’intégration du genre dans les politiques macro-économiques et sectoriels.
 
Cette intégration se fera, non pas dans le sens d’une ségrégation de quelque ordre que ce soit, mais plutôt par  l’introduction  de l’approche genre dans la définition et dans la mise en œuvre des politiques publiques,  et par une correction des disparités entre hommes et femmes en particulier, entre groupes sociaux en général, dans les différents secteurs de la vie publique.
 
Ainsi, chaque fois que l’Etat est amené à concevoir, conduire et évaluer une politique publique, les décideurs devront se livrer à un exercice d’identification des disparités de toutes sortes (économiques, géographiques, sexuelles, religieuses, personnes vivant avec un handicap ou non…) et s’attacher à intégrer dans leur mise en œuvre, les solutions alternatives pratiques, justes et durables. Notre pays pourra alors,  dans les meilleures conditions,  tirer profit de toutes les potentialités,  sans distinction aucune entre les citoyens.
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        Ainsi comprise, l’approche genre renvoie à une tendance visant à effacer les   discriminations entre les sexes ou entre les groupes sociaux. Autrement dit,  elle consiste en une tendance allant vers la reconstruction du rapport entre les genres.
Consciente du fait que le développement de la société se mesure avant tout à l’aune du bien être de tous les citoyens, à l’aune des droits  réellement accordés aux femmes et aux enfants, L’APR conformément à sa devise travail, solidarité, dignité, se propose de construire :
- un Sénégal où l’épanouissement sera permis à toutes les personnes, y compris aux femmes, aux personnes vivant avec un handicap,  et aux enfants.
- un Sénégal où aucune personne ne sera plus  piétinée, violée et assassinée impunément. 
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    Pour cela,  elle s’engage à combattre  toutes les discriminations à l’égard des femmes, des enfants, des personnes vulnérables, notamment :
- les violences à l’égard des femmes et des enfants.     
- la pauvreté, l’analphabétisme et le manque d’instruction ils sont victimes.
- le faible accès des femmes aux terres, aux crédits consistants et à la propriété individuelle.
- le taux faible de représentativité des femmes aux instances de décisions.
- la fragilité  de la santé féminine et enfantine.
 
Ainsi, elle se propose d’élaborer une politique de promotion féminine qui ne promeut pas seulement quelques femmes en les nommant ministres ou députés,  mais qui prend en charge les préoccupations de la nation  dans sa totalité.
 
L’APR  propose un nouvel ordre de priorités pour les femmes axées sur :         
 
La satisfaction des besoins essentiels comme
- l’augmentation du pouvoir d’achat des familles.
- l’accès à un logement décent et à la terre.                                                                                                                  
- l’accès à l’eau potable et à l’électricité.
- l’accès aux soins de santé
- l’allègement des travaux domestiques,
- la promotion de l’éducation, de la formation et de l’insertion socio-économique des femmes et des autres groupes vulnérables.            
 - la participation des femmes dans la mise en œuvre des politiques et programmes nationaux de développement.
  - la meilleure prise en charge des conditions sociales des femmes travailleuses, leur permettant de jouer pleinement leur rôle citoyen, de mères et d’épouses
 
5.3.   LES GROUPES VULNERABLES
(Boubacar Siguiné SY)
Les groupes vulnérables sont des catégories de personnes dont les caractéristiques liées à l’âge, au sexe, à la condition sociale, économique, ethnique, physique, psychologique, etc. peuvent constituer un motif de stigmatisation et donc d’inégalité et d’injustice.
L’APR, attachée aux valeurs de dignité de la personne humaine,  et de promotion de ses droits fondamentaux, travaille à réduire,  voire à annihiler toutes les menaces culturelles, sociales, économiques,  qui peuvent peser sur l’intégrité physique et morale, sur les droits fondamentaux de toutes les personnes.
Elle tient  à assurer la pleine et entière protection de leurs droits et libertés,  (droit à la vie, respect de la dignité humaine, liberté de culte, liberté d’expression, etc.) à  toutes les catégories de personnes susceptibles d’être victimes,  en général,  d’une insécurité physique ou morale.
Par ailleurs, l’APR tient à protéger et à faire valoir les droits de toutes les personnes spécifiquement concernées, telles que les personnes vivant avec un handicap, les enfants, les femmes, les personnes âgées, les malades, les réfugiés, les déplacés...
La jouissance de leurs droits politiques, économiques et sociaux, et l’accès aux services sociaux comme l’éducation, la santé, l’emploi, la communication, les sports, les loisirs… leur seront pleinement garantis,  au même titre que les personnes dites «normales».
 
Des mesures de discrimination positive seront mises en place pour favoriser leur meilleure insertion socioprofessionnelle.
us dis à bientôt  . AMHANE


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il n'y a pas de citadelle imprenable, il n'y a que de citadelle mal assiégée
Je dirai: la nation sénégalaise est immense et exige de ses citoyens une grandeur


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MessagePosté le: Jeu 17 Mar - 19:24 (2011)    Sujet du message: Publicité

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